Expulsion Leonarda : On ne demande pas à une mineure de choisir entre son école et sa famille

Publié le par dan29000

On ne demande pas à une mineure de 15 ans de choisir entre son école et sa famille !

 

Le 19 octobre 2013

 

Le Président de la République s’est exprimé ce samedi 19 septembre suite à la publication d’une enquête administrative concernant les conditions d’expulsion de la lycéenne de 15 ans, Léonarda. Pour l’UNEF, la proposition d’un retour de la jeune mineure à condition qu’elle accepte de quitter sa famille est incompréhensible, et ne répond en aucun cas aux demandes exprimées par les jeunes ces derniers jours.

 

Une proposition choquante.

Léonarda est une jeune mineure de 15 ans, scolarisée depuis plusieurs années dans une école française et parfaitement intégrée. On ne peut exiger d’une enfant, qu’elle soit française ou non, qu’elle choisisse entre sa famille et son avenir. L’UNEF déplore cette fausse solution qui place Léonarda dans une situation intenable.

Si la loi a été respectée, alors la loi doit changer !

L’UNEF reproche au Président de la République d’esquiver le véritable débat posé par l’expulsion injuste de Léonarda. A travers l’émotion suscitée par l’interruption de sa scolarité, ainsi que celle de Katchik, lycéen de 19 ans, c’est d’abord la priorité de l’éducation sur la politique du chiffre que les jeunes ont défendu. En reconnaissant que la place de Léonarda était en France, François Hollande admet lui-même que la loi doit évoluer.
Aucune circulaire ne peut légitimer que l’on expulse un jeune en cours de formation hors du territoire. S’il s’avère que la loi a été respectée, elle est alors en totale contradiction avec les valeurs de l’école républicaine. Le président devrait se féliciter de la réussite de notre système scolaire à intégrer tous les enfants résidents en France plutôt que d’en rester à un commentaire des textes règlementaires.

L’UNEF demande :

- Le retour de Leonarda et de sa famille en France pour lui permettre de poursuivre sa scolarité dans les meilleures conditions.

- Le retour de Katchik, lycéen de 19 ans expulsé la semaine dernière vers l’Arménie.

- La modification des textes règlementaires pour que plus jamais un jeune ne voit sa scolarité et son intégration en France interrompue par un arrêté d’expulsion.

L’UNEF soutient les lycéens mobilisés et maintien son appel à manifester le 5 novembre 2013

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