Montreuil : expulsion de 28 ménages sans relogement

Publié le par dan29000

EXPULSION à Montreuil de 28 ménages sans relogement ni hébergement !

, par Federation DALmardi 29 octobre 2013

Voir en ligne : http://droitaulogement.org/2013/10/...

 

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COMMUNIQUE

Paris le 22 octobre 2013 

 

EXPULSION à Montreuil de 28 ménages

sans relogement ni hébergement !

A la veille de la trêve hivernale, les expulsions brutes s’accélèrent

 

Depuis 7 h ce matin, un important dispositif de police (environ 20 cars de CRS), a procédé à l’expulsion des habitants du 56 rue Irène et Frédéric Joliot-Curie (quartier Jean Lolive).

Il s’agit de familles d’origine Ivoiriennes, parmi lesquelles 8 ont des enfants dont les plus grands sont scolarisés dans les écoles du secteur. On compte également 15 célibataires, et 5 couples, parmi lesquels 4 femmes sont enceintes.

Cet immeuble de logements sociaux doit être démoli, bien qu’il soit en bon état. Il appartient à la société HLM privé “I3F”, qui détient plus de 100 000 logements sociaux. Il est situé dans un quartier HLM des hauts de Montreuil et a été occupé progressivement par ces familles sans logis, depuis fin 2012. Les occupants ont demandé l’aide du DAL courant septembre.

DAL dénonce une nouvelle fois l’absence de solution d’hébergement pour les expulsés, et s’inquiète que les Préfets soient depuis quelques mois toujours plus prompt à mettre des être humains à la rue, plutôt que de les reloger, et au minimum, comme le prévoit la loi de les mettre à l’abris en attendant.

Ce matin, un CRS a demandé aux expulsés de ramasser des papiers tombés sur le trottoir … Comme si c’était plus important que de laisser des êtres humains sur le trottoir. Les expulsés sont sur place avec leurs valises hâtivement préparées.

le Ministère du logement, la Préfecture et la Mairie de Montreuil ont été saisis.

Le nouveau préfet de la Seine Saint Denis est un adepte de cette politique purement répressive. Il a procédé à l’expulsion de nombreux habitants du département, sans se préoccuper de leur hébergement.

Selon lui, la priorité est d’exécuter des décisions de justice, pas d’appliquer la loi qui crée une obligation d’hébergement des personnes en difficulté. Deux poids, deux mesures, les propriétaires sont les mieux servis par les temps qui courent.

Par ailleurs d’autres expulsions sont attendus dans les tout prochains jours, dans toute la France.

DAL demande l’arrêt des expulsions sans relogement, et l’hébergement des toutes les personnes mises à la rue, notamment les expulsés du 56 rue Joliot-Curie. 


SOURCE / DAL

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