Gennevilliers : ANRU dégage ! Résistance à la restructuration urbaine aux Agnettes

Publié le par dan29000

Gennevilliers : contre la restructuration urbaine aux Agnettes !

 

Tract diffusé dans le quartier des Agnettes à Gennevilliers (92) contre la restructuration urbaine et les projets de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) qui visent à la destruction d’une partie du quartier, à la spéculation immobilière et à la fin des logements à loyers vraiment sociaux.

 

 

Nous habitants des Agnettes contestons la soi-disante « concertation » sur la restructuration capitaliste du quartier. Voici nos revendications simples, basées sur le terrain.

La spécificité de notre quartier est d’avoir des espaces verts, d’être ouvert et de bénéficier de vrais logements sociaux solides avec des loyers vraiment sociaux.

Nous pensons en effet que l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) n’a pas à mettre son nez dans notre quartier. Financée par les fonds publics, elle favorise la spéculation.
Nous ne voulons pas que cette agence nous réaménage parce que concrètement cela consisterait à :

  • Détruire toute la rue des Agnettes,
  • Démolir en partie la barre Victor-Hugo pour construire des routes qui n’ont aucune utilité (alors que manquent les logements),
  • Et édifier des barrières partout autour des petits bâtiments restants pour mettre les habitants en cage et rassurer les nouveaux propriétaires (et ils se moquent de nous en appelant ça « résidentialisation »). La spécificité de notre quartier est d’avoir des espaces verts, d’être ouvert et de bénéficier de vrais logements sociaux solides avec des loyers vraiment sociaux. L’ANRU n’a donc rien à y faire, ni pour détruire ni pour nous couper de nos voisins. Non à l’ANRU !

Nos revendications

  • Nous exigeons la réhabilitation des bâtiments de la rue des Agnettes sur les fonds municipaux, donc notre argent, parce que c’est une urgence !
  • Nous exigeons l’arrêt du « harcèlement » que subissent nos voisins et amis de la rue de l’Association. En quelques mois, leurs conditions de vie sont devenues un enfer à cause de la destruction des bâtiments autour d’eux. Nous dénonçons des méthodes d’intimidation. Ils ne partiront pas, ni eux ni personne !
  • Nous demandons le développement des espaces verts et, pour toute nouvelle construction, des logements construits aux conditions du « PLAI » qui offrent le plus de garanties pour les classes populaires.

Se posent aussi la question de la nouvelle future post-station des Agnettes (oui, encore ! c’est le retour du retour), qui implique la destruction des logements du 1 au 9 et du 11 au 21 (dans notre cœur, le « 11-21 ») de la rue des Agnettes.
Pourquoi devrait-on détruire ces logements solides et en bon état pour faire une deuxième station ?
Nous exigeons le raccordement en sous-terrain et sans nuisance !

La question primordiale reste le maintien des habitants et l’accès à des logements hors de la logique de profit notamment pour les plus modestes. Nous ne l’oublions pas !

La restructuration capitaliste de la ville n’apporte aucune solution à nos problèmes, nous le voyons clairement avec le nouvel écoquartier République-Brenu-Chandon

La restructuration capitaliste de la ville n’apporte aucune solution à nos problèmes, nous le voyons clairement avec le nouvel écoquartier République-Brenu-Chandon : plus de 80 % des demandeurs sur notre ville ne peuvent accéder qu’à un logement très social, et là où l’on pouvait en construire, il n’a été fait par la municipalité et les promoteurs que de l’accession à la propriété et du logement intermédiaire (« intermédiaire » ? traduction : des « HLM » pour les riches).

Nous contestons cette concertation car le débat est confisqué par un projet en kit imposé, fantasmé par des architectes mégalos qui ne vivent pas aux Agnettes, et soutenu par des élus incapables de nous avouer l’absence d’utilité de « leur » projet !

Nous ne voulons pas de cette démocratie de vitrine, non merci !
Ne nous laissons pas faire !

ANRU, dégage !

contact :
Les Agnettes en colère
lesagnettesencolere@gmail.com

 

SOURCE / paris-luttes.info

Publié dans environnement

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