Les personnes handicapées, variable d'ajustement financière ?

Publié le par dan29000

Les personnes handicapées, nouvelle variable d'ajustement financière pour les départements en difficultés ?

 
 
 
Après les associations franciliennes, ce sont maintenant celles du département du Nord qui se mobilisent pour que les personnes handicapées ne soient pas la nouvelle variable d´ajustement financière des départements.
 
 

Après les associations franciliennes, ce sont maintenant celles du département du Nord qui se mobilisent pour que les personnes handicapées ne soient pas la nouvelle variable d'ajustement financière des départements.



Le département du Nord veut baisser l'aide au handicap de 10 millions d'euros en trois ans suivant la voie de l'Essonne qui annonçait en début d'année ne plus être en mesure de procéder au paiement de l'aide sociale. L'Unapei souhaite mettre fin à cette loi des séries dramatique et demande à ce qu'une concertation soit engagée au niveau national avec les organisations représentatives des personnes handicapées et l'ensemble des financeurs de la politique de solidarité nationale.

Après les associations franciliennes, ce sont maintenant celles du département du Nord qui se mobilisent pour que les personnes handicapées ne soient pas la nouvelle variable d'ajustement financière des départements. Deux coups de canif, sans concertation préalable, dans le contrat de solidarité nationale qui lie les collectivités aux associations d'accompagnement des personnes handicapées qui gèrent des établissements et des services médico-sociaux.

Si l'Essonne a proposé un moratoire de six ans sur sa dette de 2015, le Nord vient de demander aux associations du secteur de l'aide sociale à l'enfance, des personnes âgées et des personnes handicapées un effort financier conséquent. Une baisse pouvant aller jusqu'à 12% de leur budget pour les trois années à venir. Dans un contexte financier complexe que connaît ce département, le mouvement parental ne peut accepter que les établissements et services qui viennent journellement en soutien aux personnes les plus fragiles soient une variable d'ajustement financier. Ces mesures ont inévitablement pour conséquence une baisse des moyens humains consacrés au quotidien de ces personnes.

« Nous, parents, ne souhaitons plus que nos enfants et toutes les personnes handicapées accompagnées souffrent au quotidien de cette politique de casse sociale » déclare Christel Prado, présidente de l'Unapei.

L'association, consciente des graves difficultés financières que connaissent de très nombreuses collectivités départementales, demande à ce qu'une concertation soit organisée rapidement par le Gouvernement avec l'ensemble des financeurs. Les politiques de soutien à l'autonomie relèvent de la solidarité nationale.

 

SOURCE / HANDICAPINFOS.COM

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