Un poète palestinien condamné à mort par l'Arabie Saoudite, allié de la France

Publié le par dan29000

24 novembre 2015

Un poète condamné à mort par l’Arabie Saoudite, bon allié de la France

 

Une pétition est lancée pour sauver de la peine capitale l’artiste Ashraf Fayadh, d’origine palestinienne, condamné à mort en Arabie Saoudite parce qu’il aurait renoncé à l’Islam. On appréciera une fois de plus l’alliance de la France avec cet autre modèle de civilisation qu’est cette dictature qui nourrit et exporte des fanatiques dans le monde entier.

Ashraf Fayad, 35 ans, membre influent de l’organisation d’art contemporain anglo-saoudite "Edge of Arabia",qui avait représenté l’Arabie saoudite lors de la Biennale de Venise en 2013, était inquiété depuis un certain temps par la police religieuse du royaume pour des poèmes "aux idées « athées" », rapporte le quotidien britannique The Guardian.

Le poète avait déjà été détenu en 2013, pour blasphème. Relâché le lendemain, Ashraf Fayad avait de nouveau été arrêté en janvier 2014. Cette fois-ci, il avait passé 27 jours au poste avant de se retrouver en prison.

En 2014, il est alors condamné à quatre ans de prison et 800 coups de fouet en première instance après une plainte provenant d’un groupe de discussion culturel dans un café d’Abha (sud-ouest). Un homme affirmait alors l’avoir entendu tenir des propos contre Dieu, tandis qu’un religieux l’accusait de "blasphème" dans un recueil de poèmes que le Palestinien a écrit il y a 10 ans.

Lors du premier procès, Ashraf Fayad avait démenti que son ouvrage soit "blasphématoire", mais s’était quand même excusé. La cour n’avait alors "pas voulu le condamner à mort".

Mais selon l’ONG Human Right Watch, un autre tribunal est donc revenu sur cette décision, vendredi, jugeant que "le repentir, c’est pour Dieu". Sa carte d’identité ayant été confisquée, le poète n’a pu bénéficier de l’aide d’un avocat pour se défendre.

Pour Ashraf Fayadh, cette condamnation vient après de nombreux problèmes rencontrés avec la police religieuse. Pour ces amis, qui avaient alors lancé une page de soutien, la police religieuse n’ayant trouvé aucune trace "d’incitation à l’athéisme" dans ses poèmes, elle l’avait poursuivi pour avoir fumé et pour arborer des longs cheveux. Il serait également question d’une vidéo qu’il aurait fait circuler, montrant la police religieuse fouettant un homme en public.

 

  • Pour nos dirigeants qui placent le Hamas dans la liste des organisations terroristes et justifient le blocus de toute la population de Gaza, la collaboration avec un tel régime barbare, où il n’y a aucune liberté d’expression, pas le moindre droit pour les femmes, où la projection d’un film est passible de peine de mort, en dit long sur leur hypocrisie et leur absence totale de principes.

Et ce n’est pas une première. On se souvent de la flagellation publique du blogger liberal Ralf Badadi en janvier et de la condamnation à mort de Ali al-Nimr, un saoudien accusé de manifestations en relation avec des activités prétendument commises avant l’âge de 18 ans.

De la même manière, Hollande n’est pas gêné de prendre dans ses bras le sanguinaire maréchal Sissi, qui fait exécuter journalistes, artistes, étudiants et tout contestataire à tour de bras et sans jugement.
 

Pas plus que de dérouler le tapis rouge aux dirigeants d’extrême-droite israéliens qui maintiennent une occupation féroce sur tout un peuple depuis des décennies au mépris du droit le plus élémentaire.
 

Nous avons honte de nos gouvernants. Ils n’ont aucun droit de donner des leçons à qui que ce soit, et encore moins d’aller bombarder des pays, sous couvert de combattre le terrorisme alors qu’ils encouragent le terrorisme d’Etat en permanence.

  • POUR SIGNER LA PETITION contre la mise à mort décidée par les amis et alliés d’Hollande  :

https://www.change.org/p/sauvons-le-po%C3%A8te-palestinien-ashraf-fayad-condamn%C3%A9-pour-apostasie-par-l-arabie-saoudite

CAPJPO-EuroPalestine

Publié dans Monde arabe - Israël

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