En Grèce, les centres de détention pour migrants sans papiers bientôt fermés

Publié le par dan29000

La Grèce s'engage à fermer les centres de détention pour migrants


 

Le nouveau gouvernement a promis samedi de fermer les centres de détention pour migrants sans papiers. Ces centres ont été critiqués à de très nombreuses reprises pour leurs conditions de détention inhumaines. Un nouveau dé-tricotage de la politique d’extrême droite de l’ancien 1er ministre Antonis Samaras.


15 février 2015 -

 


Le camp d'Amygdaleza le 14 février 2015 (photo équipe Dromografos)

Le camp d'Amygdaleza le 14 février 2015 (photo équipe Dromografos)

 

 

Suite à la mort de 3 migrants cette semaine dans plusieurs centre de détention pour migrants du pays, dont le suicide d'un pakistanais au centre de détention d'Amygdaleza dans la banlieue d'Athènes, le sous-ministre de l'intérieur Yannis Panousis a visité le centre hier, accompagné de journalistes.

"Je suis ici pour exprimer ma honte, non pas comme ministre, mais comme être humain," a-t-il dit. "Je ne pouvais pas croire ce que je voyais. Je ne pouvais vraiment pas le croire. Cela doit changer et cela doit changer immédiatement. Les centres de détentions, c'est terminé".

Les Nations-Unis ont accusé la Grèce de détenir les migrants dans des conditions choquantes, sans chauffage ni eau chaude. Panousis a déclaré que le gouvernement allait mettre en place des centres "ouverts" de réception avec de meilleures installations.

L'ancien gouvernement dirigé par Antonis Samaras avait commencé une opération de ratissage en 2012 également très critiquée appelée "Xenios Zeus" (Zeus l'Hospitalier), provoquant les arrestations de milliers de sans-papiers. Le gouvernement a également exprimé sa volonté de faire cesser cette opération.

Amygdaleza a été le premier centre de détention dédié de la Grèce pour les migrants, et se compose de dizaines de conteneurs qui ont été initialement mis en place pour loger des personnes déplacées par des catastrophes naturelles telles que les tremblements de terre. En août 2013, les détenus s'étaient révoltes dans ce camp, pour protester contre leurs conditions de détention désastreuses.

Des grèves de la faim contre les conditions de détention et les détentions sans limite avaient également été observées dans plusieurs camps à travers le pays, comme à Corinthe et Orestiada.

En octobre 2013, la Cour Européenne des droits de l'homme avait une nouvelle fois condamnée la Grèce pour la violation de plusieurs articles de la convention relative aux droits de l'enfant.

Plus récemment, en octobre 2014, le Conseil de l'Europe avait également dénoncé les conditions de détentions inacceptables en Grèce, notant que "deux femmes ou plus étaient retenues pendant des mois dans une cellule sombre, moisie et délabrée de seulement 5 mètres carrés au sous-sol sans accès à l'exercice en plein air ni aux produits d'hygiène".

 

SOURCE / OKEANEWS.FR


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