Syriza, Tsipras : que certains ne considèrent plus la Grèce comme une colonie

Publié le par dan29000

Il n’est plus tolérable que certains se comportent comme s’ils considéraient la Grèce comme une colonie.

 

« Il n’est plus tolérable que certains se comportent comme s’ils considéraient la Grèce comme une colonie, et les Grecs comme les parias de l’Europe, » a déclaré le Premier ministre Alexis Tsipras, dans son discours devant le groupe parlementaire de SYRIZA avant d’annoncer la candidature de Pr. Pavlopoulos à la présidence de la République.

 

Un jour après l’échec de l’Eurogroupe, A. Tsipras a réaffirmé les positions du gouvernement grec : «Nous travaillons dur pour aboutir à un accord loyal, mais qui exclut l’austérité, le mémorandum qui a ruiné la Grèce, la présence toxique de la troïka.[…] Toute autre solution équivaudrait à achever notre pays. Nous ne sommes pas les mandataires du passé, nous ne sommes pas des gestionnaires des mémorandums, le salut ne vient pas en persévérant dans l’erreur» a t-il déclaré en soulignant : «Nous recherchons une solution, et non l’affrontement pour l’affrontement. Notre seul objectif est de parvenir à une solution viable».

Faisant suite aux déclarations du ministre allemand des Finances, – qui a exprimé la peine qu’il éprouvait à savoir les grecs aux mains d’un gouvernement “irresponsable” – le Premier Ministre a estimé que les propos de Wolfgang Schäuble, marque d’une regrettable perte de son sang froid, ne sont pas seulement irrespectueux envers le gouvernement grec mais le sont surtout envers le peuple grec. «En toute amitié, ajoute-t-il, je voudrais lui conseiller de garder sa peine pour les peuples qui marchent courbés, et non pas pour ceux qui lèvent dignement la tête».

En dénonçant les manœuvres de certains milieux européens qui préfèrent mettre en danger la construction européenne en torpillant la négociation du gouvernement grec, il a évoqué le «curieux» remplacement du texte préparé par le commissaire aux finances Pierre Moscovici, 15 minutes avant l’ouverture de la réunion.

Ce texte en effet, qui évoquait l’extension de l’accord de prêt comme étape intermédiaire avant un nouvel accord et qui avait été approuvé par le gouvernement grec comme cadre de prochaines discussions, a été remplacé par un texte qui imposait la poursuite du mémorandum. Le nouveau texte, conclut A. Tsipras, visait en fait à empêcher la Grèce d’aboutir à un accord avec ses partenaires.

En qualifiant cet acte de provocation irresponsable qui met en danger l’avenir européen, il a ajouté: «Nous, nous invitons toutes les parties à assumer la responsabilité qui leur incombe, et à protéger la fragile stabilité du sud méditerranéen», en soulignant l’importance des enjeux géopolitiques de cette négociation.

En démontrant par ailleurs la détermination de son gouvernement à appliquer son programme malgré les difficultés, A. Tsipras a annoncé aussi le dépôt de projets de loi concernant la protection des résidences principales et l’étalement en cent mensualités des remboursements de prêts bancaires pour les personnes les plus défavorisées, le jeudi 19 février, immédiatement après l’élection du président de la République.

Sources:avgi.gr, left.gr

Vassiliki Papadaki

 

 

SOURCE / SYRIZA-FR.ORG

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