Eau argentée, actuellement en salles

Publié le par dan29000

« Eau argentée » : mille et une images de Syrie, et le cinéma fut

 

|  Par Emmanuel Burdeau

 

Sortie d'Eau argentée d'Ossama Mohammed et de Wiam Simav Bedirxan, lui, 60 ans, en exil à Paris, et elle, 35 ans, risquant sa vie dans les ruines de Homs. Un film de guerre qui se risque à mixer et monter toutes les images du monde pour leur offrir la liberté des poètes.

 

Sur un écran noir, ces mots, en français et en arabe : « Et le cinéma fut. » La première vision humaine donnée par le film que cosignent un cinéaste syrien confirmé et une jeune poétesse kurde, Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan, est celle d’une naissance : les vagissements, dans une bassine, d’un nouveau-né à qui l’on coupe le cordon ombilical. On ne voit pas grand-chose. Des paquets de pixels se promènent dans le cadre, tantôt solides, tantôt bavants. Ils semblent à la fois exposer et protéger la venue au monde.

Suit un adolescent en slip, accroupi dans un coin, qui se lève et qu’on torture, le forçant notamment à baiser un pied. Le cadre est maintenant rectangulaire, mais on ne voit pas grand-chose, à nouveau. Puis un carton explique que cela s’est passé dans la ville de Deraa, que la famille est intervenue en vain, qu’il lui fut répondu d’oublier son enfant et de commencer à en faire d’autres. C’est alors que sur un écran noir, en français et en arabe, s’impriment ces mots : « Et le cinéma fut. »

Eau argentée est composé pour une part importante de telles images trouvées sur Internet, notamment sur Youtube, témoignant à la fois des horreurs subies par le peuple syrien et de sa révolte contre le régime de Bachar al-Assad. Ce n’est pas la première fois que nous voyons ces images de violences ou de manifestations, de foules dans les rues de Homs, de torture ou au contraire d’insurrection. Il se peut même qu’au moment où commence Eau argentée, nous en ayons soupé, de ces images. N’ont-elles pas déjà trop circulé, reprises ou citées sur les réseaux sociaux (le plus souvent), au cinéma (parfois), à la télévision (plus rarement) ?

C’est la première fois en revanche qu’est largement montré, distribué en salle et commenté un film qui ose appeler « cinéma » et même  nouvelle naissance du cinéma, cette matière éparse si abondante et si diverse que nul ne saurait prétendre pouvoir en dresser l'inventaire.

La sélection d’Eau argentée à Cannes il y a six mois, hors compétition, sa diffusion sur Arte en septembre, sa sortie en salle ce 17 décembre dans une version un peu différente ont suscité et susciteront maints éloges. Tous sont appropriés. De même que sont appropriées l'admiration et l'émotion suscitées par l'histoire d'Ossama Mohammed et de Wiam Simav Bedirxan, lui en exil à Paris et elle risquant sa vie parmi les ruines de Homs, le film qu'ils ont fait ensemble, à distance et sans se connaître, correspondant via Facebook et ne se rencontrant qu'à l'occasion de la projection cannoise – heureux dénouement aujourd'hui inclus dans le film.

Il est pourtant étonnant – pour rester poli – que la majorité des commentateurs s’applique à passer sous silence l’opération décisive et peut-être inédite consistant à déclarer qu’appartient de plain-pied au cinéma ce pêle-mêle d’images sans auteur où le beau côtoie l’affreux et le voyeurisme l’inspiration parfois heureuse, sinon bénie. Il semble qu’il y ait là quelque chose qu’on ne veuille pas voir, en dépit de l’extrême clarté à cet égard d’un film aussi épris de didactisme que de poésie.

