Malgré la Commission Européenne, refusons l'expérimentation animale

Publié le par dan29000

Du refus de l’expérimentation animale au véganarchisme !


de : Leur Vie Ne Nous Appartient Pas
lundi 8 juin 2015

 

La Commission Européenne vient de décider que l’expérimentation animale pour la recherche n’avait pas lieu d’être abandonnée. http://ec.europa.eu/environment/che...

 

Mis à part l’immense déception que cette décision inique suscite en nous, défenseurs des animaux, quelles conclusions pouvons-nous tirer de cet échec ? Et vers quelles autres pistes, quelles autres stratégies ces conclusions nous conduiront-elles pour en finir avec l’expérimentation animale et même l’exploitation animale toute entière  ? Mais en tout premier lieu, nous tenons à remercier vivement ceux qui sont à l’origine de cette initiative citoyenne européenne, "Stop Vivisection" et les professeurs Claude Reiss et André Ménache de l’association Antidote. Nous partageons évidemment leur immense déception. Tant d’investissement réduit à néant et toujours l’horreur pour les animaux prisonniers dans les laboratoires de recherche !

Force est de constater que le million et quelques de signataires en faveur de la fin de l’expérimentation animale ne sont pas parvenus à convaincre la Commission Européenne. Mais alors, nous faudrait-il refaire des actions genre « happenings  » dans les rues pour sensibiliser d’autres et encore d’autres passants ? Nous n’y croyons guère car l’on peut, hélas, penser que si nous étions 2, 5, 10, 100 millions la Commission ne fléchirait pas davantage. Elle a en fait entendu un discours d’experts, purement scientifique, les uns s’élevant contre la poursuite de la vivisection , les autres pour. Les arguments des adeptes de l’expérimentation animale l’ont emporté et la Commission Européenne savait pertinemment que les signataires n’étaient, dans l’immense majorité des cas, pas des experts ! Ce qui peut expliquer que nous n’ayons pas été entendus ! Mais alors, peut-être, faudrait-il aborder en priorité l’aspect éthique, on n’a pas le droit moral d’utiliser un être sentient (animal humain ou animal non humain) à fin de recherche scientifique ! N’est-ce pas plutôt à nous de nous lancer dans cette voie en parallèle des scientifiques qui affirment que l’expérimentation animale est aussi une mauvaise chose pour la recherche mais pour de toutes autres raisons ? On nous dit que les politiques quant à eux n’ont que faire de l’aspect éthique du sujet, à fortiori lorsque les victimes « ne sont que des animaux  ».Mais en même temps, sûrs de notre défaite, sûrs que nous ne serons pas écoutés, nous n’osons pas aborder l’aspect pourtant fondamental qu’est l’éthique ainsi que la question du spécisme, intiment lié à l’éthique ! D’ailleurs, comment cette Commission, si on y réfléchit un tant soit peu, pourrait faire interdire l’expérimentation animale alors même qu’elle permet, soutient les élevages, la chasse, les cirques, les corridas etc...  ?! Ce n’est donc pas en agissant sur un seul thème, ici l’expérimentation animale, que nous avons la moindre chance d’obtenir victoire, si nous laissons, par ailleurs, les animaux être torturés physiquement et psychologiquement ailleurs ! Tant que la communauté humaine les considérera comme des ressources !

Nous devons donc sans plus tarder axer notre discours sur l’éthique et prendre en considération l’ensemble de la maltraitance animale. Nous devons déconstruire le spécisme et oeuvrer pour la reconnaissance du véganisme comme la seule solution, nous qui appelons de nos vœux les plus forts, les plus chers l’abolition de toute exploitation animale !

Vous pouvez nous répondre que tout cela ne sera que peine perdue et que les "politiciennes et politiciens" demeureront inflexibles, plus prompts qu’ils sont à se tourner vers les intérêts financiers des entreprises plutôt que les hurlements et les pleurs des animaux martyrisés à chaque seconde qui passe ! C’est à craindre effectivement ! Pourtant on sait que l’économie ne souffrirait nullement d’une société végane où les gens consommeraient toujours mais de façon différente. Il y a donc un travail à faire auprès des entreprises pour les inciter à produire différemment en ne se servant plus des animaux comme on se sert de vulgaires objets.

D’autres répondront sans doute que le véganisme sera impossible à mettre en place dans une société capitaliste où le profit fait plus d’adeptes que le prix de la vie humaine et de la vie animale ! Comment pourrions-nous respecter les droits fondamentaux des animaux quand nous, humains, sommes aussi opprimés par un système effroyable qui n’a pas, au fond, aboli l’esclavage qui a seulement pris un visage moins perceptible, plus sournois par le biais du salariat ! Nous ne pouvons que donner raison aux personnes qui objecteraient cela. La "démocratie" tant en France qu’en Europe est bien verrouillée, inaccessible à des partis prônant une société radicalement différente. Les partis de droite comme de gauche qui auront la parole seront toujours ceux qui feront allégeance au Capital, aux entreprises. "Tafta" existe depuis que le capitalisme existe, ne nous leurrons pas ! Il faudra pour cela que les défenseurs de la cause animale comprennent que ce qu’ils font est politique et que des alliances, des compromissions avec des partis ou des associations xénophobes, racistes, sexistes, homophobes ... ne sont pas envisageables pour respecter la nécessaire convergence des luttes ! Il faudra pour cela que les mouvements politiques prônant la démocratie directe, mouvement libertaire radicalement opposé au capitaliste et son système oppressif comprennent que le spécisme ne peut faire partie de leurs idéaux s’ils veulent être en concordance avec leurs principes !

C’est dans ce sens que, bien modestement, nous allons oeuvrer. Nous espérons ne pas trop prêcher ou avoir prêché dans le désert ! Ce message est essentiel quant à la construction d’un monde véritablement végan.

 

SOURCE / BC

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