Ukraine : l'aveuglement d'une partie de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite

Publié le par dan29000

Ukraine: l'incroyable aveuglement d'une partie de l'extrême-gauche et de l'extrême droite

 

 
 
 
 
 

Que de nombreux Français soient méfiants, voire hostiles à la politique intérieure et étrangère des Etats-Unis, comme je le suis, cela peut facilement se comprendre. Que l’extrême droite française rêve plus ou moins en secret du pouvoir anti-démocratique de Poutine appuyé sur la religion, le racisme et le nationalisme, cela ne surprendra certainement pas un grand nombre de Français.

Mais qu’une partie de l’extrême gauche française soutienne Vladimir Poutine au nom de son tropisme anti-américain me parait-être un dévoiement de la pensée de gauche et des valeurs démocratiques qu’elle est censée promouvoir. Cela défie l’entendement.  Même si  cela passe par la détestation de la CIA, de l’Otan et de l’Europe et une accumulation de mensonges.

Et cela devient tragique quand cette détestation aboutit à la négation répétée des circonstances de l’invasion progressive de l’Ukraine qui se poursuit depuis des mois, au refus d’admettre que l’avion de la Malaysia Airlines a été abattu, par maladresse, par les rebelles pro-russes expédiant un missile dont les deux batteries et le camion-radar ont été fournis par le régime de Poutine et aux démentis de la présence des forces armées russes, blindés et forces spéciales.

Que le nouveau pouvoir ukrainien soit loin d’être parfait, même s’il a été élu dans un scrutin reconnu démocratique par les observateurs, ne justifie pas cet aveuglement systématique qui amène certains militants d’extrême gauche et tous les militants d’extrême droite à trouver à l’unisson  toutes les excuses possibles et imaginables à la Russie et à nier les évidences : un pouvoir du Kremlin exploitant dans son pays le nationalisme provoqué pour attaquer un autre pays après l’avoir privé d’un territoire annexé, la Crimée, sans le moindre recours à une consultation démocratique.

Faut-il que ces gens soient aveuglés par la haine et les présupposés idéologiques pour qualifier le régime ukrainien de « nazi », pour refuser la réalité d’une guerre qui ne veut pas dire son nom et dont les journalistes, dont je suis, ont constaté la réalité. Une offensive qui vise à créer un « nouvel Etat » sur la ruine d’un autre aux seules fins de prolonger l’empire du tsar jusqu’à la Transnistrie occupée par les militaires et l’idéologie de la « grande Russie » depuis des années aux dépends de la Moldavie…

 

SOURCE / MEDIAPART

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