Un état d'urgence contre les luttes syndicales

Publié le par dan29000

Le président Hollande veut profiter des attentats pour baillonner les résistances sociales. Dans la précipitation il propose des mesures aussi invraisemblables que la déchéance de nationalité pour des kamikazes qui sont prêts à se transformer en bombes humaines...

Les directions syndicales se retrouvent sous la pression et la confédération reste dans un flou insupportable.

 

Les syndicats ont d'ores et déjà annulé les mobilisations à l'AP-HP, à Air-France, aux impôts et à Gagny (93) sur un rassemblement contre la répression. La CFDT et l'Unsa annoncent déjà qu'elles se retirent de la manifestation du 29 novembre contre la COP 21.

 

Ne nous laissons pas museler ! Le maintien des mobilisations sociales mais aussi féministes (samedi 21) antiracistes (dimanche 22) et écologistes autour de la COP 21 est un enjeu pour les militants anti-capitalistes.

De ce point du vue nous saluons la position de l'UD 75 dont nous publions ici un extrait :

 

"Peu utile, donc sur le plan de la justice, l’état d’urgence apparaît comme dangereux pour les libertés et les nombreuses luttes sociales en cours.

Pour la CGT Paris, il ne peut être question d’accepter qu’un des fondements de notre démocratie, la liberté syndicale, puisse être affaibli au nom… de la démocratie ! Il ne peut, également, être question de brider la contestation des politiques antisociales, que le gouvernement continuerait de mener comme si de rien n’était, au nom de la lutte contre le terrorisme ; ce d’autant plus que la précarité et l’exclusion sociale en sont le terreau.

Nous refusons de renoncer au droit de défendre les intérêts des salariés. Nous savons apprécier par nous-mêmes les circonstances dans lesquelles nous pouvons appeler ou non à manifester ou se rassembler et nous entendons continuer à procéder de la sorte.

Paris, le 17 novembre 2015"

 

SOURCE / communisteslibertaires.fr

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