Pour le retrait de la Loi travail, cela commence aujourd'hui

Publié le par dan29000

Pour le retrait, c’est le 9 mars que ça commence

, par Front Syndical de Classejeudi 3 mars 2016

Un puissant mouvement rassemblant la jeunesse, nombre d’organisations syndicales, de nombreux citoyens qui se sont massivement prononcés sur une pétition se lève pour exiger le RETRAIT du projet de loi du travail.

Nous l’avons déjà dit le communiqué intersyndical nationale calé sur les exigences de la CFDT se contentait de critiques partielles du projet et ne faisait pas mention de l’exigence du retrait.

Poisson pilote de la capitulation en rase campagne L. Berger en connivence avec le pouvoir se flatte d’avoir obtenu un report de sa présentation devant le conseil des ministres au 24 mars.

Ainsi se prépare une mascarade d’accord afin de maintenir l’essentiel des dispositions réactionnaires du texte initial en se prévalant du "dialogue social " et en tentant de contourner la révolte qui monte.

Car effectivement la révolte gronde chez les étudiants, les lycéens comme chez les travailleurs et dans l’opinion publique plus généralement. Plus de 70% contre la réforme.

Dans la CGT de très nombreuses fédérations, unions départementales, unions locales, des syndicats appellent dors et déjà à des actions et à des rassemblements pour ce 9 mars.

C’est le cas pour ne citer qu’eux : de la fédération des services publics, de l’UD du 63, de l’URIF de l’Ile-de-France avec un rassemblement à 11 heures devant le MEDEF, InfoCom, de l’UD des Bouches du Rhône avec un rassemblement à 11 heures à Marseille, de l’UD du Vaucluse avec un rassemblement devant la préfecture, de l’UD de Seine maritime avec un blocage de la ville du Havre envisagé. Et de tant d’autres.

Sans parler des comités Goodyear sous l’impulsion de la CGT d’Amiens, rassemblés en nombre pour la relaxe des huit, se battant aussi pour le Tous ensemble en même temps ! Et de la venue de ceux d’Amiens à Paris.

C’est pourquoi le texte confédéral de la CGT intitulé “Non au retour au 19e siècle” envoyé aux organisations, ne nous paraît pas correspondre à la situation au regard de l’action engagée sur le terrain :

Dans l’énumération des actions en prévision RIEN sur la multitude d’initiatives programmées pour le 9 mars en convergence avec 20 organisations de jeunesse

extrait du document :

“Un profond mécontentement dans le monde du travail et parmi la jeunesse se fait jour. Les luttes se développent dans de nombreux secteurs. Des actions unitaires sont engagées : le 8 mars sera consacré à l’égalité Femme/Homme avec de nombreuses initiatives. Les cheminots et la RATP seront en grève le 9 mars. Le 10 mars, les retraités battront le pavé. Le 15 mars, c’est au tour de l’Action Sociale de rentrer dans l’action et la Fonction Publique se mobilisera le 22 mars… Avant de nous retrouver tous ensemble le 31 mars dans la grève et les manifestations."

C’est proprement innaceptable car c’est ne pas inviter TOUTES les organisations de la CGT à se lancer résolument dans la bataille avec la jeunesse sans attendre le 31 mars !

Car la possibilité se dessine d’un puissant mouvement comme nous l’avons connu avec le CPE qui a fait reculer de Villepin et Chirac et il devient possible d’infliger une défaite et un recul à Valls/Hollande et Macron sur leur entreprise de démolissage du code du travail et de ses protections.

Et chacun sait bien la force qui est imprimée au mouvement quand la jeunesse est de la partie !

C’est pourquoi pour nous l’heure n’est pas à se présenter en force de proposition sur un nouveau code mais à organiser résolument la lutte auprès de la jeunesse pour un retrait pur et simple.

Comme objectif immédiat et décisif !

Dans cette conjoncture proposer des discussions pour un nouveau code c’est entretenir des illusions sur de possibles négociations alors que l’oligarchie et les médias à leur service sont vent debout pour remettre en cause tous les conquis des travailleurs et du mouvement syndical.

Il faut leur infliger une défaite pour ensuite passer à la contre-offensive sans aucune espèce d’illusion sur le "dialogue social" entre "partenaires sociaux", pièges mortels de la collaboration de classe.

La tâche de l’heure c’est de porter au plus haut dans les jours qui viennent, le 9 mars et après la colère populaire !

Le front syndical de classe

2 mars 2016

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