A Bure, les manipulations de l'Andra devant la justice

Publié le par dan29000

Bure - Un potentiel géothermique caché

 

Fait partie des actions : En cours

 

Le site de Bure renferme un potentiel géothermique non négligeable. Pour cacher ce potentiel et favoriser la réalisation de CIGEO, l’Andra a fait réaliser un forage en 2008 sans respecter les règles de l’art et a manipulé la présentation des résultats. Le Réseau "Sortir du nucléaire"et cinq associations locales ont assigné l’Andra en responsabilité pour faute.

 

Après avoir conclu en 2005 à la faisabilité du stockage profond pour les déchets HA et MA-VL sur le site Meuse/Hte Marne, l’Andra a été chargée par la loi n° 2006-739 du 28 juin 2006, aujourd’hui codifiée, de choisir le lieu pour l’implantation d’un centre industriel de stockage géologique pour les déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue, dit CIGEO.

Parmi les différents critères à prendre en compte pour le choix du site, figure celui de l’absence de ressource géothermique potentiellement exploitable (voir point A2-­2.2.1 de l’annexe 2 du Guide de sûreté relatif au stockage définitif des déchets en formation géologique profonde du 12 février 2008).

Depuis 1999, l’Andra n’a plus qu’un seul site : celui de Bure dans la Meuse. En décembre 2002, un géophysicien haut-marnais, A. Mourot (aujourd’hui décédé) révèle pour la première fois que ce site choisi est situé juste au-dessus d’une ressource géothermique estimée importante. En effet, lors des grands inventaires de cette ressource qui ont suivi les chocs pétroliers fin 1973 et fin 1979, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) avait décrit cette ressource, localement confirmée par un forage pétrolier en 1989.

Ce n’est qu’en juin 2008, que l’Andra décide de faire prolonger un forage (EST433) jusqu’à cet aquifère géothermique. Elle choisit le groupement d’opérateurs Saunier & Associés - Solexperts – Intera (SIS) pour réaliser les tests. Le rapport définitif des opérateurs SIS est rendu en janvier 2009. Six mois plus tard, l’Andra émet une synthèse du programme de reconnaissance de la zone de transposition 2007-2008. Il est indiqué notamment que « la production mesurée en test dans EST433 (5 m3/h) est nettement inférieure à la gamme de débits des exploitations géothermiques (150 à 400 m3/h) » et que « l’ensemble des résultats indique, en référence à des installations géothermiques existant dans le bassin de Paris dans les mêmes gammes de température, que la ressource géothermique à l’échelle de la zone de transposition est faible ».

Or, la lecture du rapport final des opérateurs SIS révèle qu’ils ont réalisé les tests dans le forage alors que celui-ci était toujours rempli de boue polymère. L’appareillage était donc affecté de multiples obstructions, à l’inverse des bonnes pratiques et des règles de l’art.

D’après les opérateurs SIS, la transmissivité/perméabilité, seule grandeur recherchée, est bonne. Le Trias est donc un bon aquifère géothermique en dépit du débit de 5 m3/h présenté par l’Andra qui s’explique par l’obstruction massive de plusieurs points de l’outil de test par la boue polymère ainsi que par l’utilisation d’une petite pompe de forage de recherche.

L’Andra utilise avec insistance la mesure de 5 m3/h pour avancer la faiblesse de la ressource géothermique du site de Bure. Au regard des préconisations du guide relatif au stockage définitif des déchets radioactifs en formation géologique profonde du 12 février 2008, écarter la potentialité géothermique du site lui permet ainsi de favoriser la réalisation du projet CIGEO.

A partir des analyses du docteur en géologie Antoine Godinot, les associations Réseau "Sortir du nucléaire", Bure Stop 55, le CEDRA, l’ASODEDRA, Les Habitants Vigilants de Gondrecourt et MIRABEL LNE ont adressé, le 17 décembre 2012, un courrier de mise en demeure à l’Andra de s’expliquer sur la dissimulation du potentiel géothermique à Bure. Cette dernière a finalement répondu à cette mise en demeure : selon elle, la ressource géothermique du sous-sol autour de Bure n’est pas exceptionnelle...

Le 3 mai 2013, alors que le débat public sur le projet CIGEO s’apprêtait à commencer, les associations ont assigné l’Andra en responsabilité pour faute en justice, afin qu’elle réponde de ses manipulations.

En octobre 2013, une étude réalisée par le cabinet suisse GEOWATT, expert en géothermie, à la demande du CLIS de Bure, montre clairement qu’il y a de la géothermie économiquement exploitable sous Bure, et vient ainsi confirmer le bien-fondé de l’action en justice des associations.

Cette affaire sera examinée par le Tribunal de grande instance de Nanterre le 5 janvier 2015, à 15h.

 

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Potentiel Bure - Conclusions en réplique du 24/06/14

 

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Potentiel Bure - Note technique n° 2 sur les conclusions de l’Andra

 

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Potentiel Bure - Conclusions en réplique du 23/03/14

 

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Potentiel Bure - Note technique n° 1 sur les conclusions de l’Andra

 

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Potentiel Bure - Réponse Andra

 

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Potentiel Bure - Analyse détaillée
 
SOURCE / SORTIRDUNUCLEAIRE.ORG

Publié dans environnement

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Judith Mannion 24/02/2015 23:10

PLease forward my email address to Antoine Godinot

Thank you

Jude Mannion