Vivre riche dans une ville de pauvres : Glasgow contre Glasgow

Publié le par dan29000

par Julien Brygo, mercredi 21 mai 2014
 

« En août 2008, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une enquête révélant que la différence d’espérance de vie entre un enfant né dans un quartier riche de Glasgow – au sud et à l’ouest – et un autre mis au monde dans un quartier pauvre de la même ville – à l’est – atteignait vingt-huit ans », écrivions-nous en 2010 dans « Vivre riche dans une ville de pauvres », une enquête inspirée par cette effrayante statistique. Le rapport de l’OMS aurait pu provoquer un séisme social ; il n’a suscité qu’un soupir las et un clapotis de bonnes intentions philanthropiques.

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Quatre ans plus tard, le constat s’est encore assombri. Les inégalités ont explosé au Royaume-Uni avec l’application méthodique du plus grand plan d’austérité d’Europe, d’un montant de 110 milliards d’euros. Un plan acclamé par les éditorialistes européens sous l’intitulé de « miracle anglais ». Le premier ministre David Cameron prône désormais l’« amincissement de l’Etat » non plus comme un mécanisme exceptionnel mais comme un mode de gouvernance « permanent » (discours à la mairie de Londres, 18 novembre 2013).

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En mars dernier, une étude d’Oxfam dévoilait que les cinq familles les plus riches du Royaume-Uni possédaient autant que les douze millions de sujets britanniques les plus pauvres, soit 33,6 milliards d’euros. Une donnée susceptible, comme celle qu’a publiée l’OMS, de provoquer un tremblement de terre social. Mais qui n’a suscité qu’un soupir las et un clapotis de bonnes intentions...

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Ce film photographique est l’adaptation de l’enquête «

 

Vivre riche dans une ville de pauvres

 

», publiée dans Le Monde diplomatique de juillet 2010. Toutes les images reproduites avec cet articles proviennent du film et appartiennent à Julien Brygo.

Julien Brygo avait réalisé pour le Monde diplomatique un précédent film photographique consacré aux jeunes Philippines formées pour devenir domestiques dans les pays du Golfe ou à Hongkong.

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SOURCE / LE MONDE-DIPLOMATIQUE.FR

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