Dans la Somme, la résistance au projet de ferme-usine continue !

Publié le par dan29000

Ça chauffe toujours contre le projet de ferme-usine dans la Somme!

 

 

Novissen et la confédération paysanne et tous leurs soutiens, et ils sont nombreux, ne désarment pas et continuent de lutter, courageusement, contre ce crétinissime et aberrant projet de ferme-usine près d’Abbeville, je veux parler de la ferme aux mille-vaches dont tout le monde en France a entendu parler car ce ne sons pas les actions, largement médiatisées , qui ont manqué !

 

Cette lutte dure depuis près de trois ans maintenant. A ce jour, notre courageux ministre de l’agriculture, j’ai nommé, sieur LE FOLL continue de faire sa folle girouette, une fois il dit que oui il fait changer les paradigmes de l’agriculture française et tendre vers du bio, du responsable, puis après une volée  de bois vert des lobbies agro et alimentaires, il dit oui mais il faut ménager tous les intérêts et qu’il faut prendre le temps de,  avec ce type c’est un pas en avant , mille pas de mille vaches en arrière, bonjour la valse, tu ne peux avoir que des hauts le cœur et vomir ton denier repas sur les genoux de ta galante ..

Les courageux de Novissen et leurs potes continuent la lutte donc et en tant qu’adhérente de l’association et écrivaillonne ici, je vous donne les dernières infos.

Le 29 juin, si vous êtes en Picardie Maritime,  allez faire la fête avec nous à la salle des fêtes de Drucat- Le Plessiel dès 9 heures, car lutter veut dire aussi festoyer et fêter le plaisir d’être ensemble dans une lutte que l’on estime juste pour tous

Mardi 1er juillet : Jugement à Amiens des 5 militants de la Conf’ interpellés le 28 mai. L’horaire n’est pas encore connu, mais c’est tellement crucial, tant pour la ferme-usine que pour les libertés humaines, que la présence, le soutien de tous sont indispensables, et doivent être très forts.


Samedi 5 juillet : Journée à Notre-Dame-des-Landes où Novissen est « invitée d’honneur ». Départ très tôt le matin, retour dans la nuit en car, pour les picards N’attendez pas  pour vous inscrire! c’est maintenant ! Participation selon vos possibilités aux frais de transport.

Les  événements, ces derniers temps, se sont bousculés ! Essayons une brève rétrospective.

Tout d’abord, le 23 mai, en apercevant la reconstruction en cours du bâtiment illégal démonté, nous avons découvert, stupéfaits, sur le panneau à l’entrée du chantier, que le permis modificatif avait été signé par le Préfet d’Amiens à la date du 8 mai. Détail « surprenant » (mais vu les intérêts du Maire de Buigny-St-Maclou dans l’affaire, on est moins surpris), cet arrêté n’avait pas été communiqué à la Mairie de Drucat, qui n’avait donc pas pu l’afficher. En revanche, l’arrêté était affiché à Buigny. Ainsi, toutes les modifications de dimensions et d’emplacement voulues par le promoteur sont maintenant régularisées. La zone non-constructible l’est devenue par simple effet d’un arrêté préfectoral. Cette zone de fouilles archéologiques était une « erreur », voilà tout !  Bien entendu, devant ces faits dont l’insolence est à couper le souffle, nous allons déposer un recours, au risque de nous voir déboutés à nouveau, vu que c’est toujours le même Juge à Amiens. Mais la vérité d’une Justice aux ordres va finir par apparaître. Nous nous y employons progressivement. Vous pouvez ainsi lire les lettres envoyées au Procureur de la République et à Mme Taubira, Ministre de la Justice, en cliquant sur le lien : http://www.novissen.com/Pages/Actionsrecentes.aspx

Ensuite, le 28 mai, c’était l’opération menée par la Conf’ !!! dont le déroulement a été relaté par les médias (beaucoup de liens se trouvent sur notre site, rubrique « Médias 2014 »). Cette opération a suscité l’espoir et toute notre admiration. La réponse de la Justice est inique : pourquoi infliger une garde à vue de 48 heures et une mise sous contrôle judiciaire en attente d’un jugement à cinq personnes, alors qu’il s’agit d’un acte collectif ? Il fallait l’infliger à tous (comme ils l’ont d’ailleurs demandé) - ou bien à aucun. Sauf recours peu honorable à une complète mauvaise foi, il est impossible de confondre cet acte de portée politique, qui engage le second syndicat agricole de France, avec l’acte de cinq malfaiteurs isolés. Mais le Gouvernement tente ainsi de réprimer la révolte par la force et l’intimidation. Son objectif est clair : favoriser l’agriculture industrielle dont un très petit nombre de privilégiés tire grand profit. Que cette agriculture industrielle subventionnée dévaste, entre autres, l’environnement, la santé, l’emploi (40 000 éleveurs laitiers en France vont disparaître), peu importe ! Vous verrez, avec les accords de libre échange (TAFTA), « les Mille vaches » seront érigées en modèle de référence ! Si le grand nombre n’est pas d’accord, le gouvernement n’entend pas. Si certains posent des actes pour se faire entendre, c’est la répression.
CES FAITS SONT GRAVES. Il faut, durant les semaines qui nous séparent du jugement, protester sans relâche. Vous pouvez écrire (sans oublier date, coordonnées, signature) à Monsieur Stéphane Le Foll - Ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Forêt - 78 rue de Varenne - 75349  PARIS SP 07

