Quand les pirates de la NSA peuvent se connecter à votre Wi-Fi à 13 kms

Publié le par dan29000

La NSA peut pirater votre Wi-Fi à 13 km de distance

Par - Source: Tom's Guide FR
 
 
 

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Jacob Appelbaum au Freiheit statt Angst 2013. Crédit photo : Marcus SümnickJacob Appelbaum au Freiheit statt Angst 2013. Crédit photo : Marcus Sümnick

 

On pense souvent qu'un réseau Wi-Fi ne s'étend pas plus loin que son appartement ou sa maison. S'il est vrai qu'on capte très difficilement à plus d'une dizaine de mètres de sa borne Wi-Fi, il est néanmoins possible, à l'aide de matériels beaucoup plus professionnels, d'accroître largement cette distance, mais dans l'autre sens. Il suffit pour cela de "cibler" directement un point d'accès, un smartphone ou un ordinateur et de l'envoyer des paquets de fausses données. C'est la technique employée visiblement par la NSA : lors du Chaos Communication Congress qui s'est tenu à Hamburg ce week-end, l'expert en sécurité Jacob Appelbaum a révélé que l'agence américaine était ainsi capable de pirater une connexion Wi-Fi située à 8 miles de distance (12,87 km). Jacob Appelbaum imagine même qu'il est tout à fait possible que l'opération s'effectue à l'aide de drones, même s'il pense que la classique fourgonnette anonyme garée au coin de la rue est plus pratique.

TAO et le marasme qui entoure la NSA

Dans le même temps, Der Spiegel fait une étonnante révélation par l'intermédiaire de documents de l'affaire Edward nowden que le magazine allemand a pu se procurer. On y apprend notamment que la NSA dispose d'une unité de hackers de la NSA appelée TAO (Tailored Access Operations), et  qu'elle est capable de tout faire, ou presque. Ses membres sont par exemple spécialisés dans le Quantum Insert, qui consiste à usurper l'identité d'un site web, et à afficher un faux site à toute internaute s'y connecter. Tout cela dans l'objectif d'infecter sa machine et d'en prendre le contrôle. Le TAO a également eu accès en début d'année à des documents ultra-confidentiels, et liés à la mise en place d'un énorme câble sous-marin, le Sea-Me-We-4. Orange, l'un des 16 acteurs responsables de l'infrastructure Sea-Me-We-4, a annoncé son intention de se constituer partie civile dans cette affaire de piratage. Nul doute que l'on n'a pas fini d'entendre parler de la NSA à l'avenir et que les documents révélés par .

 

SOURCE/ tomsguide.fr

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