Dire non au Permis de tuer

Publié le par dan29000

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 5/02/2016

 

14 000 signataires et le Défenseur des Droits mobilisés contre le #PermisDeTuer en 72h

 

En moins de 72h, plus de 14 000 signataires, un JT de TF1[1], et le Défenseur des Droits qui s'exprime sur France Inter[2] sur les dangers de l'extension du cadre de la légitime défense pour les policiers... un succès inattendu autour de la pétition « Une Urgence : dire non au #PermisDeTuer » sur la plateforme Change.org[3] qui fait chaud au cœur aux familles de personnes décédées au cours ou des suites d’une interpellation qui composent le collectif Urgence Notre Police Assassine.

 

C’est Amal Bentounsi, dont le frère a été tué d’une balle dans le dos par un policier qui invoque la légitime défense, qui tire la sonnette d’alarme : attention, derrière la révision constitutionnelle, qui étend déjà largement les droits des policiers, il y aura la réforme de la procédure pénale. Au sein de celle-ci, une proposition estimée dangereuse : l’assouplissement des contours de la légitime défense pour les policiers.

 

L’article 20 fait polémique[4]. Si au départ il s’agirait de permettre à des policiers de tirer sur une personne qui viendrait de tuer et pourrait tuer de nouveau, les amendements pour simplement rendre invalide toute plainte contre un policier qui aurait tiré sur une personne qu’il estimait dangereuse ne se sont pas fait attendre[5].

 

Un véritable permis de tuer pour Amal Bentounsi ainsi que les familles Koumé, Camara, El Yamni, Bouras, Aït Omghar, Touat et Taghbalout  qui composent le collectif.

Mais pas que.

En 24h, il y avait plus de 10 000 signatures. Deux jours plus tard, la barre a dépassé les 14 000. Et le Défenseur des Droits s’est exprimé sur le sujet sur France Inter, dans l’émission de Patrick Cohen : « Il y a par ailleurs un texte pénal porté aujourd’hui par Jean-Jacques Urvoas, une mesure m’est apparue comme problématique : est-ce que l’on passe de la légitime défense qui est une notion bien encadrée dans le code pénal à l’état de nécessité, et encore plus dans le texte proposé hier, dans l’idée qu’il est possible d’utiliser les armes si l’on se trouve dans la situation de personnes censées perpétrées des actions criminelles. On entre dans un terrain particulièrement difficile à apprécier »[6]

 

Pour les familles, cette étape n’est que le début de la mobilisation. Il s’agira de sensibiliser les parlementaires de sorte à les mobiliser, eux aussi, les 1er et 2 mars prochain, contre le permis de tuer.

 

SOURCE / COLLECTIF STOP LE CONTROLE AU FACIES

 

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