CGT, Medef, et collaboration de classe sur les seuils sociaux

Publié le par dan29000

LEPAON ET SA BANDE DOIVENT DEGAGER DE LA CGT !!!

 


de : Le Réboursier
mercredi 26 novembre 2014 -

 

La coupe de la collaboration de classe du bureau confédéral de la CGT est pleine ! En voici une nouvelle illustration.

" UNION NATIONALE DES AFFAIRES SOCIALES SNTEFP - CGT

 

Adresse du SNTEFP - CGT au bureau confédéral

 

 

Paris, le 24 novembre 2014,

 

camarades,

Le SNTEFP a pris connaissance par voie de presse des propositions formulées le 13 novembre 2014 par les représentants de la confédération, dans le cadre des "négociations" interprofessionnelles sur le dialogue social et la représentativité des salariés. Alors même que Thierry LEPAON avait affirmé à juste titre au mois d’août qu’il ne négocierait rien sur les seuils sociaux, la confédération se prononce aujourd’hui pour l’abandon de l’obligation d’organiser l’élection des délégués du personnel dans les entreprises de 11 à 49 salariés, et propose d’y substituer une commission paritaire territoriale dont les prérogatives resteraient à définir.

ELLE CEDE AINSI EN PARTIE AUX REVENDICATIONS DU PATRONAT, POUR QUI LA SUPPRESSION DU SEUIL DE 11 SALARIES CONSTITUE L’OBJECTIF PREMIER DES PRETENDUES NEGOCIATIONS.

Certes,le projet présenté par les négociateurs confédéraux propose que des élections puissent toujours être organisées dans l’entreprise à la demande de deux salariés. Mais l’on passerait d’une OBLIGATION PESANT SUR L’EMPLOYEUR, à une faculté des salariés de demander à leur patron d’organiser les élections. Dans un contexte de chômage de masse, on imagine la pression que subiront ceux et celles qui voudront exercer cette faculté !

Pour SNTEFP - CGT, s’il est juste de chercher à développer la représentation des salariés des TPE, cela ne peut se faire en renonçant à la présence de représentants du personnel au sein des entreprises. C’est bien parce qu’ils sont dans les entreprises au quotidien que les délégués du personnel peuvent interpeller les employeurs, défendre leurs collègues ou alerter efficacement l’inspection du travail.

Le SNTEFP-CGT demande en conséquence l’abandon des propositions développées par les négociateurs confédéraux le 13 novembre 2014, qui n’ont par ailleurs jamais fait partie des repères revendicatifs CGT.

De même que pour l’ANI de janvier 2013, l’issue de la " négociation " est déjà contenue dans le document d’orientation du gouvernement, qui reprend l’ensemble du raisonnement patronal. Le devoir de la CGT est donc de mobiliser l’ensemble des salariés pour éviter les régressions sociales historiques que le gouvernement et le MEDEF sont déterminés à imposer.

Le Bureau National du SNTEFP-CGT "

Via Le Réboursier, Syndiqué CGT

 

SOURCE / BC

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