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Palestine, la case prison, un futur film en participation financière, derniers jours

Publié le par dan29000

Présentation détaillée du projet

 

Depuis plus de 60 ans, les prisonniers palestiniens sont souvent les « oubliés » de la question palestinienne ; leurs droits élémentaires bafoués.

 

C’est pourquoi les membres de la Plateforme des ONG pour la Palestine : l’Association des chrétiens pour l’abolition de la Torture (ACAT), l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) se mobilisent et souhaite réaliser un documentaire pour :

 

- Mobiliser l’opinion publique sur leur situation ;

 

- Engager les représentants institutionnels et les parlementaires français à renforcer la question des droits des détenus palestiniens dans la politique étrangère française vis-à-vis d’Israël.

 

Franck Salomé sera le réalisateur du documentaire. Il a déjà travaillé avec la Plateforme notamment pour la réalisation du film « un mur à Jérusalem».

 

"Palestine : la case prison" sera réalisé dans le format adapté à une diffusion télévisuelle.

 

Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens (20% de la population totale et 40% de la population masculine) ont été emprisonnés par les autorités israéliennes (principalement militaires).

 

Dans le territoire palestinien occupé, presque toutes les familles palestiniennes ont des maris ou des fils qui ont subi des peines d’emprisonnement, souvent à plusieurs reprises.

 

La plupart des gouvernements israéliens successifs ont fait de la prison une politique de répression de la lutte des Palestiniens pour leurs droits et leur autodétermination.

 

Le système carcéral israélien reste un instrument essentiel du contrôle du territoire occupé et de sa population.

 

Entretien sur les prisonniers palestiniens avec Jean-Claude Lefort, président honoraire de l'AFPS

(Extrait de l'émission : "Une heure en Palestine" sur Radio Galère)  

 

Selon la commission des questions juridiques et des droits de l'Homme du parlement européen,Une personne privée de sa liberté individuelle doit être considérée comme un “prisonnier politique” :

 

a. si la détention a été imposée en violation de l'une des garanties fondamentales énoncées dans la Convention européenne des Droits de l'Homme (CEDH) et ses Protocoles, en particulier la liberté de pensée, de conscience et de religion, la liberté d'expression et d’information et la liberté de réunion et d'association;

 

b. si la détention a été imposée pour des raisons purement politiques sans rapport avec une infraction quelle qu’elle soit;

 

c. si, pour des raisons politiques, la durée de la détention ou ses conditions sont manifestement disproportionnées par rapport à l'infraction dont la personne a été reconnue coupable ou qu’elle est présumée avoir commise;

 

d. si, pour des raisons politiques, la personne est détenue dans des conditions créant une discrimination par rapport à d'autres personnes; ou,

 

e. si la détention est l’aboutissement d’une procédure qui était manifestement entachée d’irrégularités et que cela semble être lié aux motivations politiques des autorités.»

 

 

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Visuel de campagne de soutien aux prisonniers palestiniens

 

On comptait au 1er décembre 2013[1], 5033 prisonniers palestiniens dont 173 avaient moins de 18 ans, 14  étaient membres du Conseil législatif (parlement) palestinien, et 16 femmes.

 

Les prisonniers palestiniens sont le plus souvent détenus en Israël même, en contravention avec l’article 76 de la IVe Convention de Genève. Leur procès, devant un tribunal militaire d’exception,  se déroule en hébreu (qu’ils ne comprennent généralement pas) et aboutit dans 99% des cas à une condamnation à une peine de prison.

 

Vidéo de Salah Hamouri qui raconte les conditions de sa détention dans les prisons israéliennes :

 

 

 

Salah Hamouri, jeune franco-palestinien, a été inculpé en 2005 sous la double accusation d'avoir projeté de tuer le rabbin Ovadia Yossef, et d’appartenance au Front populaire de libération de la Palestine.

Après trois ans de détention provisoire, il accepte, sur les conseils de son avocate, une procédure de plaider coupable afin d'échapper à une peine éventuelle de quatorze ans, et a donc été condamné par le tribunal militaire à une peine de sept ans. Il a été libéré le 18 décembre 2011 de manière anticipée dans le cadre d'une libération de 1 027 prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit.

 

Selon l’Unicef, chaque année, ce sont environ 700 enfants palestiniens de 12 à 17 ans qui sont en détention. A partir de 14 ans, ils peuvent être condamnés jusqu’à dix ou vingt ans de prison pour jet de pierres.

 

Pour plus d'information sur les arrestations et la détention des enfants palestiniens voir l'appel du mois de l'ACAT : Cisjordanie, des centaines d'enfants victimes de l'armée israélienne.

 

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145 détenus le sont sous le régime de la détention administrative.

 

Cette procédure permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une période de six mois renouvelables indéfiniment.

 

Le détenu administratif est emprisonné sans accusation ni jugement, le plus souvent sur la base de preuves qualifiées de « secrètes » par l’armée et qui ne sont donc accessibles ni au détenu ni à son avocat. (Voir à ce sujet le rapport d’Amnesty  International « En mal de justice, des Palestiniens détenus sans jugement par Israël ».)

 

Voir la brochure de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine et des associations du groupe de travail droits de l'Homme : ACAT-AFPS-LDH en collaboration avec le comité public contre les tortures en Israël, Al Haq et Addameer.

 

 

Ci-dessous une infographie de "Visualizing Palestine" qui explique ce qu'est la détention administrative.

 

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http://visualizingpalestine.org/infographic/Admin-Detention

 

 

Lors de leur arrestation et pendant toute leur détention, les prisonniers palestiniens sont soumis à des mauvais traitements, à la torture, et à la négligence médicale ainsi que l’ont dénoncé  de grandes organisations de droits de l’Homme (Rapport du comité public contre les tortures en Israël -PCATI- l'impunité toujours d'actualité, janvier 2012)

 

Plus de 1200 prisonniers malades nécessitant des soins médicaux adéquats, dont 177 sont atteints de plusieurs maladies graves comme le cancer et l’insuffisance cardiaque et rénale, croupissent dans plusieurs prisons israéliennes.

 

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Visuel de la campagne de soutien aux prisonniers malades

 

A travers des interviews d’anciens détenus et de leurs familles, ainsi que de juristes palestiniens, israéliens et internationaux et d’anciens responsables israéliens des autorités pénitentiaires militaires ou de soldats mobilisés, le documentaire montrera l’utilisation systématique par l’armée israélienne de la prison comme arme de répression contre la lutte des Palestiniens pour leurs droits et pour la création d’un État palestinien viable et indépendant. Les Palestiniens emprisonnés le sont pour des motifs politiques.

 

 

Enfant_palest Source : AFPS

 

Campagne "parrainer un prisonnier" de l'AFPS et articles en français sur la situation des prisonniers palestiniens sur le site de l'AFPS.

 

 

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Source : Reuters – Suhaib Salem

 

 

À quoi servira la collecte ?

 

Le budget global est de 28 227,60€, les associations réalisatrices du documentaire s’engagent sur 13 227.60 € et demandent aux kiss kiss bankers de nous soutenir à hauteur de 15 000€.

 

Vos contributions participeront aux frais de :

Budget

 

Si nous ne récoltons pas l'intégralité des 15 000 €, rien ne nous sera reversé (en accord avec la politique de Kisskissbankbank), à l'inverse si votre aide dépasse nos espérances, nous pourrons améliorer les conditions de diffusion, estimées pour l'instant au minimum indispensable...

 

Vous pouvez aussi nous soutenir en diffusant généreusement cet appel de fonds !

 

 

 

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