Une telle opération a sans doute de quoi surprendre voire choquer, accomplie dans un contexte de guerre civile où les préoccupations de nomination et d’attribution esthétiques peuvent aisément être jugées secondaires, voire déplacées. Cette opération n’est pas neutre non plus, loin de là, dans un autre contexte, celui des images en mouvement. Le problème de ce qu’il faut ou ne faut pas nommer « cinéma » y agite en effet les spécialistes depuis une vingtaine d’années. C’est que le cinéma semble menacé de deux côtés à la fois, en haut par l’art contemporain et la venue au film de plus en plus d’artistes, et en bas par Internet et par la multiplicité de ce qu’on ne désigne presque plus sous le vocable de « nouvelles images ».

Ce sont les cartons, c’est la voix off murmurée d’Ossama Mohammed qui parlent de cinéma et qui décernent à toutes ces images récoltées en ligne le titre à la fois glorieux et funeste de « plus long film de l’histoire du cinéma ». Mohammed ne déteste pas l’emphase mais il est précis. On peut même dire qu’il fait preuve de prudence dans son audace. Il n’emploie pas « cinéma » à la place de « beauté » ou de « morale », il n’y a pas recours pour signifier que les images trouvées en ligne se situent du bon côté de la ligne, du bon côté esthétique et du bon côté éthique.

Eau argentée distingue au contraire avec beaucoup de force le « cinéma des tueurs », ces images tournées et parfois mises en scène par les bourreaux, du « cinéma des victimes », ces images de manifestations, de secours porté aux blessés, de cadavres qu’on essaie de tirer – par un fil muni de crochet – pour les mettre à l’abri, alors même que plus rien ne peut les protéger. Le lyrisme d’Eau argentée est tout l’inverse d’une ingénuité, ainsi que le montrent encore ces paroles prononcées devant trois visions de corps ensanglantés : « Take One »… « Take Two »… « Take… my heart »

Le montage

Une des images trouvées sur Internet par Ossama MohammedUne des images trouvées sur Internet par Ossama Mohammed
 

Il est dommage, mais au fond logique que certains se proposent de défendre Eau argentée en occultant l’opération majeure accomplie par le film. C’est que, pour eux, gardiens du temple, Internet et YouTube demeurent précisément le contraire du cinéma, la limite à ne pas franchir, par excellence. Et c’est qu’ils n’acceptent d’employer le mot magique qu’à condition d’être assurés a priori que son usage sera bien sain, et sauf : depuis une vingtaine d’années, « cinéma » est ainsi devenu le nom d’un pré carré, d’un espace sanctuarisé, autant voire davantage que le nom d’une pratique, d’un art ou d’un lieu où l’on va voir des films.

Nous autres, qui pour rien au monde ne voudrions devenir gardiens du temple ou douaniers de la bonne conformité des usages, préférons donc employer le mot « cinéma » avec défiance. Ou, au contraire à tout bout de champ, pour brouiller les pistes et en gardant en tête la phrase de Michel Foucault : « Ne me demandez pas qui je suis et ne me dites pas de rester le même : c’est une morale d’état civil ; elle régit nos papiers. »

Nos fonctionnaires critiques soucieux d’état civil peuvent bien pressentir qu’il se passe quelque chose d’important avec Eau argentée, ils n’ont hélas aucune chance de saisir quoi. Car leur affaire reste de police, et ce film n’a rien à voir avec ça. Ossama Mohammed a dit combien certaines de ces images l’avaient frappé par leur puissance et leur beauté, combien il avait eu l’impression d’assister en direct à la naissance d’un nouvel art. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il se laisse aller à la confusion. Lorsqu’il parle ainsi, il n’a pas la bêtise d’affecter ces mots, « cinéma », « art », d’un signe nécessairement positif, d’un point de vue moral ou éthique.

C’est précisément, c'est positivement ce qui fait de lui un artiste et un cinéaste : ne pas fermer mais ouvrir les portes du domaine de ce qui, alors, est bien autre chose qu’une simple juridiction. Et mieux encore qu’ouvrir les portes : les entrouvrir, les faire bâiller comme bâillera tout à l’heure, à Cannes, la porte électronique derrière laquelle s’embrasseront pour la première fois Ossama Mohammed et sa co-signataire, Wiam Simav Bedirxan.

