Fissures du FDG et manipulations de Mélenchon, la déception d'une militante

Publié le par dan29000

Mélenchon commence à me gonfler sérieux !

 

 

C'était en fin d'été 2011, sur Street press, à propos des "Indignados". Savez, ceux qu'on remporté la mise, en Espagne, le week-end dernier, quatre ans après.

 

A Grenoble, Mélenchon attend les Indignés en France pour 2012... Avec le candidat qui veut « qu'ils s'en aillent tous ! »

 

Un mouvement des Indignés, pile poil en même temps que la campagne présidentielle, c'est « le vœu » de Jean-Luc Mélenchon. Il nous l'a dit à Grenoble, pendant l'université d'été du Parti de gauche.« On vous avait dit que la révolution citoyenne qui était née en Amérique du Sud viendrait en Europe. Elle a commencé par le Moyen-Orient, la voici en Europe. » Voilà Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, qui se met à rêver de l’arrivée d’un mouvement des Indignés en France, pile poil en 2012. On est à l’université d’été du Parti de gauche, sur le campus de l’université Stendhal de Grenoble. Un millier de militants se retrouvent pour ce qui s’appelle officiellement le « remue-méninges 2011 », manière de dire qu’ici c’est différent des universités d’été dans lesquelles les gué-guerres d’appareils prennent le dessus sur le débat d’idées. Et pour bien appuyer le côté « remue méninges », tous les intitulés des débats sont formulés sous la forme d’une question : « l’euro est-il réformable ? », « la science fait-elle société ? » ou encore une conférence sur « où va la droite ? » où l’orateur Edwy Plenel (Mediapart) est accueilli comme une rock star...

La suite, là : http://www.streetpress.com/sujet/7475-a-grenoble-melenchon-attend-les-indignes-en-france-pour-2012#

Et avec le recul, je crois que vous allez vraiment, rire! Surtout en réalisant où en sont rendus certains protagonistes, cités dans l'article, datant d'il y a quatre ans.

Moi, ça me donnerais plutôt envie de pleurer, car j'en étais actrice. J'y croyais. Autant à ce que disait Jean-Luc, qu'à ce qu'il se passait sur les places espagnoles. Quand à Edwy, ça faisait déjà un an que j'étais abonnée à Mediapart !

J'en étais tellement persuadée, que je m'y suis engagée. A fond. Réunion militante FDG, distribution de tracts et du programme "L'humain d'abord" sur les marchés, meetings, la totale ! D'autre part, j'incitais mes enfants et leurs amis, à rejoindre les premiers groupes "d'indignés" français, à Toulouse et Montpellier. Au plus près de chez eux.

Et c'est là, qu'il faut intervenir : les deux choses n'avaient rien à voir, ensemble ! Ce n'était en aucun cas le FDG qui organisait les événement "indignados", en France. Événements qui furent relativement minoritaires et éphémères, ici. C'était des mouvements autonomes ! Le FDG était en pleine campagne des présidentielles 2012 ! Les deux choses étaient justes concomitantes, parallèles, dans le temps de l'action. En France, comme en Espagne, en Israël, comme aux États-Unis et Canada, plus tard, les indignés, ne laissaient aucun "politique" récupérer leurs revendications et discussions. Ni leader de partis, pas plus que de syndicats, ne pouvaient y prendre la parole au nom de leurs organisations !

J'ai donc voté Mélenchon en mai 2012, totalement convaincue, même si, durant la campagne je n'ai jamais vu de réelle "assemblée populaire"... Des simulacres, oui, entre militants... Sur un sujet donné... Où tout le monde était bien entendu, d'accord. Je râlais déjà un peu sur ce sujet, auprès de mes camarades encartés PG et PC, qui éludaient, gentiment.

Après les élections, les militants comme moi (quatrième pilier), ont été priés de rejoindre leur bac à sable. Un statut associatif fut évoqué, puis vite abandonné. Restaient les 2 piliers PG et PC, seuls décisionnaires et le 3eme pilier (Fase, ex du NPA, Alternatifs et on ne sait plus trop quoi...) dont je n'ai jamais compris comment ils s'y retrouvaient, eux-même... Et c'est là, que le FDG a totalement merdé, perdu ses forces vives et est passé de 11% aux élections présidentielles 2012 à... 1,9% (très exactement !!!) aux dernières élections de 2015. Quel exploit !

Pour moi, exit le FDG. Quand à une union de gauche, des gauches... CQFD. La construction du FDG bancale, ci-dessus, est la meilleure preuve que c'est un échec. Du grand n'importe quoi. Je ne appesantirais pas sur la foirade du 12 avril 2014, contre "l'austérité", où l'on en est même plus à être contre le capitalisme, notez bien ! Bras dessus, bras dessous avec O. Besancenot... Ni la plaisanterie M6r (d'ailleurs, quel succès !), les alliances PC/PS aux municipales et encore aux départementales (là, ça m'a achevé !), quant à la dernière promenade de santé d'avril dernier, toujours contre la vilaine austérité...

Là, ou Jean-Luc Mélenchon me gonfle sérieusement, c'est que si lui et l'intérêt de son blog, se dégonflent de jour en jour, il atteint ces derniers temps, des sommets de ridicule ! J'avais encore une once d'estime pour l'homme et je la perds aussi. Il avait déjà tenté de récupérer la victoire de Syriza en Grèce d'une manière hallucinante, il remet ça avec Podemos en Espagne ! Quasiment, il en est génétiquement le père !

Jean-Luc Mélenchon rêve que la vague Syriza/Podemos "revienne" en France

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-luc-melenchon-reve-que-la-vague-syriza-podemos-revienne-en-france_1683103.html

Mais mon pauvre Jean-Luc, elle ne peut pas re-venir, pour la bonne raison qu'elle n'est pas venue !!!

Quand il parle de liste "citoyennes" pour les régionales de 2015, j'ai carrément envie d'en faire de la chair à pâté. De quoi parle t-il ? Qu'invente t-il dans sa tête ?

Quand je vois cette "récupération" infâme, j'ai honte d'avoir été aussi naïve en 2012.

Du balai !

Pire, les militants FDG ici même, dans les commentaires d'articles et de blogs, nous refont l'Histoire et nous racontent que c'est Podemos et Iglésias qui ont organisé les mouvement de la Puerta del Sol. Podemos étant un jumeau du FDG. Là, j'hallucine !

2011, ce n'est pourtant pas si vieux ! Il y a encore des articles d'archives...

Quel pouvoir de nuisance ! Quel gaspillage. Quelle horreur, pour l'avenir, proche. Désespérant.

En 2011, l'article de Street press se terminait par : "En Espagne, toutes les structures d’opposition se sont disqualifiées" (dixit Jean-Luc Mélenchon !)

Ici aussi, non ?

 

SOURCE / MEDIAPART

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