Quand le Front de gauche gagnerait à en finir avec le PCF

Publié le par dan29000

Pourquoi le Front de gauche gagnerait à s’émanciper du PCF

Le Yéti
voyageur à domicile
Publié le 27/03/2014
 
 

Le premier tour des municipales aura au moins permis de décanter sérieusement le paysage politique français. A côté du délire psychotique entretenu autour du FN, le principal enseignement aura été la rupture entre le Front de gauche et un PCF cacochyme, plus préoccupé de sauver ses vieux meubles que de défendre des idées qui ne lui servent plus que de prétexte.

Le divorce aura été particulièrement houleux à Paris où Anne Hidalgo envoya son émissaire communiste, Ian Brossat, « négocier » avec ceux de la liste FDG de Danielle Simonnet.

« Négocier », c’est beaucoup dire, puisque la délégation de gauche fut reçue dans un cagibi « dégueulasse au milieu des balais et des rouleaux de PQ » (dixit Alexis Corbière, PG) et qu’il lui fut vulgairement intimé de s’engager à voter tous les budgets annuels de la mandature. Plus qu’une négociation, une demande de soumission.

La question est aujourd’hui de savoir si les jeunes partis membres du FDG, Parti de gauche en tête, ont intérêt à continuer de fricoter avec une structure usée jusqu’à la corde par le temps ravageur.

Les européennes, une occasion de tenter l’émancipation

Lors de ce premier tour des municipales, la moyenne des listes d’union PG/EELV fut de 15,32% des voix quand celle du FDG dans son ensemble tournait autour des 11,42%. Preuve qu’il est des alliances plus bénéfiques que d’autres.

Faut-il aussi rappeler que le PCF tout seul ne dépasse plus la barrière des 2% (cf. résultat de Marie-Georges Buffet à la présidentielle de 2007) et que le Front de gauche ne fut probablement qu’une occasion inespérée pour l’ancêtre d’échapper à un nouveau désastre en 2012 ?

Quel autre argument opposer pour justifier le maintien de cette liaison guère affriolante, sclérosée par une différence d’âge (et d’intérêts) presque humiliante ? L’implantation du PCF (remarquez bien que je parle du PCF, pas des communistes) dans les régions ? Allons donc, celle-ci n’en finit pas de s’effriter jusqu’à n’être plus que peau de chagrin.

Les élections européennes qui se profilent seraient une occasion rêvée pour le Parti de gauche et ses jeunes copains d’enfin s’émanciper. Qu’auraient-ils à perdre à consacrer cette rupture ? Vont-ils longtemps continuer à se coltiner pépé dans le lit conjugal ? Ça sert à rien, le vieux ne fait plus bander personne.

 

SOURCE / RUE 89

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