Retraites : des dizaines de milliers d'anciens salariés sans revenus dans le Nord et Languedoc

Publié le par dan29000

Pour les retraités français la méthode administrative finale en expérimentation en région Nord et Languedoc-Rousssillon


de : EulBCE


samedi 24 janvier 2015

 

Une dizaine de milliers d’anciens salariés de la région sont sans revenus, cet hiver, cela fait des mois que cela dure ! Pour une bonne partie d’entre eux, c’est la misère. Ils sont retraités, ils ne touchent rien, pour des questions administratives, tout est bloqué au niveau de la CARSAT (ex-CRAM) Nord-Picardie.

La région Nord Pas de Calais est elle en train de mettre au point la méthode administrative finale ? Comme on en parle assez peu . . . . . . .

 

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. La Voix du Nord 17/09/2014 (Les chiffres sont à actualiser). http://www.lavoixdunord.fr/region/n...

Extrait :D’après les responsables de l’organisme, le stock de dossiers en cours est actuellement de 25 000 alors qu’il est habituellement de 12 000. Résultat : 6 000 dossiers accusent des retards de traitement. La moitié parce qu’ils ne sont pas complets. L’autre moitié parce que la CARSAT n’arrive pas à faire face au flux. Pour les nouveaux retraités qui font valoir leurs droits, l’addition est lourde. Les retraites n’arrivent pas et il faut attendre, en moyenne, trois mois avant que l’argent ne tombe. Henri-Pierre Radondy ne nie pas que la situation est, pour certains, intolérable : « Je comprends cette détresse. Non seulement moi, mais tous mes collaborateurs. »

La politique de Révision générale des politiques publiques (RGPP) a cogné dur dans les effectifs de la CARSAT. Durant plusieurs années, un départ en retraite sur deux n’a pas été remplacé. D’où des problèmes d’effectifs en cas d’afflux important de dossiers. Pire encore, pour une sombre histoire de signature tardive de convention, aucun départ en retraite n’a été remplacé depuis la fin 2013.

Courrier picard 15/12/2014 Picardie : des milliers de nouveaux retraités toujours sans réponse http://www.courrier-picard.fr/regio...

Extrait : Tout cela ne fait évidemment pas l’affaire de centaines (de milliers ?) de retraités qui attendent toujours le versement de leurs pensions. Patricia Duvieubourg, militante caritative du Calaisis qui s’est emparée de la question, enrage : « On nous dit qu’il y a encore 1 000 dossiers en retard, d’après mes informations, il y en a 3 000. Ce problème devient national. Toutes les Carsat sont en difficulté. » Avec une mention spéciale, tout de même, pour Nord-Picardie et le Languedoc-Roussillon…

Témoignage : « La situation me stresse, j’en ai perdu le sommeil ». Muriel Fontaine fait partie des « naufragés » de la Carsat. Partie en retraite le 1er septembre, cette assistante maternelle d’Amiens de 61 ans n’a toujours rien touché depuis de la caisse. Un petit mille euros mensuels en principe. Et pourtant, la néoretraitée a monté sons dossier dans les temps. « J’ai 61 ans, je travaille depuis l’âge de 16 ans. J’ai cotisé plus de trimestres qu’il n’en faut », confie la retraitée qui au bout de trois mois sans salaire, va désormais « au-devant de sérieux problèmes financiers ».

Pour limiter les frais bancaires qui commencent à poindre, Muriel Fontaine tente, par droiture, de régler en priorité les factures du ménage sur le seul salaire (au SMIC) de son mari. Et ne dispose que d’une centaine d’euros pour manger. « Ce qui me bouffe surtout, c’est que mon dossier est à l’étude depuis le 27 juin. On me répond que l’on va le traiter dans les meilleurs délais… quand on me répond. Je ne peux plus joindre directement ma conseillère attitrée. On ne peut plus être reçu à l’agence Carsat d’Amiens non plus. Je ne peux suivre la situation que sur Internet. J’ai appelé en pleurs il y a 10 jours. Quelqu’un de compréhensif au bout du fil m’a dit qu’il me rappellerait. J’attends toujours qu’on me réponde, de même qu’à la lettre que j’ai envoyée au directeur de la Carsat ». En attendant, le temps file et obscurcit chaque jour un peu plus ce passage à la retraite, une étape de la vie que Muriel Fontaine imaginait un peu plus sereine. Pour ne rien arranger, Noël approche. « J’ai quatre enfants et des petits-enfants. Ce premier Noël de retraitée, je vais m’en souvenir, parce que je n’aurai pas pu offrir de cadeaux », se désole encore la grand-mère. Qui assure « ne pas être attachée plus que ça à l’argent ». Mais simplement à ce qui lui est dû, pour subvenir à ses besoins, après une vie de travail.

NDR : Pendant ce temps là, quelques élus se contentent de faire des lettres ou bien de téléphoner aux « responsables » administratifs de ce qui reste de l’état. Eux touchent leur salaire de députés ou Sénateurs. C’est bien payé la lettre ! De qui se moquent ils à faire semblant ? Ils sont bien là pour empêcher toute action. Pourquoi ne pas donner rendez vous à tous les retraités en attente de leur dû le Samedi midi, dans les hypermarchés des régions, prés de caisses, afin de mendier ? Avec une pancarte JE SUIS RETRAITÉ. Dans l’heure qui suit, auchan et carrefour secoueraient le ministre des finances de façon efficace.

 

 

SOURCE / BC

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