Maud Fontenoy, pathétique alliée de Sarkozy

Publié le par dan29000

Bombardée déléguée à l’environnement du parti « Les Républicains », elle approuve les OGM, les gaz de schiste et le diesel, et conteste la restriction du Round-up.

 

Au terme d’une tournée de promotion dans les médias pour faire connaitre ses opinions rétrogrades sur l’écologie, l’ex-navigatrice Maud Fontenoy a logiquement rejoint les rangs de l’ex-UMP dont elle est non moins logiquement devenue la Déléguée à l’environnement pour la commission exécutive du nouveau parti.

Dans son livre peu ou mal contesté par les confrères, Les raisons d’y croire (Plon), l’amoureuse incontestée des océans, reprend à son compte et aux prix de contorsions comiques face à la réalité, la philosophie de la fameuse phrase de monsieur Sarkozy lancée comme un os à ronger aux agriculteurs : «  L’écologie, ça commence à suffire. » Et elle lance sa campagne de mensonges logiquement par une mise en doute des méfaits du Round-up et plus généralement du glyphosate qu’il contient. Elle explique tranquillement que l’étude du Centre International sur le Cancer (CIRC) qui dépend de l’Organisation Mondiale pour la Santé, organisme dépendant de l’ONU, n’apporte aucune preuve pour classer le principal composant de ce désherbant comme «  probablement cancérigène  ». Elle réclame, posture classique de la droite de nouvelles études « pour réfléchir ». Elle oublie de faire remarquer que l’usage de ce produit ne sera limité par la ministre de l’Ecologie que pour les jardiniers amateurs et non pas les agriculteurs et les communes qui en constituent les plus gros utilisateurs (93%). Avec des dosages de glyphosate souvent supérieurs.

Comme son maitre Sarkozy dont elle avait rêvé d’être ministre de l’environnement à la grande fureur de Nathalie Kosciusko-Morizet, elle revient sur l’interdiction en France de l’exploitation des gaz de schistes. Avec toujours la même antienne : il n’existe aucune preuve que leur extraction entraine des pollutions. Oubliant au passage qu’il s’agit d’une loi voulu par son président et que ce type d’extractions est en plus d’une incitation au recours plus important aux énergies fossiles dont l’usage contribue au dérèglement climatique. De quoi faire plaisir aux milieux industriels qui soutiennent le président de l’ex-UMP qui a remis récemment en cause de principe de précaution. Comme sa déléguée dont le discours ravit le Medef et la FNSEA qui l’ont fait immédiatement savoir.

Les constructeurs automobiles ont d’ailleurs eux aussi apprécié à sa juste valeur l’affirmation de Maud Fontenoy expliquant que les nouveaux moteurs diesel n’engendraient aucune pollution particulière. Nouvel oubli : ils émettent (un peu) moins de particule grâce aux filtres (quand ils sont régulièrement changés) mais rejettent beaucoup plus de NO2, le dioxyde d’azote qui n’a pas la réputation d’être bon pour le climat et les poumons.

Evidemment, deuxième grande satisfaction pour Monsanto et quelques autres, la navigatrice se déclare en faveur des cultures OGM dont elle ne voit pas « en quoi ils constituent un danger et un problème », écartant de quelques boutades la question des agriculteurs contraints de racheter des semences car celle que les multinationales vendent sont stériles. Argumentation mensongère que, comme tous les autres, elle a écarté en quelques mots lors de ses interventions. Notamment à France-Inter où sa prestation a été, à plusieurs reprises, provoqué les protestations des auditeurs.

Maud Fontenoy, dans le même style que les chroniqueurs de droite et d’extrême droite qui choquent et provoquent pour « faire le buzz », offre aux lecteurs, aux téléspectateurs et aux auditeurs une version très « light » de l’écologie. En prenant à rebrousse-poil tous les rapports, toutes les études des scientifiques. Du pur Sarkozy qui a depuis longtemps oublié le Grenelle de l’Environnement. Surtout quand il s’est rendu compte que sa posture provisoire et son discours cela ne lui avait pas rapporté une seule voix à droite. Il parait que, Nathalie Kosciusko-Morizet étant affectée à d’autres tâches, la navigatrice va orienter toute la campagne environnementaliste de l’ex-UMP. Et inciter son parti à cesser de réclamer une gestion plus écologique de la capitale. Première offensive prévue : une bataille contre la fermeture programmée d’une nouvelle partie des voies sur berge de Paris et la trop grande place annoncée à la bicyclette.

 

 

SOURCE/ POLITIS.FR

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