C’est très clair dès l’apparition de ces mots : « Et le cinéma fut. » Il faut déjà la lire, cette phrase, et prendre conscience de la témérité dont il a fallu fait preuve pour la placer ici, si près d’images d’horreur. Ce geste-là, redisons-le, est considérable. Nous ne pouvons pas faire comme s'il n'avait pas lieu. Mais ce geste n’est pas qu’une déclaration, encore que ce seul aspect soit d’une importance primordiale.

Regardons : la phrase est insérée entre deux séries de plans. La première est celle décrite en commençant, le bébé puis l’adolescent, les pixels qui exposent et qui recueillent, le miracle de la naissance et le cauchemar de la mise à mort traversés en peu de secondes… La seconde série est celle de manifestants avançant dans les rues de Homs aux cris de « Liberté ! Liberté ! » et de « Libérez nos enfants ! ». La déclaration ne vient donc pas seule. Avec elle vient aussi le montage. Et ce montage sert à ouvrir une question pour la laisser béante. Laquelle ? Celle de déterminer si le cinéma a commencé avant la phrase qui le nomme ou s’il n'arrive qu’après. Si cette phrase en est la signature ou si elle en est l'annonce. Si le cinéma était déjà dans les images qui précèdent, celle d’une naissance, d’une enfance assassinées. Ou s’il ne naît qu’après, avec les cris d’appel à libérer les enfants qu’à l’instant on violentait.

De quelle naissance parle-t-on ? de quelle mort ? Et de quel art dans l’intervalle ? Dans les somptueuses premières minutes d’Eau argentée, le cinéma n’advient pas malgré mais grâce à l’incertitude. Ce n’est pas en transmuant ces images, en renversant leur signe comme une crêpe qu’Ossama Mohammed les rend cinématographiques ou acquiert le droit de les intituler telles. C’est, à l’inverse, en refusant de les affecter d’un signe stable. Ce n’est pas en rachetant leur ambiguïté mais en la prolongeant.

S’il y a bien transmutation, elle n’est alors que dans le passage d’une ambivalence morale à une ambivalence esthétique. Elle n’est pas dans l’annulation, mais dans le rehaussement de la première ambivalence par le moyen de la seconde. Elle ne loge pas dans l'autorité de la nomination, elle loge au contraire dans la fragilité de celle-ci, dans son impouvoir : Ossama Mohammed ne sait pas, au juste, ce qu'il déclare « cinéma »… Rien de sauf, ni même de sain, dans une telle tâche : que du risque. Et rien d’autre que le montage comme mesure – instrument et évaluation – de ce risque.

L'exil

Le premier plan d'« Eau argentée »Le premier plan d'« Eau argentée »
 

Il est impossible de trop y insister. Ceux qui louent Eau argentée parce qu’il change le plomb en or, parce qu’il transforme en beauté une matière supposément obscène se mettent le doigt dans l’œil. La discrimination de l’obscène et du beau n’est pas le souci de ce film, bien que le montage soit essentiel à son éclatante réussite, que lui seul puisse en effet introduire une respiration, un battement dans et entre les images glanées ici et là. Mais l’obscénité n’est pas une malédiction à lever ou un incendie à éteindre : elle fait plutôt partie des risques à assumer.

Revenons encore au début, non pas au bébé dans sa bassine mais à ce qui vient avant, à la naissance avant la naissance. Le premier son qu’on entend, alors qu’il fait encore noir, est celui de gouttes qui tombent. Et la première image est celle d’un robinet qui coule au milieu des ruines. Non seulement l’eau sera un leitmotiv du film, mais d’emblée il s’agit de métaphoriser le fameux robinet d’images, de dire que celui-ci continue de couler, même en situation de guerre, surtout peut-être en situation de guerre.

