Poissy (78) : 4 heures pour la santé (Défense des hôpitaux et maternités de proximité)

Publié le par dan29000

Les 4 heures de la santé Yvelines à Poissy (78) samedi 18 janvier 2014

jeudi 19 décembre 2013, par Sud télécom

C’est un événement unitaire impulsé par les associations de défense des établissements hospitaliers des Yvelines : de Mantes la Jolie, de Poissy, de Maisons Laffitte, de Meulan, de Sartrouville, soutenu par des syndicats, des organisations politiques, des habitants, du personnel hospitalier et de la coordination nationale de défense des Hôpitaux et des Maternité de proximité.

 

Dans les Yvelines parce que nous avons fait le double constat que l’offensive de grands groupes privés (Fineve, La Porte Verte, Vivalto santé, Générale de Santé…) touche l’ensemble des établissements publics de santé des Yvelines et que la politique de destruction du service public de santé est orchestrée par l’Agence Régionale de Santé IDF.

Parce que la santé est un enjeu de société ! Nous sommes donc tous concernés. La santé publique, la bonne couverture territoriale des soins, autant de sujets qu’il nous faut défendre. Des assises pour donner la parole aux usagers, personnels médicaux, représentants des salariés, élus locaux. C’est en faisant le lien entre le public et le personnel des hôpitaux que nous pouvons être efficaces, face à ceux qui veulent une santé à deux vitesses. C’est bien en se rencontrant et en discutant que nous pourrons proposer des solutions alternatives.

Contre la seule logique comptable imposée par l’Agence Régionale de Santé (ARS). La loi Bachelot met en concurrence les hôpitaux et entraîne la privatisation des services les plus rentables. L’objectif inavoué de cette loi est en réalité de réduire le périmètre de l’hôpital public, au profit du secteur privé au détriment des malades.

Plans d’austérité, toutes et tous concernés ! La Santé, l’Action sociale, la Protection sociale sont malades des plans d’austérité ! Conduits dans une opacité totale sans jamais avoir le débat démocratique. Il est urgent d’agir ! Chaque jour, de plus en plus de gens renoncent aux soins, les droits sociaux sont bafoués, les prises en charge du handicap et de la perte d’autonomie deviennent inaccessibles.

Ne nous laissons pas déposséder du débat sur le financement de la santé. Nous mobiliser aujourd’hui c’est exiger d’avoir des moyens pour notre système de santé

 

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Les 4 heures de la santé Yvelines 2014

 

Samedi 18 janvier

14h à 18h, au CDA ,

49 avenue Blanche de Castille

POISSY, Etape du Tour de France 2014 de la Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité

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TOUR DE FRANCE 2014

Les 4 heures de la santé 78 :

METHODE :

Initiative publique ouverte largement bien au delà des militants et engagés … Ces Assises sont calquées sur le schéma des « six heures de la santé » qui se sont tenues toute la journée du 25 mai 2013 à l’initiative du collectif national unitaire" la santé en danger". Plusieurs ateliers de travail réfléchissent sur un thème prédéfini pour élaborer un socle de revendications communes. Ce socle constituera une base unitaire solide de mobilisation locale de la population ou d’interpellation des candidats, partis, pouvoir politique ou syndical. Les participants seront donc répartis dans leur atelier de prédilection pour débattre. Chaque atelier sera animé par un ou plusieurs modérateurs.

PROGRAMME

1– PRESENTATION à 14 heures
Situation nationale des hôpitaux et l’état des lieux dans les Yvelines par chaque collectif des Yvelines.

2– QUATRE ATELIERS / QUATRE THEMES :
- Urgence pour les urgences 
- Médecine de ville et centres de santé
- EHPAD (Etablissements d’Hébergement des Personnes âgées et dépendantes) et autonomie
- Psychiatrie en danger

3-SYNTHESE et RESTITUTION : En plénière

Elaboration d’une trame revendicative qui servira de base aux actions coordonnées des collectifs de défense de l’Hôpital des Yvelines. (FIN à 18 heures)

