La reproduction artificielle de l'humain à l'ére technologique

Publié le par dan29000

Nous poursuivons avec cette livraison ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=496 )

notre série sur La Reproduction artificielle de l’humain à l’ère technologique.

 

Le  premier épisode, La Stérilité pour tous et toutes !, montrait comment - conformément au principe de la destruction créatrice (Schumpeter) - le capitalisme et l’industrie chimique détruisaient les facultés humaines de reproduction, gratuites et naturelles, avant d’y substituer des solutions marchandes et technologiques : c’est la  politique de la terre brûlée. Rien de surprenant puisque la survie du capitalisme est liée à sa capacité à faire argent de tout ; et que cette capacité de marchandisation totale coïncide avec une volonté de toute-puissance, de maîtrise totale du monde matériel comme des sociétés qui s’y cultivent. D’où l’essor d’une économie et d’une industrie du produit enfant (PMA/GPA), aux règles on ne peut plus ordinaires. Vous choisissez sur catalogue, vous commandez, vous payez, vous êtes livré. Parce que tel est votre bon plaisir et que vous le valez bien. Ni plus ni moins que pour un veau acheté en batterie, ou des crèmes de beauté sur Internet.

C’est cette économie - ces usines à bébés - que nous fait ici visiter Alexis Escudero. Combien ça coûte ? Combien ça rapporte ? A qui ? Comment ça se passe ? Où ça se passe ? Etc. On verra parmi d’autres merveilles que loin de se limiter aux individus stériles, le marché compte de plus en plus de clients fertiles, mais désireux de designer au mieux leur progéniture. C’est que la Reproduction artificielle de l’humain (RAH), restaure à un point inédit dans l’histoire, le droit des parents (et de leurs fournisseurs), à disposer de leurs enfants.

On verra que les plus agressifs promoteurs de cette artificialisation et marchandisation de l’enfant viennent de cette gauche sociétale-libérale, sinon libertarienne, qui n’a plus d’autre projet de société qu’un cannibalisme high tech et - bien sûr - éthique, équitable, innovant, égalitaire, etc.

Le magazine Books de mai 2014 qui consacre un dossier au sujet,   demande en couverture : " L’argent peut-il tout acheter ?" Et vous, qu’en pensez-vous ?

Quant à l’auteur, Alexis Escudero, il ne s’agit pas d’un logiciel ni d’une machine à traitement de texte. Nous ne garantissons pas qu’il écrive à la main, mais il pense par lui-même.

Merci de faire circuler,
Pièces et main d’oeuvre

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