Des maires courageux signent des arrêtés anti-expulsions

Publié le par dan29000

11 maires signent des arrêtés contre les expulsions locatives

 

Vendredi, 1 Avril, 2016
 

Le 1 er avril marque la fin de la trêve hivernale. Comme chaque année, cela signifie pour de très nombreuses familles la reprise du cauchemar et l’angoisse de perdre son toit. Hier, le 31 mars, 28 maires lançaient un signal d’alarme à la Ministre du logement, aujourd’hui, 11 d’entre eux signeront ensemble à Stains des arrêtés municipaux

Le dernier rapport sur le mal logement de la fondation Abbé Pierre fait état de 150 000 personnes a minima sans domiciles, dont 30 000 enfants soit une augmentation de 50% en 10 ans. Comment accepter qu’une telle situation perdure dans notre pays, 6ème puissance économique mondiale et l’un des tous premiers pourvoyeurs en millionnaire ? Doit-on accepter par fatalité que chaque année le bal des expulsions locatives reprenne à la sortie de l’hiver ?

Il appartient à l’Etat, garant du droit au logement, reconnu par l'article 11 du Pacte des Nations Unies sur les Droits Economiques Sociaux et Culturels dont la France est signataire, de prendre les responsabilités qui lui incombent.

Il appartient au gouvernement de Manuel Valls de respecter les engagements pris en 2012 notamment en termes de construction de places d’hébergement (150 000 en 5 ans) et de logements très sociaux.

Il appartient à la classe politique toute entière de défendre et de protéger les plus faibles plutôt que de s’opposer par tous les moyens à la construction de logements sociaux comme le font encore trop de maires en Ile de France ou de couper les subventions pour les villes qui ont plus de 30% de logements sociaux comme l’a adopté récemment le Conseil Régional dirigé par Valérie Pécresse.

Nous considérons qu’en tant que premiers magistrats de nos villes, il nous appartient aussi d’empêcher que des familles entières ne soient jetées à la rue. C’est le sens des arrêtés que nous avons pris, conditionnant toute expulsion à une solution de relogement et nous appelons le plus de maires possible à nous rejoindre.

Il en va du maintien de l’ordre public dont nous sommes les garants. Il en va du respect du droit et de la dignité. Il en va de notre responsabilité d’élu de la République de ne laisser personne sur le bord de la route.

Pour que le 1er avril ne soit plus marquée du sceau de l’indignité nationale, mobilisons-nous pour que plus une seule expulsion sans possibilité de relogement ne soit prononcée sur le territoire national.

 

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