Urban Art Fair, une foire dédiée au street art

Publié le par dan29000

 

Urban Art Fair, la première foire dédiée au street art

 

 

L’Urban Art Fair, la première foire au monde uniquement consacrée au street art, se tiendra du 22 au 24 Avril 2016 au Carreau du Temple à Paris.

 

 

 

De nombreuses galeries telles que Galerie du jour Agnès b à Paris, Graffik Gallery à Londres ou The Garage à Amsterdam viendront y présenter des pièces d’artistes célèbres et moins connues.
 
L’une des figures emblématiques de cet évènement est -sans surprise- l’anonyme Banksy. Une dizaine d’oeuvres du « king de la bombe » ont été réunies par le curateur Olivier Varossieau qui présentera, entre autres, une statue issue du parc d’attraction Dismaland.
 
Alors que l’artiste Blu a effacé à Bologne plus de dix ans de travail en réaction à une exposition montée en arrachant les œuvres des murs sans autorisation sous prétexte de les conserver (et proposant un ticket d’entrée à 13 euros), le débat est engagé.
 
Que reste t-il de l’âme du street art? Cette manifestation n’est-elle pas en train de déposséder l’art urbain de son essence en le faisant entrer dans le marché de l’art contemporain? Le street art, dernier art à se targuer d’être démocratique, alternatif et gratuit, n’est-il pas en train de devenir un business?
 
Sur la page de présentation de l’évènement on peut lire:
 
« L’art urbain (Street Art et Graffiti) véhicule un message universel, sans lequel la fin ultime de cet art perdrait tout son sens. Ce message, qui nous entraine souvent vers une remise en question de nous-mêmes, représente un état des lieux d’une société en crise, dans une période de détérioration, de perte des valeurs essentielles pour l’humanité. L’art urbain, depuis déjà quelques dizaines d’années, s’est approprié le plus grand musée du monde : la rue. De ce fait, on constate que l’art n’émerge pas seulement par le haut de la pyramide de la hiérarchie des sociétés, mais aussi par le bas. Cet art représente ainsi un éventail de dialogues ouverts et multiples, comme le nombre d’artistes appartenant à ce courant et c’est de cette façon qu’il s’inscrit dans l’histoire de l’art. »
Nicolas Laugero-Lassere, collectionneur d’art urbain
 
Un beau discours plein de contradictions, puisque la mise en exposition du street art lui ôte déjà son sens, et que si « l’art n’émerge pas seulement par le haut de la pyramide de la hiérarchie des sociétés », il lui est en tout cas dédié.

 

Loin d’être convaincus que l’aérosol pulvérisé sur toile puisse porter l’appellation « street art », que les oeuvres décontextualisées de leur environnement de création soient encore porteuses de sens et qu’une entrée à 12 € soit compatible avec un spectacle à l’origine gratuit dans nos rues, les véritables adeptes d’art urbain devraient déserter un tel évènement médiatique et incohérent. En revanche, nous vous invitons à vous rendre à l’évènement « hors les murs », dont la programmation est constituée de projections et de conférences gratuites!
 
Urban Art Fair
Du 22 au 24 Avril 2016
Carreau du Temple
4 rue Eugène Spuller 75003 Paris
Tarif: 12€


SOURCE/ LUMIERESDELAVILLE.NET

Publié dans arts

Commenter cet article