Toujours plus de milliardaires en France

Publié le par dan29000

IL N’Y A JAMAIS EU AUTANT DE MILLIARDAIRES EN FRANCE

dimanche 31 août 2014

Les 500 plus fortunés de France se sont enrichis de 25 % en un an

Le Monde.fr avec AFP

 

Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d’un quart en un an, rapporte l’hebdomadaire Challenges à paraître jeudi 11 juillet.

- Leur richesse cumulée s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée depuis 1996, année où Challenges a lancé le classement des "500".

- Elle a quadruplé en une décennie et représente 16 % du produit intérieur brut du pays.

- Elle compte aussi pour 10 % du patrimoine financier des Français, "soit un dixième de la richesse entre les mains d’un cent-millième de la population", affirme Challenges.

- Ce groupe de 500 compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année dernière, précise l’hebdomadaire.

Le plus petit des 445 millionnaires affiche, pour sa part, quelque 64 millions d’euros de patrimoine. Et la tendance ne semble pas faiblir.

- Les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois, à 135 milliards (40 % du total). Une embellie qui permet même aux riches français de s’inscrire dans le nouveau palmarès des 100 premières fortunes européennes, publié par le magazine suisse Bilan.

ARNAULT, BETTENCOURT, MULLIEZ…

En tête de liste,

1 Bernard Arnault, PDG de LVMH, affiche une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards.

2 Il est suivi de l’héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt, avec une fortune de 23,2 milliards, qui a fait un bond de 7,9 milliards.

3 Gérard Mulliez, du groupe de distribution Auchan, arrive non loin derrière, avec 19 milliards (+ 1 milliard),

4 suivi de Bertrand Puech (Hermès), dont la richesse s’est maintenue à 17,4 milliards.

5 Les suivants sont Serge Dassault, du groupe industriel Marcel Dassault (12,8 milliards d’euros),

6 François Pinault (Kering, 11 milliards),

7 Vincent Bolloré (Bolloré, 8 milliards),

8 le "roi de la bière et du vin", Pierre Castel (7 milliards), qui fait cette année son entrée dans le top 10,

9 Alain Wertheimer de Chanel (7 milliards) est lui aussi un nouveau membre du club des dix.

10 Enfin, le dernier du top 10 est le fondateur de l’opérateur Free, Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du groupe Le Monde) entré dans le classement des 500 plus grandes fortunes de France en 2003 avec 80 millions d’euros et qui pèse actuellement plus de 70 fois plus (5,9 milliards).

QUELQUES BAISSES

L’année n’a cependant pas été aussi profitable à tous les riches de France. C’est le cas de Jacques Servier, qui a pâti des suites de l’affaire du Mediator, qui ont réduit de 15 % la valorisation du groupe pharmaceutique. Le financier Romain Zaleski, actionnaire d’Eramet et étranglé par ses dettes, a subi une baisse de 40 % de sa fortune et doit vendre peu à peu ses autres participations.

Le secteur automobile est également particulièrement touché. La famille Peugeot, ancien membre du top 10, a ainsi vu sa fortune baisser en deux ans de 70 %.

LES FRANÇAIS BIEN PLACÉS EN EUROPE

Selon le classement des 100 familles les plus riches d’Europe, publié mercredi par le magazine suisse Bilan, c’est l’Espagnol Amancio Ortega Gaona, un autodidacte de 77 ans qui a créé le groupe textile Zara, qui est la première fortune d’Europe, avec un patrimoine de 40,9 milliards d’euros. Un quart de ces cent familles très riches vivent en Suisse.

En deuxième position figure le Suédois Ingwar Kamprad (Ikea), suivi par Bernard Arnault (LVMH) et Liliane Bettencourt (L’Oréal). Les Français sont bien représentés dans le classement avec quatre fortunes dans les dix premiers (familles Arnault, Bettencourt, Mulliez et Hermès). Au total, ce classement compte douze familles françaises.

"VIEILLE ÉCONOMIE" PAS NUMÉRIQUES DU TOUT

Au total, 26 des familles les plus riches d’Europe vivent en Suisse dont trois sont françaises (Castel (vin, bière), Wertheimer (Channel), Louis-Dreyfus (matières premières)).

Les Français ont fait fortune dans le domaine du luxe, comme les Italiens, alors que les Allemands sont plus actifs dans les biens de grande consommation.

