Guadeloupe : appel intersyndical à la grève le 05 décembre

Publié le par dan29000

Appel intersyndical CFTC, CGTG, FO, FSU, SOLIDAIRES FPG, SPEG, SUD-PTT GWA, UGTG, UNSA de Guadeloupe :

 

Manifestation à Basse-Terre, en 2009

 

TRAVAILLEURS, JEUNES, CHÔMEURS, RETRAITÉS, ÉTUDIANTS, LYCÉENS,

 

Le 05 DÉCEMBRE 2013, les organisations syndicales CFTC, CGTG, FO, FSU, SOLIDAIRES FPG, SPEG, SUD-PTT GWA, UGTG, UNSA appellent l’ensemble des Travailleurs de Guadeloupe à une journée de grève et d’actions. Dans les entreprises et les administrations, il est temps de faire entendre notre colère !

 

UN GOUVERNEMENT CONTRE LES TRAVAILLEURS !

 

Des mesures toujours plus dures frappent notre classe. Dans le public comme dans le privé, les difficultés s’accumulent. Au nom de la compétitivité, l’Etat continue à faire des cadeaux aux patrons. L’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, signé avec la complicité de certains syndicats, réduit à néant des années d’avancées sociales remportées de haute lutte. Il donne la possibilité aux patrons de baisser les salaires, d’augmenter la durée du temps de travail et de licencier encore plus facilement. L’ANI remet en cause les maigres acquis du Code du travail.

 

DES PATRONS VOYOUS !

En Guadeloupe, des patrons voyous refusent de reverser les charges sociales prélevées sur la paie des salariés, en essayant de faire croire que leurs entreprises sont en difficulté. Il leur suffit de bloquer pour obtenir le droit de continuer à ne pas payer leurs dettes sociales et fiscales.

UNE POLITIQUE DE RÉGRESSION SOCIALE

Dans le même temps, les travailleurs sont les seuls à payer les frais de la crise. Le gouvernement accentue l’injustice fiscale et les inégalités sociales :

· par l’augmentation de la TVA, qui va encore affaiblir le pouvoir d’achat des classes populaires qui subissent déjà durement, en Guadeloupe, la pwofitasyon imposée par les grands groupes de l’import-distribution,

· par les exonérations et autres niches fiscales généreusement octroyées aux grandes entreprises et aux contribuables les plus fortunés,

· par l’allongement du nombre d’annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein qui entraînera mécaniquement une baisse des pensions perçues par les travailleurs retraités.

Le chômage et la précarité augmentent et touchent plus de 70 000 salariés en Guadeloupe ; en particulier les jeunes dont 60% sont au chômage. La misère, la pauvreté et la précarité font des ravages obligeant nombre de chômeurs à accepter des emplois non déclarés ou sous-payés.

Les fins de mois sont difficiles, y compris pour ceux qui ont un salaire ; l’impossibilité de se soigner, le manque de perspectives pour les jeunes constituent donc le lot quotidien des salariés, chômeurs et retraités.

Les plans de licenciement détruisent nombre de familles et jettent à la rue des centaines et des centaines de travailleurs guadeloupéens : Auto Guadeloupe : 48 licenciements, Rice Quick : 43, Carrefour Milenis : 24, Soprest’iles : 70, Catering PTP : 19, Gaddarkhan : 20, SOCREMA : 18, SOCANET : 45, Kawann Beach Hôtel : 26, CHU : 500 prévus, IRHT : 20, CENTRE MEDICO SOCIAL : 38, Guadeloupe 1ère, Stations services, UAG, ….

Dans la fonction publique, la prétendue « modernisation de l’action publique » (MAP) n’est, en réalité, qu’un vaste plan de suppression d’emplois au détriment du bien-être des usagers, de la qualité et de l’efficacité du service public.

À BAS LA RÉPRESSION !

Face à la férocité du patronat, soutenu par l’Etat-patron et le Gouvernement, les travailleurs n’ont d’autre choix que de se regrouper et de se battre.