Atelier N°1

Urgence pour les urgences 

Pourquoi attend-on des heures aux urgences ? Ce problème récurrent a de nombreuses causes bien répertoriées mais sur lesquelles les décideurs n’ont aucune volonté d’y porter réellement remède, alors que les solutions existent.
La principale difficulté des services d’urgences est l’impossibilité de prévoir les variations de flux entrants, et donc les ressources à mobiliser.
De plus la permanence des soins étant de moins en moins assurée par la médecine générale : Seule les urgences peuvent répondre 24/24 aux besoins des usagers.
Autre grande difficulté pour les urgences est d’être en mesure de trouver un lit pour les patients qui nécessitent une hospitalisation.
Ces situations provoquent une surcharge d’activité et, en dehors de quelques ajustements ponctuels, les services fonctionnent constamment à flux tendus. Tous ces dysfonctionnements entraînent une dégradation de la qualité des soins : trop de patients, pas assez de personnels,
Et pourtant cette activité à fort niveau de stress nécessite de pouvoir travailler dans des conditions propices à la réflexion médicale pour une prise en charge thérapeutique adaptée. In fine, les patients pâtissent aussi de cette dégradation : délais de prise en charge parfois effarants, délais d’hospitalisation de plusieurs jours, défauts de surveillance et pertes de chance...

Atelier N°2

Médecine de ville (désert) et centres de santé

La médecine ambulatoire fondée sur l’exercice isolé et libéral est dans une impasse :
- chute de la démographie médicale,
- désertification médicale,
- perte d’attractivité des jeunes soignants pour la médecine générale.
Elle ne peut en l’état relever les défis sanitaires de demain. De nouvelles réponses organisationnelles à l’échelle des territoires et en réponse aux besoins sont indispensables. Une des solutions est certainement le développement des formes d’exercices ambulatoires regroupés. Deux modèles existent,
- les centres de santé
- les maisons de santé pluriprofessionnelles.
Ces modèles renvoient à la place de la médecine et de ses acteurs dans un système de santé qui doit rester, selon nous, par essence, public et dans le cadre d’une protection sociale solidaire.
- respect des tarifs opposables
- accessibilité sociale
- outil de santé publique de proximité

Atelier N°3

Psychiatrie en danger

La psychiatrie a énormément souffert des politiques de santé de ces dernières décennies.
Les personnes souffrants de maladies mentales, écartées de l’espace public il y a encore seulement un demi siècle, grâce à une nouvelle génération de psychiatres sortent de l’asile pour réintégrer la Cité.
La sectorisation se met depuis en place, sur des secteurs géographiques limités à 70 000 à 100 000 habitants, avec la prise en charge de ces malades dans les villes au sein de structures alternatives de proximité ; Consultations, visites à domicile, centre d’accueil médico-psychologique, appartements thérapeutiques ou associatifs…
Malheureusement, sous la contrainte budgétaire des milliers de lits hospitaliers sont supprimés sans que la sectorisation soit aboutie. Le patient stabilisé n’a pas la garantie de trouver de structure d’accueil à sa sortie des urgences, le basculant dans l’errance entre l’hôpital, les foyers d’hébergement, la rue ou la prison...

Atelier N°4

EHPAD et autonomie

Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) représentent un important enjeu de santé publique pour les années à venir.
D’ici à 2020 le nombre de personnes âgées va énormément augmenter, dont certaines seront lourdement dépendantes. Cela crée un marché qui va connaitre un développement très important. Certains économistes ne cessent de le rappeler : Les EHPAD sont un des investissements les plus rentables dans l’immobilier.
Cette manne intéresse de plus en plus les investisseurs privés et on constate sur les cinq dernières années que le nombre de place en EHPAD privé a augmenté de près de 30% contre 4% pour les EHPAD publics.
Les hôpitaux étouffés par la gestion comptable, et la tarification à l’activité, vont avoir tendance pour équilibrer leurs finances à se débarrasser de leurs EHPAD pour ne garder que les unités de soins de longue durée et les services de court séjour gériatriques, pouvant être soumis à la tarification à l’activité.
Si cette évolution devait se confirmer elle serait très dommageable pour les familles aux revenus modestes qui ne pourraient plus faire prendre en charge leurs parents. Ce serait la confirmation de la mise en place d’une santé à multi vitesses au détriment des usagers et la fin de l’accès aux soins gratuits partout et pour tous.

http://www.coordination-nationale.org/
http://collectif.hopital.poissy.over-blog.com/


Contact :defensehopitalpoissystgermain@gmail.com

 

SOURCE / solidaires78

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