Enfin, ce classement montre qu’en Europe les "grandes fortunes actuelles sont issues, à quelques exceptions près, de la ’vieille économie’", relève le journal, qui ajoute que "les secteurs des nouvelles technologies de l’information sont quasiment absents de ce palmarès".

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Challenges

Ils sont 67 parmi les 500 grandes fortunes de l’Hexagone.

Après une hausse de 25% en 2012, leur patrimoine a encore progressé de 15%. Grâce à la bonne santé de leur entreprise, mais pas seulement...

Et si Thomas Piketty avait raison ? Si les inégalités se creusaient à nouveau en France ? Comment, en effet, ne pas être frappé, dans un pays où le pouvoir d’achat de l’immense majorité stagne ou régresse, par la progression du patrimoine des plus riches ? Selon l’économiste français, le 1% de la population ayant le plus de patrimoine détient aujourd’hui 25% de la richesse nationale, contre 23% en 1970.

Une concentration que confirme notre 19e classement, établi après une enquête contradictoire : le montant total des 500 premiers patrimoines professionnels français a augmenté de plus de 15% en un an, pour atteindre 390 milliards d’euros. Cet enrichissement global se traduit également par une progression du nombre de milliardaires. Ils sont désormais 67, soit 13 de plus que l’an passé.

La France n’est pas une exception : le magazine Bilan, qui suit les 100 plus riches résidents suisses – dont 15 Français –, estime que leur fortune a augmenté de 12% en un an.

Le constat est sans appel : les entreprises familiales vont bien, et parfois même, très bien. A la manière d’Altrad, leader européen de l’échafaudage et de la location de bétonnières, qui boucle son centième rachat. "Nous avons une croissance à deux chiffres depuis trente ans", confirme son PDG et fondateur, Mohed Altrad (61e fortune, avec 1 milliard d’euros).

Le rôle indirect des banques centrales

Ces confortables valorisations ne sont pas seulement dues à la bonne santé des entreprises. Pour relancer une machine économique qui tourne au ralenti, les banques centrales ont, depuis quelques années, fait tourner leur planche à billets et prêté à taux nul, ou même négatif. Conséquence : nos économies sont submergées de milliards qui vont s’investir de préférence sur les beaux actifs réels, comme les participations dans les sociétés, cotées ou pas, l’immobilier et… les biens de luxe.

Cela explique en partie la belle progression des ventes du groupe LVMH dont l’actionnaire, Bernard Arnault, conforte cette année sa place de première fortune française, à 27 milliards, soit 2,7 milliards de plus que l’an dernier. Cela explique aussi celle du patrimoine des actionnaires de Chanel, Alain et Gérard Wertheimer (5e, avec 14,5 milliards). Mais dans leur cas, il faut aussi tenir compte de la réévaluation que nous avons faite suite à la révélation par Challenges de leurs comptes consolidés.

Fortune faite, ils achètent des palaces

Les taux d’emprunt très attractifs ont aussi permis aux opérations de fusions-acquisitions et d’investissement de reprendre de plus belle, menées aussi bien par des dirigeants tels que Xavier Niel (9e, avec 8,5 milliards) avec Kima, ou Marc Simoncini (431e, avec 100 millions) avec Jaïna, que par des fonds financiers. Leurs cibles  ? Des start-up prometteuses ou des groupes à l’actionnariat familial fragmenté, désuni ou désireux de passer la main. C’est ainsi qu’Arkopharma a été cédé au fonds Montagu pour 300 millions, ou que Jean-Claude Marian a accepté de céder une partie de ses titres Orpea.

Mais une fois l’entreprise vendue, que faire de son argent  ? Car céder sa société, c’est aussi passer du statut fiscalement confortable de dirigeant actif, et donc exonéré d’ISF, à celui d’actionnaire oisif, lourdement taxé sur la fortune. La solution  ? Vite retrouver une activité. Et si possible agréable… comme l’hôtellerie.

Les riches en sont fous, qu’ils soient promoteurs (Christian Terrassoux, Patrice Pichet), restaurateurs, (Robert Zolade), ex-producteurs à la télévision (Stéphane Courbit, Arthur), transporteurs (Norbert Dentressangle, Deret), ex-assureurs (Hubert Guillard, famille Bessé), bijoutier (Robert Mouawad), ou encore ex-vendeur de ceintures herniaires (Jean-Claude Lavorel). Il y a encore quelques années, les riches étaient fascinés par les terroirs des grands vignobles. Aujourd’hui, ce sont les étoiles des hôtels.

EN MILLIARDS D’EUROS

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