Manipulation de Tsipras contre le Front du Non

Publié le par dan29000

TSIPRAS CHERCHE À PRENDRE DE VITESSE LA CRÉATION DU « FRONT DU OXI »

 

 

La rumeur courait depuis deux semaines. Tsipras vient de confirmer les législatives anticipées. Du 20 août au 20 septembre, cela fait un mois de préparation seulement, le minimum prévu par la constitution. Dans quel but

 

TSIPRAS CHERCHE À PRENDRE DE VITESSE LA CRÉATION DU « FRONT DU OXI ».

 

Une coalition qui est sur le point de rassembler :

– des membres de l’aile gauche de Syriza, parmi lesquels Panagiotis Lafazanis (animateur de la plateforme de gauche, ancien ministre de l’énergie démissionné par Tsipras, et ancien insurgé de Polytechnique contre la dictature des Colonels), Stathis Kouvelakis (professeur de philosophie politique, contradicteur anti-langue de bois et membre influent du comité central) Manolis Glézos (résistant au nazisme qui a expérimenté la démocratie directe à Naxos et figure tutélaire de Syriza) et probablement Zoé Konstantopoulou (actuelle présidente du parlement qui essaie d’utiliser la constitution contre le saccage austéritaire, malgré une propagande très violente contre elle)… quid de Varoufakis ;

– des membres d’autres partis de la gauche (le parti anticapitaliste Antarsya pourrait participer à cette initiative) ;

– des membres du mouvement social non encartés, des syndicalistes, des militants du OXI…

Un mois. En plein été en plus : la rentrée scolaire est plus tardive en Grèce, donc beaucoup de gens sont en vacances, le plus souvent au « chorio », c’est-à-dire au village d’origine, aux côtés des anciens, d’autres travaillent de façon saisonnière dans le tourisme ou l’agriculture. Bref, c’est le plus mauvais moment pour s’organiser politiquement.

Si Tsipras avait attendu octobre, il en aurait été autrement. De plus, des dates symboles auraient marqué les esprits :

– 28 octobre (le OXI à Mussolini en 1940) ;

– 17 novembre (l’insurrection contre les Colonels en 1973) ;

– 6 décembre (les grandes émeutes de la jeunesse et des anarchistes en 2008).

Un mois, c’est à la fois court et long. Et c’est surtout long pour ceux qui souffrent. Très long.

De plus, en Grèce, tout peut évoluer très vite. Malgré tous les calculs et les tactiques des uns ou des autres, de Bruxelles à Athènes. Le PASOK peut en témoigner. Le LAOS également.

C’est pourquoi je ne suis pas certain que ceux qui ont dit OXI à l’austérité le 25 janvier et le 5 juillet n’y regardent pas d’un peu plus près avant de confirmer ou pas le virage politique actuel. Depuis 2009, les Grecs commencent à avoir l’habitude et si d’autres initiatives politiques se développent (sous diverses formes), gageons qu’elles intéresseront toutes celles et ceux qui cherchent à sortir au plus vite de ce labyrinthe mortifère.

A suivre, durant le mois à venir.

Yannis Youlountas

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