Monsieur le Ministre,

 Par la présente, je tiens à marquer mon soutien aux militants de la Confédération Paysanne qui ont agi le 28 mai dernier,  et ma totale opposition au modèle agricole que représente la ferme-usine dite  « des mille vaches ». Je demande que les militants interpellés soient libérés de toute poursuite. Je demande l’arrêt complet de ce projet.En vous priant d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération, je vous fais part aussi de mon entière détermination.

Cependant, il faut continuer à agir sur tous les fronts. Nous avons besoin de vous pour poursuivre aussi l’opération contre la firme Senoble. Aux adhérents qui viennent de nous rejoindre, nous rappelons qu’il s’agit de rendre difficile la commercialisation du futur lait de la ferme-usine.  Senoble, qui vend beaucoup de ses produits sous MDD (Marques De Distributeurs, telles que Monoprix, Auchan, etc…), aurait conclu un contrat de collecte du lait Ramery. Interrogée par une précédente campagne de mails et d’appels téléphoniques, la firme s’est murée dans le silence, confirmant par là son embarras face à un contrat qui ne lui fait pas honneur. Il faut parvenir à lui faire prendre position publiquement. Le groupuscule de « la Vache en colère », qui avait sorti un clip vidéo en novembre dernier, vient tout juste d’en créer 
un autre, en direction de Senoble.

Senoble, attention où tu achètes ton lait © Zboubi bob


Non ! ce n’est pas Novissen qui a créé ce clip. Mais il faudrait que vous profitiez du mouvement médiatique qu’il va déclencher pour reprendre, en l’intensifiant, la campagne de messages et d’appels auprès de Senoble. 

Appelez à nouveau au 03.86.97.40.40.
 Inondez leur page Facebook:  facebook.com/senobledesserts 
Mailez plusieurs fois à senoblejouy@senoble.com . Ecrivez  au siège : Senoble Groupe Services - 30 rue des Jacquins - BP 12 - 89150 JOUY.
Augmentez l’impact en trouvant autour de vous de nouvelles personnes prêtes à interroger Senoble, et donnez-leur les coordonnées ci-dessus. On peut être ferme en restant poli, et dans ce cas, il n’y a strictement aucun risque.

 
Et comme le moment est chargé, nous vous demandons encore un autre travail ! L’Union Fédérale des Consommateurs, l’ « UFC - Que Choisir ? », tant au niveau national que départemental (à l’exception remarquable de la section de Senlis, dans l’Oise) ne réagit guère à propos des 1000 vaches,  sujet d’actualité pourtant brûlant, et qui touche directement les consommateurs. Nous n’en sommes qu’à demi-surpris, car M. Pierre Hantute, Président de l’UFC-Que Choisir d’Amiens-Somme, a voté en faveur du projet lors du Coderst le 23 avril 2012, après avoir assuré M. Kfoury de son soutien évident quelques jours auparavant. Et il n’a jamais expliqué ce volte-face stupéfiant malgré des courriers réitérés. Il faut, en l’occurrence, que cette association qui se dit au « service des consommateurs pour les défendre » se prononce clairement sur le sujet. Comment comprendre qu’elle reste dans l’ombre au moment même où le public se mobilise ? Donc, y en a-t-il parmi vous (adhérents à Que choisir ? ou non) qui seraient prêts sans tarder à contacter le Siège - soit par tél. : 01 43 48 55 48, soit en allant au 233 Boulevard Voltaire 75011 Paris -  pour leur demander un soutien ferme face au problème des 1000 vaches ? Ou prêts à contacter l’une des 160 associations locales (coordonnées à trouver sur http://www.quechoisir.org/un-litige ) pour leur demander de faire remonter au Siège, à Paris, notre attente d’une action médiatique forte de leur part à ce sujet ?
 
Tous et toutes, faites le choix d’AGIR ! Pour vous, et pour l’avenir, ne cédez pas. Comme une pelote emmêlée, tous les problèmes se tiennent. Tirez un fil et ne le lâchez plus, vous verrez le nombre de changements qui en résulteront ! En Somme, on ne se couche jamais !

Ne rien lâcher qui soit inique, injuste, contraire aux intérêts et à la bonne santé des citoyens lambdas. Lutter avec NOVISSEN , c’est refuser ces projets démentiels, nuisibles, délirants.

C’est clamer : NON ! NOUS NE VOULONS PLUS ACCEPTER D’ETRE MALTRAITES PAR NOS GOUVERNANTS. STOP !

 

pour rappel que les gens en Somme sont toujours en éveil ... http://blogs.mediapart.fr/blog/la-dame-du-bois-joli/160114/dans-la-somme-ne-dort-pas-ne-nous-couchons-jamais


SOURCE /  MEDIAPART

Publié dans environnement

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