Guadeloupe : Une Valls et puis s'en va

Publié le par dan29000

UNE VALSE ET PUIS S’EN VA ! (VALLS EN GUADELOUPE)

 


de : LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon)


dimanche 20 octobre 2013

 

A entendre certains journalistes relayant des propos contenus dans un rapport confidentiel du Ministre de l’intérieur (M. VALLS), le LKP, le mouvement de 2009, serait la cause principale des violences perpétrées en Guadeloupe.

Ainsi, le puissant mouvement de 2009 porté par des centaines de milliers de Guadeloupéens et soutenus par des millions de terriens, pour l’amélioration des conditions de vie, pour la dignité, pour le respect, pour la formation et l’insertion des jeunes, pour le développement économique et social, pour la baisse des prix des produits de première nécessité et des carburants, pour la justice sociale et l’espérance en une société plus juste et plus équitable débarrassée de la pwofitasyon…serait la cause des faits de violence constatés en Guadeloupe.

Derrière cette affirmation, se cache la volonté de rendre les Guadeloupéens responsables de la situation dans laquelle ils sont en les détournant des causes réelles de leurs difficultés.

Alors, posons-nous les vraies questions.

Le valeureux mouvement populaire de 2009 serait responsable :

• Du chômage massif des jeunes de moins de 25 ans qui atteint 60 % ?

• Du taux de chômage de la population active qui atteint 35% ?

• Des licenciements à Auto Guadeloupe, à Rice Quick ou dans le BTP, etc… qui correspondent à plus 20.000 licenciements rapportés à la population active française et qui se déroulent dans l’indifférence des élus, du préfet, de l’Etat et du Ministère du Redressement Productif contrairement à ce qui se passe en France ?

• De l’entrée de la drogue, des armes en Guadeloupe et du développement de la prostitution ?

• De la corruption, de la gabegie, des combines et des magouilles des patrons et des élus ?

• De l’illettrisme qui concerne 20 à 25% des Guadeloupéens ?

• De l’échec scolaire et de l’absence de perspectives pour notre jeunesse ?

• De l’empoisonnement de la Guadeloupe et des Guadeloupéens par la chlordécone et autres pesticides ?

• De la pwofitasyon sur le prix du carburant, sur le prix des produits de première nécessité et du scandale des marges abusives des importateurs- distributeurs ?

• De l’abomination relative au prix, à la production et à la distribution de l’eau potable ?

• De la discrimination raciale à l’embauche dont sont victimes les Guadeloupéens d’origine africaine et indienne en Guadeloupe ?

• De la destruction de notre identité culturelle et de nos valeurs traditionnelles ?

• De l’arrivée massive de travailleurs européens sur les chantiers en Guadeloupe et du non respect des lois sociales en vigueur en Guadeloupe ?

• De l’absence de clause d’insertion sociale dans les marchés publics garantissant des emplois aux Guadeloupéens ;

• De la dilapidation des terres agricoles ?

• De l’expatriation de nos jeunes diplômés obligés de faire leur vie ailleurs ;

• Du non-respect de l’Accord Bino, de l’Accord du 4 mars 2009 signés par les Collectivités « socialistes », les élus, l’Etat et le LKP ;

• Du non versement des charges sociales salariales par les patrons ;

• De la quasi inexistence d‘accord de branche ou de convention collective dans les branches professionnelles en Guadeloupe ;

• De l’exclusion des syndicats Guadeloupéens des commissions paritaires et autres conseils d’administration ?

• De la misère et de la pauvreté qui touchent 16% des enfants de Guadeloupe et près de 100 000 personnes ?

Ici en Guadeloupe, ces propos anti LKP et méprisant à l’égard du peuple de Guadeloupe, sont distillés et entretenus par un certain psychologue expert auprès de la cour d’appel.

Chacun comprendra qu’il s’agit là d’une analyse qui relève de la psychologie du kouyon et du mépris envers les Guadeloupéens. Étonnant tout de même de la part d’un psychologue habilité à faire des diagnostics individuels et qui là, se positionne sur un conflit collectif en se permettant même de parler en tant qu’expert auprès de la cour d’appel. Au-delà du problème déontologique posé par cette prise de position, on voit bien qu’il s’agit d’un larbin, véritable auxiliaire de justice, au service du pouvoir colonial. NOU JA KONNET !

La paix sociale peut-elle exister dans ces conditions ? En définitive, ils veulent des Guadeloupéens dociles, des marches-pieds, des bamou qui ne rouspètent pas, qui ne revendiquent pas et qui vivent on men douvan, on men dèyè. NON ! NOU PÉKÉ JANMÉ MÉTÉ A JOUNOU !

 

Les Guadeloupéens ne sont donc pas dupes. Nous sommes au cœur d’une manipulation des masses visant à discréditer, à diaboliser, à criminaliser et à culpabiliser ceux qui luttent pour une vie meilleure et cela afin de légitimer la répression anti syndicale d’une part et d’annihiler toutes volontés de contestation sociale. Il faut faire peur, il faut terroriser pour mieux domestiquer.

 

Cette stratégie était utilisée durant la période esclavagiste. Ainsi, quand un esclave osait se rebeller, le maître augmentait les cadences de « travail » en justifiant que c’est l’esclave rebelle qui en était responsable. Quatre siècles plus tard, nous en sommes là.

 

NON, NOUS NE BAISSERONS PAS LES BRAS-NOU PÉKÉ FÈ DÈYÈ  !

 

TRAVAILLEURS, JEUNES, RETRAITES, CHOMEURS, PEUPLE DE GUADELOUPE

 

REFUSONS LE MEPRIS - REFUSONS L’INDIGNITÉ

 

PRÉPARONS LA MOBILISATION !

 

GWADLOUP SÉ TAN NOU – APA TA YO

 

LKP, Lapwent 16 Oktòb 2013

 

 

SOURCE / BC

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