Ainsi, les travailleurs doivent faire face à la machine répressive de l’Etat : les gendarmes, les flics, les huissiers et les tribunaux qui tentent de les faire taire en distillant aveuglément amendes, prison avec sursis, prison ferme et autres prélèvements ADN. Cette farouche répression a pour but de diaboliser et de criminaliser l’action syndicale, tout en terrorisant ceux qui luttent. Ainsi, ce 05 décembre, ce sont deux délégués de Carrefour Milenis qui sont convoqués devant la justice à la demande des Despointes. Des dizaines de militants de l’UGTG ont déjà subi et continuent à subir le même sort.

Malgré cette répression accrue, TRAVAYÈ PA KA FÈ DÈYÈ ! Car notre force, c’est le combat de masse. Rien dans ce pays comme ailleurs ne se fait sans notre travail ! Notre arme c’est notre masse et notre présence au cœur de la production ! Servons-nous de cette arme ! Faisons comprendre à nos exploiteurs et à l’Etat qui est de leurs côtés que nous pouvons les faire reculer en les privant de notre force de travail !

TRAVAYÈ DOUBOUT – PON DISOU PA PÈD !

Le 05 décembre, affirmons notre force et notre détermination en participant massivement, tous secteurs confondus, privé et public, à la ville comme à la campagne, salariés, chômeurs, précaires, jeunes et retraités, à la journée d’action, de mobilisation, de grève et de manifestation !

SEULE LA LUTTE PAIE !

Pour arracher nos revendications, nous devons tous revenir à la lutte ! C’est par la lutte de tous, dans toutes les entreprises et jusqu’au bout, que nous aurons satisfaction ! Plus nous serons nombreux à nous mobiliser le 05 décembre, plus nous serons en mesure de continuer l’action et de l’élargir pour arracher nos revendications.

TRAVAILLEURS, JEUNES, CHÔMEURS, RETRAITÉS, ÉTUDIANTS, LYCÉENS,

Le 05 décembre doit être une première étape pour dénoncer et combattre :

La répression patronale et judiciaire, les licenciements, le démantèlement des services publics, l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013, la pwofitasyon sur les prix, les augmentations des taxes et des impôts en tous genres, la précarité, la misère et la pauvreté.

Le 05 décembre doit être une première étape pour exiger :

Le respect de l’Accord BINO, une augmentation substantielle des salaires et une revalorisation des minimas sociaux, le respect des conventions collectives, l’ouverture des négociations de branches, de meilleures conditions d’hygiène, de sécurité et de Travail.

C’EST TOUT LE PATRONAT ET L’ÉTAT QU’IL FAUT CONTRAINDRE À RECULER !

TRAVAILLEURS, JEUNES, CHÔMEURS, RETRAITÉS, ÉTUDIANTS, LYCÉENS, PARTICIPONS MASSIVEMENT AUX MEETINGS D’INFORMATION – 19 H

- Mardi 12 Novembre au Moule (Place de la Mairie)

- Vendredi 15 Novembre à Capesterre Belle-Eau (Place de la Mairie)

- Mardi 19 Novembre à Petit-Canal (Douvan Schœlcher Shop)

- Mardi 26 Novembre à Sainte-Rose (Place Tricolore)

- Jeudi 28 Novembre à Pointe-à-Pitre (Douvan Mityalité)

- Mardi 03 Décembre aux Abymes (Grand-Camp boulangerie Epicentre)

ANSANM-ANSANM, Travayè É pèp GWADLOUP

- Refusons d’être réduits à être de vulgaires consommateurs-payeurs ;

- Refusons de sacrifier nos enfants pour l’enrichissement a ontipilo pwofitan ;

- Exhortons les travailleurs de tous les secteurs d’activité à participer massivement à la mobilisation du 05 décembre et à s’organiser pour le respect de tous les accords signés ;

- Apportons notre solidarité la plus large aux Travailleurs en lutte et aux Salariés licenciés.

9H : RASSEMBLEMENT DEVANT LA MAIRIE DE POINTE-À-PITRE

14H : SOLIDARITÉ DEVANT LE TRIBUNAL DE POINTE-À-PITRE

CFTC – CGTG – FO – FSU – SOLIDAIRE FINANCES PUBLIQUES GUADELOUPE -SPEG – SUD PTT GWA – UGTG – UNSA

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