Paris, manifestation unitaire pour le droit au logement

Publié le par dan29000

samedi 29 mars 2014 à 14h30

 Place de la république

 

Manifestation pour le logement

 

Arrêt des expulsions et des coupures d'énergie !
Baisse des loyers et des charges !
Un logement stable et décent pour toutes et tous !

Déroulement de la manif parisienne :

  • 14h30 - Rassemblement , Place de la République
  • 15h - Départ après prises de parole
  • 16h30 - Arrivée vers devant le Musée d'Orsay, après passage devant la Caisse des Dépôts et Consignation - Prises de parole
  • 17h - Dissolution 17h, voire 17h30 maximum, après de nouvelles prises de parole.

 

Cette année, à partir du 1er avril d'après la loi Duflot (la fin de la trêve hivernale a été repoussée comme prévu au 31 mars), les expulsions sans relogement vont reprendre, et des milliers de places d'hébergement d'urgence vont fermer. Pour des dizaines de milliers de locataires, de mal-logéEs et de sans-logis, c'est l'angoisse d'être jetés sur le trottoir et d'y rester, car le droit à l'hébergement prévu par la loi est tous les jours bafoué.

De 1998 à 2012, les expulsions ont presque triplé (de 4 360 à 11500 par an), les jugements d'expulsion ont augmenté de 60% (de 75 000 à 120 000), le nombre de sans logis a doublé …

Les causes ? La cherté des loyers, la spéculation immobilière, qui ont permis aux banques, à une minorité de riches bailleurs et de sociétés de spéculer et de s'enrichir, (les profits locatifs ont grimpé de 70% depuis 10 ans) ; le laxisme des gouvernements qui ont laissé les prix s'envoler, précipitant les ménages aux revenus modestes dans les impayés et le logement précaire.

Or, parallèlement, le chômage, la précarité et la pauvreté salariale se sont développés. Les coûts de l'énergie, des transports, des soins, de la vie quotidienne n'ont cessé d'augmenter …

Alors qu'il faudrait résolument baisser les loyers, cesser les expulsions, abroger les lois qui précarisent les locataires et le logement social, réquisitionner et mobiliser massivement les logements et les bureaux vacants, la loi Duflot n'est vraiment pas à la hauteur.

De plus, les engagements ne sont pas tenus, en matière de réalisation de logements sociaux, de hausse des moyens financiers pour les produire, de réquisition des logements vacants, de respect de la loi DALO ou du droit à l'hébergement …

Quelques avancées ont été obtenues dans la loi Duflot, mais elles restent insuffisantes pour affronter la pénurie de logements.

Tous ensemble, locataires, mal-logés, sans-logis, nous exigeons :

  • L'arrêt des expulsions sans relogement, pour tout type d'habitation, des fermetures des places d'hébergement et des coupures de fluides (eau, électricité, gaz …) ;
  • La baisse immédiate des loyers et des charges de 20% ;
  • Une application de la Loi ALUR débouchant sur une véritable baisse des loyers et un accès au logement des plus précaires et des jeunes ;
  • Le respect de la loi DALO et du droit à l'hébergement, avec un programme de production, de mobilisation et de réquisition de 100 000 logements et bureaux vacants ;
  • Le renforcement des droits des locataires, particulièrement pour la stabilité du logement et le maintien dans un logement décent et sain ;
  • La création d'un service public du logement pour réaliser 200 000 vrais logements sociaux par an, doté de moyens fiscaux pour décourager la spéculation, lutter contre les taudis et le logement indécent, mobiliser les logements vacants… ;
  • L'abrogation, notamment dans la loi Boutin, des mesures de marchandisation du logement social et de précarisation des locataires HLM ;
  • Le financement des 200 000 vrais HLM par an : doubler le plafond du Livret A, reprendre les 120 milliards du Livret A distribués aux banques au détriment de la construction de HLM, rétablir les capacités de financement du 1% logement pour construire.

A l'appel, notamment, de la Plate-forme Logement des Mouvements sociaux :

Logement : CSF, DAL, CNL, ACDL, CGL , Advocacy, AFVS, Copaf, …
Syndicats : CGT, FSU, Sud Santé Sociaux, SAF, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaires, USP
Solidarité : AITEC, ATTAC, AC !, CNAFAL, Fondation Copernic, MRAP...

Demande de délégation au gouvernement :

à l'issue de la marche, une demande de délégation à caractère national sera faite auprès du gouvernement, pour une entrevue ce même jour ou au cours de la semaine suivante. L'échange devra porter sur les expulsions, le budget logement et le devenir des allocations logement dans le cadre du pacte de responsabilité, notamment (l'exonération à la carte des prestations familiales dans les charges patronales ayant été annoncée).

Les mouvements participants sont invités à mettre sur pied et à rejoindre les initiatives unitaires en régions partout où ce sera possible (nous vous tiendrons informé-es).

Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/30817
Source : http://www.fondation-copernic.org/spip.php?ar...


Manifestation

Pour le Droit au Logement pour tous

Contre la reprise fin Mars des expulsions locatives.

Logement en Île-de-France…
Une pénurie alarmante !
La loi ALUR… Une loi sans ambition !

La loi Accès au Logement et à un Urbanisme Rénové votée à un titre prometteur… Mais les ambitions affichées par la ministre du Logement se heurtent au désengagement du gouvernement. Le budget public du logement 2014 ne permet pas une politique de construction massive de logements sociaux.

Malgré la volonté affichée, il sera difficile voire impossible pour les organismes HLM de produire les logements sociaux correspondant aux besoins qui explosent !

Au-delà des déclarations, Madame Dufflot est en phase avec les choix politiques du premier ministre, plus sensible aux revendications du MEDEF qu'aux revendications des salariés.