Il s’agit aussi de dire qu’ici il va couler goutte à goutte, avec parcimonie autant qu’avec libéralité. Grande puissance de cette ouverture, dont la sonorité aquatique va bientôt être suivie par celle, assez similaire, d’une notification Facebook, moyen par lequel, on l'a dit, Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan correspondirent tandis que lui était à Paris et elle à Homs.

Ceux qui, à l’inverse, attaquent le film – il est loin de faire l’unanimité, notamment dans le milieu du cinéma – au motif qu’il embrasse toute cette vile matière pour indûment la déclarer cinématographique se trompent en croyant que « cinéma » est un critère, un indice de valeur, et qu’Ossama Mohammed a commis la terrible erreur de l’oublier.

Nous qui ne croyons pas au cinéma comme territoire assiégé ou défendu, nous qui savons quelle guerre fait rage autour de son nom, nous réjouissons au contraire qu’un film s’avance pour offrir en partage ce nom que certains s'acharnent à vouloir confisquer. Mais si nous nous réjouissons de ce grand geste, pour nous-mêmes et pour le cinéma, ce n’est pas au point d’ignorer qu’il s’est produit dans certaines conditions et qu’il en est d’une certaine manière inséparable.

En mai 2011, alors auteur de deux longs métrages de fiction, Étoiles de jour (1988) et Sacrifices (2002), Ossama Mohammed est invité à Cannes pour participer à un débat sur les rapports entre cinéma et révolution. Après le festival, des amis lui déconseillent de rentrer en Syrie. Il s’installe alors à Paris où, dit-il, il ressent chaque jour avec plus de cruauté d’être tenu à l’écart, loin de ce pays où tant de choses se passent.

Tel est le geste d’Eau argentée. Ce n’est pas celui, souverain et gratuit d’un homme qui, pareil à Dieu, déciderait un beau matin de donner un nouveau nom aux choses : et désormais seront appelées « cinéma » toutes les images qui se présenteront… Ce geste est celui d’un homme en exil, prisonnier hors de son pays et qui répond à l’étrange situation d’être enfermé à l’air libre en décidant de libérer ce qui peut l’être, de là où il est, toutes ces images qu’il trouve en ligne et à travers lesquelles il reçoit quotidiennement des nouvelles de son pays.

Car ces images aussi sont prisonnières, en quelque manière, celles des tueurs tout autant que celles des victimes. Prisonnières d’être trop vues comme de ne l’être pas, notamment par le pouvoir. Elles sont, pour certaines, prisonnières d’une sorte de rhétorique télévisuelle ou de reportage. Elles sont prisonnières encore d’être signées par tout le monde et par personne, d’être remisées au rang sympathique mais dérisoire de la pratique amateure. Et prisonnières enfin de n’avoir pour séjour que le lieu sans lieu de l’Internet. Prisonnières d’être nulle part en somme ? Oui, comme Mohammed lui-même.

Le mouvement

Wiam Simav Bedixran parmi les ruines de HomsWiam Simav Bedixran parmi les ruines de Homs
 

Ossama Mohammed libère ces images en décrétant qu’elles inaugurent un nouveau chapitre de l’histoire du cinéma. Cet homme privé de pays décide que le cinéma en comptera désormais un de plus sur sa carte. C’est un fabuleux geste d’émancipation, mais c’est aussi un geste de dernière extrémité, celui d’un homme qui, empêché de filmer, ne peut rien faire d’autre que prendre ailleurs les images qu’il n’a plus latitude de fabriquer et dire qu’elles appartiennent à tous, au cinéma et donc à lui aussi. Double signification, universelle et individuelle, souveraine et contrainte. D’un côté comme de l’autre, rien de gratuit ni d’inconséquent, sinon l’inconséquence suprême d’offrir le statut de l’art à ce qui en est a priori indigne.

