Grèce : la CGT dans la CES, là où le bât blesse

Publié le par dan29000

Grèce : la CGT dans la CES, là où le bât blesse!

 

Publié le par FSC

 

L'Europe sociale

L'Europe sociale

 

La CES vient de se fendre d'un communiqué concernant la situation en Grèce.

Certes elle condamne les politiques d'austérité infligées au pays et elle se prononce pour une restructuration de la dette.

Mais comment faire autrement devant le désastre humanitaire que personne ne peut nier.

Mais c'est aussitôt pour s'inquiéter de l'avenir de la zone euro et se prononcer pour une solution consistant à garder la Grèce dans cette zone.

Mais précisément ce qui se passe en ce moment même n'est-il pas la démonstration qu'il n'y a pas de solution satisfaisante pour les travailleurs dans le respect de ce sur quoi ils se sont prononcé démocratiquement dans le cadre des traités européens et dans l'appartenance à la zone euro?

Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker affirmant sans être démenti qu' "il n'y a pas de démocratie contre les traités européens".

L'appartenance à l'Union européenne et à la zone euro exposant - même ceux qui souhaitent sortir de l'austérité- au chantage permanent et des institutions et des marchés financiers à l'asphyxie monétaire s'il n'est pas consenti aux dites "réformes structurelles" : baisse des pensions, licenciement de fonctionnaires, coupes sombres dans les dépenses de santé, privatisations ...

Tout ce que la troïka réussit au final à imposer!

La direction confédérale de la CGT en se contentant sur son site de reprendre sans commentaire et sans analyse indépendante le communiqué de la CES contribue à semer des illusions à propos de l'europe sociale et ne prépare pas le monde du travail à engager les combats lucidement pour effectivement sortir de la crise et de l'austérité.

Par ailleurs en spécifiant que la sortie de la Grèce de l'union européenne serait dangereuse " pour la stabilité géopolitique du sud-est de l’Europe", la CES souligne son appartenance politique au bloc occidental dominé par les Etats-unis contre les pays émergents qui contestent l'hégémonie atlantiste.

Autant dire que la CES et les organisations syndicales qui en font partie légitiment par leur silence, ET les tentatives d'étranglement et de déstabilisation de tous les pays et mouvements qui visent à s'émanciper de cette tutelle ET les guerres d'agression qui résultent de cette volonté hégémonique.

Il est grand temps que dans la CGT et le mouvement syndical s'ouvre un véritable débat sur les conditions de sortie de la crise et sur l'indépendance du mouvement syndical à l'égard du bloc atlantiste, dont on voit bien avec les révélations à propos de l'espionnage de la NSA, qu'en dehors du chef de file, il ne tolère que des vassaux.

 

_____________________

 

Déclaration de la CES sur la Grèce
 
 

Adoptée par le Comité exécutif de la CES lors de sa réunion des 17-18 juin 2015

 

La Confédération européenne des syndicats (CES) exprime sa solidarité avec ses affiliés en Grèce, GSEE et ADEDY, avec les travailleurs et citoyens grecs, à un moment où les risques pour leur pays et pour ses habitants sont majeurs.

Les politiques d’austérité ont amené une profonde crise sociale et humanitaire.  Les programmes d’ajustement imposés par les institutions de la troïka devaient permettre d’apporter une solution à la crise de la dette.  Au lieu de cela le ratio dette sur PIB a empiré;  le résultat est que la dette est insoutenable.  Une restructuration de la dette devrait faire partie de la solution.  L’incertitude sur l’avenir de la zone Euro a provoqué des dégâts économiques et politiques dans l’Europe entière.

Il ne reste que peu de temps et les débats douloureux.  La Grèce va-t-elle être en cessation de paiement ?  La Grèce va-t-elle ou non sortir de l’Euro?  Ce sont les questions qui dominent dans les capitales européennes.

Il faut trouver une solution pour garder la Grèce dans la zone Euro, assurer la stabilité de la monnaie, sans quoi il n’y aura ni investissements, ni croissance, ni création d’emploi en Europe.  Abandonner la Grèce à elle-même serait une voie dangereuse pour la stabilité géopolitique du sud-est de l’Europe. 

La CES appelle les dirigeants politiques à sortir des politiques punitives actuelles et à prendre des décisions fondées sur les intérêts des travailleurs et des citoyens en Europe. Ils seraient les premiers à souffrir si la Grèce venait à faire défaut ou à sortir de la zone Euro. 

 

 

SOURCE / FRONT SYNDICAL DE CLASSE

Publié dans actualités

Commenter cet article