Paris, Hôtel Lutetia : rassemblement des salariés en grève

Publié le par dan29000

jeudi 31 octobre 2013 à 12h      

Rassemblement et grève des salariés de l'hôtel Lutetia

devant le LUTETIA à partir de 12h

Communiqué de presse du Comité Intersyndical de Base contre les Licenciements au Lutetia

Le C.I.B.L.L (Comité Intersyndical de Base contre les Licenciements au Lutetia) appelle à une nouvelle grève au LUTETIA du Jeudi 31 Octobre à 6h au vendredi 1er novembre à 1h, décide de saisir le Tribunal de Grande instance de PARIS pour faire interdiction à la direction du LUTETIA de mettre en œuvre son PSE compte tenu de l'inexistence du motif économique pour licencier directement ou indirectement 300 salariés, et s'adresse au Président de la République.

Réunis ce jour en intersyndicale les délégués du LUTETIA regrettent qu'à ce jour aucune proposition écrite n'ait été formulée par la direction qui semble vouloir balader les salariés.

Après l'espoir suscité par la participation de Mr GRINSBAUM lors de la réunion de négociation du vendredi 18 octobre 2013 force est de constater rien de concret n'est mis sur la table par la direction.

Aussi l'intersyndicale a pris ce jour les décisions suivantes :

  • Grève de 24h reconductible le jeudi 31 octobre 2013 avec un rassemblement des salariés de la branche devant le LUTETIA à partir de 12h
  • Saisine du Tribunal de grande instance de PARIS afin qu'il fasse interdiction à la société L. HOTEL, qui exploite l'Hôtel LUTETIA, de poursuivre la procédure de licenciement collectif pour motif économique annoncée le 9 septembre 2013 et de prononcer toute rupture de contrat de travail s'inscrivant dans le projet de « plan de sauvegarde de l'emploi » présenté à cette même date.
  • Signature d'une adresse des salariés du LUTETIA au Président de la République pour qu'il donne à ses services les instructions nécessaires pour le rejet du plan de « sauvegarde » de l'emploi présenté par la direction et qu'il fasse abroger en urgence les dispositions des articles 18 et 21 de la loi du 14 juin 2013 sur la « sécurisation » de l'emploi.

Ce plan, par son insuffisance notoire, pousse les salariés du LUTETIA vers Pôle Emploi alors que le propriétaire, le groupe israélien ALROV, réalise chaque année des bénéfices colossaux et dispose largement des moyens financiers nécessaires pour la mise en place d'un volet social de haut niveau dans le cadre de cette fermeture.

L'article 18 de la loi du 14 juin 2013 enferme dans des délais trop courts les prérogatives des représentants du personnel du LUTETIA et l'expertise qu'ils ont diligentée, empêchant l'expression d'avis éclairés par notre comité d'entreprise et notre comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail, sans quasiment aucune possibilité de saisir de ces difficultés le juge judiciaire. Il n'est pas acceptable qu'aux termes de la loi, l'absence d'avis de ces deux institutions vaille avis négatif, alors même que nos élus ne disposent pas de toutes les informations utiles et des rapports nécessaires pour les exprimer. Cette disposition de la loi caractérise un défaut notoire de démocratie sociale.

L'article 21 de la loi réduit, de son côté, les délais d'action et de prescription devant les Conseils de Prud'hommes. Il déroge au droit commun de façon injustifiée et risque de priver les salariés du LUTETIA de la possibilité d'attaquer la direction aux prud'hommes lors de la réouverture après 3 ans de travaux, compte tenu de la réduction du délai de prescription pour saisir les prud'hommes à 2 ans au lieu de 5 ans.

Les revendications des salariés et du C.I.B.L.L sont maintenues :

  • maintien des salaires à 100% pendant les 3 années de travaux sans chantage aux aides de l'ETAT, avec possibilités de détachements avec une rémunération bonifiée de 30% dans d'autres établissements hôteliers de luxe et formations qualifiantes ;
  • soutien aux projets de création ou reprise d'entreprise ou dans le bénévolat associatif avec versement des 36 mois de salaires en une fois après validation du projet, et option de retour au LUTETIA à lever avant la réouverture ;
  • Indemnité de départ volontaire fixée à 3 mois par année d'ancienneté.

Contacts syndicats :

CFDT-HCR Francis FREITAS 0677312573
CGT-HPE Claude LEVY 0630784776
CGC INOVA HCR Romuald COTILLON 0609257885

Lien : http://www.demosphere.eu/rv/28897
Source : http://www.ulcgt11.fr/spip.php?article3691

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