Tan ar Bobl, le troisième album des Ramoneurs de menhirs

Publié le par dan29000

Début juillet est sorti le troisième album des Ramoneurs de menhirs : Tan ar Bobl, une occasion d'un entretien avec Loran le guitariste pour Côté Quimper, et Bella Cia en live.

Dan29000

 

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Propos recueillis par Michèle Chaouadi

 

L’esprit contestataire de Dans an Diaoul (la danse du diable) en 2007 et Amzer an Dispac’h (le temps de la révolte) en 2010 se retrouve-t-il dans votre troisième album ?

 

Tan ar Bobl, le feu du peuple en breton est l’album du ralliement des peuples en résistance partout dans le monde. Il montre combien les minorités culturelles sont toutes liées entre elles dans une même lutte contre le rouleau compresseur de la mondialisation. On reprend des chants traditionnels kabyle, touareg, grec mais aussi un morceau anarchiste ukrainien qui colle bien avec l’actualité. C’est encore plus flagrant dans Ibrahim, le 4e morceau. C’est le titre emblématique des Béruriers noirs en 1986 qui reprend un texte du célèbre poète palestinien Mahmoud Darwich.  Tan ar Bobl est sorti avant les premiers bombardements à Gaza par les Israéliens. Un peu comme si on avait senti les choses arriver.

 


 

Le tout en breton…

Comme toujours. Le biniou et la bombarde sont omniprésents. On sonne même à deux binious dans l’un des morceaux, ce qui ne s’est jamais vu jusqu’ici. Annie Ebrel est à l’origine de deux morceaux de l’album : Ar We’enn-Avalow fait l’apologie du cidre et Ar Paotr Disoursi, une gavotte de l’Aven très peu jouée parle des enfants terribles, ce qui lui a fait pensé aux Ramoneurs. Et puis, le titre de l’album est un clin d’œil au concours de musiques traditionnelles Kan ar Bobl qu’on a remporté en 2008. C’est dire combien la culture bretonne est ouverte. On reproche souvent aux Bretons d’être repliés sur eux-mêmes du fait de leur attachement à leurs traditions. Or ils sont partout dans le monde, mélangent volontiers leur culture avec d’autres… C’est plutôt le FN qui prône le repli sur soi en profitant du mal-être des gens déracinés par le culte de l’argent, le rêve américain.

SOURCE et suite de l'entretien

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