Journée internationale contre les violences policières

Publié le par dan29000

Journée internationale contre les violences policières

NON À LA LÉGALISATION DU PERMIS DE TUER

 

 
Le samedi 19 mars, à l’occasion de la journée internationale contre les violences policières, les familles et les collectifs mobilisés appellent à se rassembler pour rompre le silence et obtenir vérité et justice sur les crimes policiers.
 

Non-lieux, absences d’enquêtes indépendantes et impartiales, procédures interminables et relaxes des policiers incriminés constituent la norme. Le permis de tuer existe déjà et le déni de justice systématique rencontré par les familles est insupportable.

Depuis la mise en place de l’état d’urgence, deux non-lieux ont déjà été prononcés dans les affaires d’Amadou Koumé (mort par étranglement le 6 mars 2015 dans un fourgon de police à Paris 10ème), et d’Hocine Bouras (mort d’une balle dans la tête alors qu’il était menotté dans un fourgon de police le 26 août 2015 à Colmar). Après 6 ans de procédures judiciaires, la Cour de Cassation vient aussi de prononcer un non-lieu définitif dans l’affaire Ali Ziri (mort suite à son interpellation le 11 juin 2009 à Argenteuil).
Police partout, justice nulle part.

Le 15 janvier 2016, Damien Saboundjian, le policier qui a tué d’une balle dans le dos Amine Bentounsi est relaxé. Dans la continuité de sa politique répressive, ce verdict appuie la volonté du gouvernement de légaliser le permis de tuer pour les policiers. A défaut de créer la présomption de légitime défense, historiquement réclamée par l’extrême-droite et les syndicats de police, le projet de loi dit de simplification de la procédure pénale introduit l’« état de nécessité », qui autorise un policier à tirer sur une personne présumée dangereuse même s’il n’est pas directement menacé. Ce projet renforce les pouvoirs de police au détriment de la justice, et pendant l’Etat d’urgence le port d’arme en dehors du service est même autorisé pour les policiers.

Le terme « bavure » pour désigner les crimes policiers, alimente l’idée que ceux-ci ne seraient qu’accidentels, exceptionnels. Ils sont au contraire le résultat des politiques racistes et sécuritaires menées par les gouvernements successifs. Le constat est clair: impunité pour les policiers et augmentation des violences policières et carcérales. La condamnation des salariés de Goodyear et la criminalisation de l’ensemble des mouvements sociaux montre que toute forme de résistance sera durement réprimée. L’augmentation des assignations à résidence, des peines pour outrage et rébellion et des perquisitions ou encore la menace de déchéance de la nationalité indiquent clairement le tournant répressif dans lequel le pouvoir engage la société. Plus que jamais notre mobilisation est nécessaire pour lutter contre le permis de contrôler, d’humilier, de mutiler et de tuer.

D’Ayotzinapa à Ferguson en passant par Paris, un même combat est mené. Nous luttons contre les violences policières qui sont l’expression d’une logique d’état. Elles ciblent en priorité des catégories marginalisées par le pouvoir, parce que considérées comme inférieures et dérangeantes : les habitant.e.s des quartiers pauvres, les jeunes, les précaires, et les personnes issues des différentes migrations.

 

Non à toutes les formes de violences policières : non aux expulsions et mises à la rue, non à la chasse aux migrant.e.s, non aux humiliations quotidiennes des contrôles aux faciès, non à la répression des luttes.

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NE NOUS LAISSONS PAS GOUVERNER PAR LA PEUR
FACE A L’ETAT POLICIER, LEGITIME DEFIANCE
ICI ET AILLEURS, HIER ET DEMAIN, LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME
ORGANISONS-NOUS ET RESISTONS ENSEMBLE LE 19 MARS

MANIFESTATION 14H00 GARE DU NORD
CONCERT DE SOUTIEN 19H00 LA PAROLE ERRANTE

Les familles et collectifs contre les violences policières réunis à Montreuil le 17 février 2016

19mars.legitime.defiance@gmail.comhttp://atouteslesvictimes.samizdat.net/
https://www.change.org/p/une-urgence-dire-nonaupermisdetuer

 
.SOURCE/ 19marslegitimedefiance

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