Les politiques d'austérités imposées aux services publics, le refus de favoriser la relance de la consommation par l'augmentation des salaires et pensions ou encore le cadeau au patronat de 20 milliards d'Euros fait aux entreprises et actionnaires, ont pour conséquence d'asphyxier les budgets publics, notamment celui du logement.

L'accès à un logement correspondant à ses besoins, à proximité de son travail, accessible financièrement… les salariés franciliens sont massivement confrontés à ces problémes .

L'Île-de-France est la 1ère région économique du pays, elle attire de nouveaux habitants, les évolutions de vie et le vieillissement de la population augmentent également les besoins en logement. Ces phénomènes réduisent le nombre de logements disponibles et participent à l'explosion des loyers des bailleurs privés (24% en 10 ans).

Le fameux parcours résidentiel qui permet d'adapter son logement aux différentes situations familiales n'est plus possible. Les situations de surpeuplement ou de cohabitation sont réelles et la cherté des loyers bloquent la mobilité de tous. Les résidences individuelles en grande couronne représentent 53% du parc, correspondent-elles à un véritable choix des ménages ou est-ce le seul moyen de se loger dignement ? A quel prix ? Le financement du logement peut correspondre à 50% des ressources et les distances domicile/travail sont de plus en plus longues. Une véritable centrifugeuse sociale éloigne les salariés les plus précaires des lieux d'activité du centre de la région.

Les inégalités territoriales et sociales s'accentuent, Paris accueillent 33% des cadres de la région et 13% des ouvriers, la grande couronne 48% des ouvriers.

Et le logement social…

400 000 franciliens sont en attente d'une réponse d'un Office de l'Habitat ou d'un organisme HLM. Des organismes HLM asphyxiés financièrement et dans l'incapacité de mettre en œuvre de nouveaux programmes de constructions. En 2014, l'aide à la pierre versée par l'Etat atteint à peine 800 millions d'Euros dont 400 millions pour l'Ile de France. C'est moins que le montant de la TVA dont s'acquittent les offices HLM. Et surtout cela représente seulement 400 Euros d'aide public de l'Etat par appartement, pour un coût moyen de 195 000 Euros par logement social produit.

Ce qu'il faudrait c'est construire 70 000 logements sociaux par an en Ile de France et un budget public à hauteur de ce défi. Des terrains publics sont disponibles dans les communes, la priorité doit être donnée pour la construction de logement social.

La loi fixe au minimum 25% de parc social dans toutes les communes, Chiche !

Si Champigny dans le Val de Marne compte 40% de logements sociaux, Saint-Maur sa voisine n'atteint que 7%. Pourquoi le Préfet n'attribuerait-il pas, comme le permettent ses prérogatives, des permis de construire aux sociétés HLM face aux mairies qui délibérément ne font pas le choix du social ? Les amendes pour non-respect de la loi, même multipliées par cinq, sont loin d'être une mesure contraignante pour inverser les choix politiques d'exclusion des familles populaires de nombreuses villes franciliennes, dont l'emblématique ville de Neuilly sur Seine avec ses 2% de logements sociaux.

Le projet Grand Paris Métropole va amplifier le phénomène d'hyper concentration de l'activité économique autour de quelques pôles tertiaires ou financiers, à l'image de La Défense, complètement déconnectés des lieux d'habitat et de vie de millions de franciliens.

La majorité des habitants n'a rien de bon à attendre de ce projet en matière de logements, de transports et de services publics. Il est même certain que les prix de l'immobilier autour des nouvelles gares du « Grand Paris Express » vont s'envoler obligeant les résidents actuels à s'éloigner encore un peu plus loin.

La loi du Grand Paris dessaisit d'ailleurs les communes des emprises foncières autour des gares.

Dans le même temps, le gouvernement continue de siphonner les fonds d'Action Logement issus de la collecte des entreprises. En utilisant l'argent du « 1% logement », pour favoriser la création de logement dans les zones d'activité de son choix (6 bassins d'emplois) au détriment du financement de l'ensemble des projets en Ile de France.

La ministre du logement en charge du dossier « Grand Paris » présente une feuille de route et promet 70 000 logements /an privé et public. Elle encourage les maires bâtisseurs… mais avec quels moyens ? La réalité, malgré les promesses de produire 70 000/an, c'est pour 2013 : 32 000 logements construits !

L'encadrement des loyers prévu à l'automne régulera peut-être les augmentations de loyers mais n'entrainera aucune diminution des loyers actuels exorbitants dans le privé.

La CGT revendique :

  • L'accès pour tous au logement décent et le maintien dans les lieux sans discrimination de nationalité, de situation sociale.
  • La construction de logements sociaux adaptés et accessibles en très grand nombre à minima 70 000/an.
  • De lutter contre le logement cher avec une réelle politique d'encadrement des loyers et une obligation forte quant à l'application de la loi SRU dans chaque commune.
  • d'arrêter les expulsions qui sont à la fois une atteinte à la dignité humaine, une hérésie sociale et un non-sens économique
  • de réquisitionner les logements vides. Cette procédure prévue par la loi doit être mise en œuvre.
  • De favoriser l'accès au logement autonome des jeunes.
  • De dégager des financements pour le budget logement, d'augmenter les ressources du livret A disponibles, de taxer les logements vides et les locaux inoccupés, d'instaurer un dispositif d'imposition combattant les plus-values mobilières et foncières spéculatives.

Pour le Droit au Logement pour tous

Contre la reprise fin Mars des expulsions locatives.

Manifestation Samedi 29 mars 2014 - 14h30 - République

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Source : http://www.urif.cgt.fr/wordpress/wordpress/?p...
Source : http://droitaulogement.org/2014/01/manifestiv...

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