Des lanceurs d'alerte en soutien à Mediapart et Arrêt sur Images

Publié le par dan29000

Des lanceurs d'alerte soutiennent Mediapart et Arrêt sur Images

 

 
 
 
 

Nous, lanceurs d’alerte, nous déclarons pleinement solidaires de Mediapart et de Arrêt sur Images, frappés par un redressement fiscal discriminatoire, au fondement des plus contestables, qui les met en péril.

Mediapart a révélé certaines de nos histoires de lanceurs d’alerte et a publié plusieurs articles de fond notamment au sujet des révélations émanant d'Antoine Deltour  pour les détournements de l’optimisation fiscale, de Stéphanie Gibaud pour l’évasion fiscale et le blanchiment de capitaux organisés par UBS ou encore des trois collaborateurs de la banque Pasche pour les dysfonctionnements de leur employeur et de son actionnaire le Crédit Mutuel en matière de blanchiment de capitaux, blanchiment de fraude fiscale et démarchage illicite.

Arrêt sur Images avait de son côté consacré en juillet 2015 une émission sur le lancement de l'alerte (à voir ici).

Nous, lanceurs d’alerte, savons que la liberté et l’indépendance de la presse sont primordiales et pourtant déjà menacées. La presse est une alliée primordiale des lanceurs d'alerte, notre action conjointe est nécessaire à un meilleur fonctionnement de la démocratie.

Si certaines de nos histoires ont été rendues publiques, combien encore en reste-t-il à raconter? Daniel, Didier, Françoise, Ida… Car les blocages sont  là. Invisibles mais réels. Au détriment du plus grand nombre.

Nous, lanceurs d’alerte, sommes confrontés tout comme Mediapart et Arrêt sur Images à une situation illégitime, injuste et incohérente pour avoir lancé l'alerte sur des défaillances, des dysfonctionnements ou encore des crimes précis.

A l’instar de  Mediapart et d'Arrêt sur Images, notre situation est illégitime :

Etre légitime, c’est être protégé par la loi.

Nous, lanceurs d’alerte, connaissons une situation illégitime puisque la loi ne nous protège pas. Pire : la loi existante peut ne pas nous être appliquée.

A l’instar de Mediapart et d'Arrêt sur Images, notre situation est injuste :

Nous, lanceurs d’alerte, n’avons fait que notre travail en signalant des dysfonctionnements constatés dans nos milieux professionnels. Pourtant, nous payons le prix fort en termes de représailles : harcèlement, discrédit, perte d’emploi, précarité, menaces, violences physiques, placardisation, procédures judiciaires...

A l’instar de  Mediapart et d'Arrêt sur Images, notre situation est incohérente :

Monsieur Plenel explique (lire ici) que Mediapart a été frappé pour avoir eu raison. Les lanceurs d'alerte aussi.

Nous, lanceurs d’alerte, faisons le constat que l’intérêt général devrait prévaloir. Or, ce sont bien des intérêts très particuliers qui prévalent.

Dans le cas de Mediapart et d'Arrêt sur Images, il s'agit d'entreprises créant des emplois qui sont sanctionnées.

Oui, décidément, nous, lanceurs d’alerte, sommes confrontés tout comme Mediapart et Arrêt sur Images aux incohérences, à la difficulté et aux dysfonctionnements de nos administrations.

Tout comme Mediapart et Arrêt sur Images, nous payons le prix  de l’audace : avoir été pionniers.

Nous, lanceurs d’alerte, sommes frappés pour avoir eu raison.

Nous, lanceurs d’alerte, soutenons Mediapart et Arrêts sur Image.

Participez à la campagne de dons de Mediapart: c'est ici

Participez à la campagne de dons d'Arrêt sur Images: c'est ici

Stéphanie Gibaud
Françoise Nicolas
Florence Ploteau
Sylvain Passemar
Nicolas Forissier
Didier Chantereau
Céline Martinelli
Mathieu Cherioux
Jean-louis Rouillan
Alain Gautier
Sophie Boulanger
Erwann Leflem

 

SOURCE/ MEDIPART

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