Eau argentée est ainsi un journal intime doublé d’un traité sur le cinéma. S’y mêlent des récits de révolte à des récits de ciné-club, des souvenirs de luttes à des souvenirs de débats après la séance, des événements politiques à des citations cinéphiles. Ossama Mohammed rentre dans son pays par le cinéma, par celui qu’il connaît et par celui qu’il découvre et décrète. Et sans cesse il demande au montage et à la voix off d’avoir l’outrecuidance de superposer les deux. Sur des images de train et de rails, il reprend la formule du héros d’Akira Kurosawa, « Dodes-Kaden, Dodes-Kaden ».

Ailleurs, il recadre une scène de Charlot en boxeur prise sur Internet afin que ses pixels riment avec ceux du bébé dans sa bassine, afin que deux enfances et deux cinémas, deux enfances du cinéma se fassent signe, à un siècle, à une heure de distance. C’est une danse, un jeu de jambes dont l’agilité frise à l'occasion l’acrobatie. Un pied dans l’Histoire tout court, un pied dans l’Histoire du cinéma : Eau argentée marche de la sorte, sans craindre de paraître parfois abandonner la première au profit de la seconde.

Art dont la liberté est réinventée depuis la position d’une privation de liberté ; cinéma dont s’échangent sans cesse l’histoire et le présent ; augmentation des possibles sur la base d’une impossibilité foncière. C’est dans cette perspective parfois vertigineuse qu’il faut voir le mouvement en deux parties d’Eau argentée. C’est dans ce mouvement qu’il faut comprendre qu’Ossama Mohammed ait voulu partager deux fois sa signature, avec Wiam Simav Bedirxan et avant cela en annonçant, très tôt, que « C’est un film de mille et une images prises par mille et un Syriens et Syriennes », ajoutant juste après, dans un autre carton, « Et moi ».

Ce mouvement est celui qui va d’un film sans auteur ou dont les auteurs sont mille, mille et un, à un film qui n’a pas un seul auteur mais en a désormais deux, Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan. Une partie du travail et du parcours d’Eau argentée peut se résumer à ce partage entre un homme et une femme, un aîné et une cadette, un cinéaste de 60 ans bloqué à Paris et une jeune femme de 35 ans vivant à Homs et dont le prénom kurde, Simav, signifie précisément « eau argentée ».

 

Un jour de la fin de l’année 2011, Ossama reçoit sur Facebook un message de Simav lui demandant son aide : que ferait-il s’il était à Homs et qu’il avait une caméra ? Quelles images filmerait-il ? Alors commence le deuxième temps d’Eau argentée, au cours duquel Simav va partir dans les rues recueillir des images, d’après les encouragements, parfois les conseils d’Ossama, et les lui faire parvenir via Internet, au gré de connexions capricieuses et dans l’intermittence des coupures d’électricité.

On assiste alors comme à une repersonnalisation du projet, après le libre ébat des « mille et une images ». Simav filme des chats mutilés et les ruines dans Homs. Elle s’attache aux pas d’un petit garçon, Omar, elle improvise une école parmi les gravats… Eau argentée redevient, ou feint de redevenir un documentaire au sens traditionnel. Mais d’une part les « mille et une images » ne disparaissent jamais tout à fait, la vision du bébé revenant à plusieurs reprises, tout comme le leitmotiv de l’eau et des gouttes glissant le long de vitres, à Paris ou à Homs.

Et d’autre part, il ne s’est agi que d’échanger un partage contre un autre, de continuer par d’autres moyens de refuser d’assigner le cinéma à un seul lieu, à une seule personne. Le nouveau chapitre de l’histoire du cinéma s’incarne à présent, non peut-être sans quelque volontarisme rhétorique, dans la personne et dans les images de Wiam Simav Bedirxan. Ossama Mohammed voudrait qu’elle fasse maintenant un film seule, sans lui. Eau argentée s’achève là, avec l’idée d’un autre passage de témoin, la promesse d’une autre suite, d’un troisième « et » après ceux de « Et moi» et de « Et le cinéma fut ».

 

SOURCE / MEDIAPART

Publié dans écrans

Commenter cet article