Crise de la CGT : Face à Lepaon et Martinez, un congrès extraordinaire maintenant !

Publié le par dan29000

CGT : Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite !
de : Cyril LAZARO


samedi 17 janvier 2015

 

Chers camarades,

 

 

Ce soir, j’ai comme une boule dans la gorge, un sentiment d’inachevé. Nous avons fait trembler la CGT Confédérale quelques instants, nous avons cru pouvoir changer le cours des choses, nous avons cru pouvoir reconstruire une CGT conforme à nos souhaits militants, mais le rideau est déjà en train de se refermer, et tous nos espoirs de changement avec...

Martinez désigné par Lepaon, Martinez qui a rencontré Lepaon en cachette, Martinez qui a bénéficié du vote indu de la Fédération de la Santé, Martinez qui déclare que l’on va créer deux millions d’emplois (mieux que Hollande et le Medef rassemblés), Martinez qui joue déjà du comme si... histoire de faire croire qu’il est déjà ce qu’il ne sera jamais, à savoir le secrétaire général de la CGT.

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite !

Les rebondissements de la succession Lepaon, personnage qui aura réussi à mettre en lumière les côtés sombres de la Confédération, nous ont montré à quel point nous sommes loin d’un mouvement syndical ouvrier, mais bien d’un encadrement ouvrier servant à verouiller les velléités de la classe ouvriere.

Le gouvernement de la CGT est devenu l’outil du pouvoir qui sert de soupape de sécurité pour empêcher tout débordement. Et du haut de cette pyramide, se décline tout un ensemble de structures écrasantes qui chacune à son niveau joue le même rôle sur l’ensemble du territoire.

Ce n’est pas ainsi que la classe ouvrière se sortira de l’ornière dans laquelle nous a placé le Capital, ornière qui nous fait faire du sur place depuis de trop nombreuses années.

Certes, nous grappillons des miettes dans des combats limités à quelques entreprises emblématiques, et nous nous gargarisons de si peu que c’en est pitoyable.

Si la classe ouvrière veut relever la tête, c’est dès aujourd’hui qu’il va falloir faire monter la pression sur nos différentes instances.

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite !

Faudra-t-il marcher sur Montreuil pour se faire entendre ?

Toutes les options sont envisageables et il faudra bien un jour accepter de ne reculer devant rien pour que la CGT redevienne un syndicat ouvrier au service de la classe ouvrière.

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite !

Je suis fatigué d’entendre les phrases vides des dirigeants confédéraux qui se gavent pendant que des camarades se font licencier. J’en ai marre de voir tant de soi disant syndicalistes qui se servent de la CGT pour leurs intérêts personnels. J’en ai marre d’entendre le silence complice des structures lorsque les meilleurs militants se font dézingués par la CGT elle même.

Jusqu’à quand, chers camarades, allez vous accepter cette duperie ?

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite !

Le temps est donc venu, c’est une chance historique. Changeons le cours des choses, mettons toutes nos instances de proximité dans l’impossibilité d’éviter le débat de fond si nécessaire pour redonner l’esprit de lutte, l’esprit d’appartenance à la classe des opprimés face à ce monde du travail qui tue impunément. Forçons nos représentants au CCN à porter le cri de la base, le cri des militants et des syndiqués.

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite !

Ensuite, advienne que pourra, la CGT reconnaîtra les siens !

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

SOURCE/ BC

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