Fermer Fessenheim, maintenant !

Publié le par dan29000

Par cette pétition, nous exigeons du Président François Hollande qu’il tienne son engagement de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim avant 2017. Les raisons de sécurité et aussi de sûreté qui imposent cette fermeture urgente, dans l’intérêt majeur des populations, lui sont ici rappelées.

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

FERMER FESSENHEIM, C’EST MAINTENANT !

 

Vous avez déclaré le 2 mai 2012 devant les Français : « Je veux fermer Fessenheim pour deux raisons. C’est la plus vieille centrale, prévue pour 30 ans et elle aura 40 ans d’âge en 2017. Et elle est située près d’une faille sismique ».

Votre promesse, depuis lors plusieurs fois réitérée, avait conduit de nombreux citoyens à vous faire confiance. Elle s’appuyait sur deux éléments-clés : la vétusté de la centrale de Fessenheim et le danger qu’elle représente pour les populations.

Comme toutes les centrales nucléaires, celle de Fessenheim est dangereuse et représente de graves risques pour les populations. Mais celle de Fessenheim cumule effectivement des risques spécifiques :

  • Elle est implantée en zone inondable et se situe à env. 8,5 mètres sous la ligne d’eau du Grand Canal d’Alsace dont elle n’est séparée que par une digue, elle-même présentant des fragilités. En cas de rupture de cette digue la catastrophe serait inévitable et serait comparable à un tsunami !
  • Contrairement à la plupart des autres centrales nucléaires PWR françaises, celle de Fessenheim (tête de série) n’a qu’une simple enveloppe de protection en béton, doublée d’une peau en acier qui se déforme !
  • Les deux piscines (recouvertes de simples bâtiments métalliques) et la salle de commande ne résisteraient pas à la chute d’un avion (l’Euro-Airport de Mulhouse-Bâle est à moins de 40 kilomètres ou 6 minutes de vol et l’aérodrome de Bremgarten à 3 Km). Quant aux bâtiments réacteurs, ils ne résisteraient pas à la chute d’un avion de ligne.
  • Cette fragilité pose d’ailleurs un grave problème de sûreté, concernant le risque terroriste. Ceci d’autant plus que la centrale de Fessenheim, implantée juste à la frontière avec l’Allemagne, est devenue particulièrement emblématique pour toute l’Europe.
  • Le radier (plancher de la centrale), même depuis son épaississement (réalisé à grands frais), ne résisterait pas à la traversée du corium. En cas de fusion du cœur nucléaire et en moins de 61 heures (estimation ASN), la plus grande nappe phréatique d’Europe occidentale (qui coule entre 2 et 5 mètres sous la centrale) serait irrémédiablement polluée. Et cette pollution s’étendrait sur tout le bassin rhénan (France, Allemagne, Belgique, Pays Bas). De plus, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire estime qu’en cas de présence d’eau, le percement du radier aurait lieu en moins de 48 heures !
  • L’acier des deux cuves se fragilise sous l’action du flux de neutrons. Différentes études du GSIEN et de Bella Belbéoch (ingénieure ESPCI) montrent qu’après 30 ans de fonctionnement, on entre dans une "zone grise" où l’on ne peut plus prévoir la vitesse de dégradation de l’acier. Or, en 2015 les deux réacteurs de Fessenheim auront déjà chacun 38 années de fonctionnement.
  • Le nombre élevé d’incidents de toute nature montre que la "culture de sûreté", tant vantée par EDF, a été oubliée à la centrale : depuis plusieurs années, Fessenheim détient le triste record du nombre d’incidents pour l’ensemble des centrales françaises. Au vieillissement du matériel se joignent les retards de maintenance, les erreurs humaines et le cumul des incidents. Au printemps 2014, une "fuite d’eau" a dégénéré en inondation ayant entraîné de graves dégradations électriques et une mise en arrêt de 49 jours.

Pour toutes ces raisons, les populations d’Alsace, de Suisse et du Bade-Wurtemberg sont inquiètes. La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim a fait l’objet de nombreuses motions, représentant plus de 180 collectivités d’Alsace, de Franche-Comté, de Suisse et d’Allemagne, soient 2,8 millions d’habitants. Elle a fait l’objet de différents appels solennels signés par des élus, d’autres par des citoyens. Voulez-vous les ignorer ?

Vous aviez, Monsieur le Président, fait cette promesse aux Français : « Je fermerai Fessenheim avant 2017 ». Elle a été entendue par toute l’Europe et marquera la toute première étape vers la sortie progressive du nucléaire et déjà vers sa réduction à 50% annoncée pour 2025.
Aujourd’hui, vous devez tenir cette promesse et la mettre en œuvre immédiatement, car chaque jour qui passe augmente les risques.

Nous comptons sur le respect de la parole donnée : fermer Fessenheim avant qu’il ne soit trop tard !

 

Je signe !
 
 
SOURCE / SORTIR DU NUCLEAIRE;ORG

Publié dans environnement

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