Répression à Pau : solidarité avec Alain et Libertat !

Publié le par dan29000

Prise de parole en solidarité avec alain (pau-occitània)


de : comitat de construccion


mercredi 25 mai 2016 -

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Discours devant le Commissariat de Pau, ce matin, en soutien au camarade interrogé pour incitation (ou possible) à l’émeute.

 

Constitution du 24 juin 1793 Article 35.

 

 Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

 

Quand la bourgeoisie était encore révolutionnaire, il y a longtemps !

 

Il n’y a pas de hasard dans la politique de répression et nous ne prenons pas à la légère cette attaque, surtout qu’elle s’inscrit dans une longue liste que subit Libertat ! depuis plusieurs mois. Procès pour la Fête de la musique, pour affichage, affaire pour insulte à un préfet, plainte de la police pour agression sur un flic et aujourd’hui incitation à l’émeute ! Demain on va surement nous accuser d’être responsable du réchauffement climatique !qui peut le savoir ! Comme je le disais, Alain n’est pas là par hasard, ni les centaines d’arrestations, de gardes à vue, ni les trente personnes emprisonnées depuis le début du mouvement ne sont dû au hasard.

 

Ils sont une tentative claire et réfléchie de briser le mouvement populaire contre la loi travail, un mouvement qui n’en finit pas de durer. Voilà ce que nos maîtres nomment démocratie : une bande de politicards serviles au service d’un tout petit nombre de capitalistes protégés par une horde de flic. On nous parle de « légitimité », « de représentativité », de « liberté de circuler ou d’expression », de « souveraineté du peuple » et autre blabla mais la réalité est là, ils n’en ont rien à faire de nous. Un président peut continuer à exercer avec 15% d’opinion favorable, un premier ministre peut faire passer des lois que 75% refusent. Voilà où nous en sommes, voilà ce qu’est la démocratie bourgeoise, la dictature d’une minorité. Voilà ce qu’est la citoyenneté sans pouvoir, une impuissance qui crée le dégout de la chose politique, amène le désespoir et le repli sur soi. Tout ça crée les conditions pour la renaissance du fascisme.

 

Arrêter Alain c’est dire à Libertat !, mais aussi à tous les gens qui luttent, avec sincérité et combativité, que nous sommes dans le bon chemin. C’est reconnaître que ce que nous portons depuis deux mois et demi est dans le vrai. Il n’y a pas eu de casse, ni d’émeute mais nous voyons bien qu’il suffit d’être combatif et de porter un discours radical pour devenir des ennemies de cette démocratie, de ce système. Il est beau l’esprit Charlie et la liberté d’expression que toutes les pourritures de ce monde étaient venu soit disant défendre à Paris le 12 janvier. Mais apparemment c’est à degré variable. D’un côté on peut défendre Israël et la politique sioniste ignoble (Valls), vendre des armes au trésorier de Daesh, protéger un des plus gros dealer européen comme l’a fait récemment un des chef des stups, violer des prostitués des pays de l’est comme le faisait l’ami Dsk, avoir huit affaires au cul et toujours exercer en politique comme le vieux Sarkozy, assister à des bals nazis en Autriche comme la fille Lepen, bref quand on est riche on peut faire tout et n’importe quoi et c’est ça le fond de l’affaire !

Une question de classe !

Car c’est ça qui se cache derrière cette accusation « d’incitation à l’émeute » style XIXe la question de classe, la question du pouvoir. Qui a le pouvoir dans cette société, qui impose la marche du monde, qui détient le pouvoir effectif, l’argent, les machines et les armes ? Sûrement pas nous, mais ua punhada, une poignée d’impérialiste : Lagardère, Bolloré, Buig, Arnaud, Drahi, Dassault et j’en passe. C’est eux les maîtres de la république française. Et de çà, nous voulons en finir !

Oui nous appelons à renverser l’état bourgeois, oui nous appelons à la Révolution socialiste, oui nous appelons à ce que la majorité puisse décider collectivement de la marche de la société. Oui nous appelons à dégager ces escrocs, ces pourritures, ces vendus, tout ce monde que nous nommons classe politique. Oui nous appelons à arracher le pouvoir à Gattaz, au Medef, et des impérialistes, par tous les moyens à notre disposition. Oui nous appelons à la fin de la république bourgeoise et de son état, de sa police et son armée. Et encore pire pour le pouvoir aujourd’hui nous appelons à le faire en occitan, et en Occitània !

Les forces de l’ordre sont un instrument aux mains de la bourgeoisie. Nous révolutionnaire nous sommes aussi des instruments mais aux mains de notre classe, celle des travailleurs, et des classes populaires ! On peut détruire des instruments mais ils seront reforgés inlassablement. Leurs maîtres sont quelqu’un et nous nous sommes tout ! Nous sommes des millions, nous sommes ceux qui créons la richesse et nous sommes ceux qu’on méprise comme récemment avec le 49.3. Face à la répression, la fascisation de la société, face aux attaques contre nos droits démocratiques il n’y a qu’un seul moyen, qu’une seule voie, s’organiser politiquement ! Il n’y a pas de secret, et il n’y aura pas de miracle, seule l’organisation politique des gens peut mettre un frein à toutes ces attaques, seule l’organisation politique sera à même de leur prendre le pouvoir et de créer une société juste et émancipée !

Mais quoi qu’il en soit, aujourd’hui, nous devons rester mobiliser, nous pouvons gagner ce mouvement ! C’est possible ! Les raffineries sont bloquées, partout des gens bloquent leurs usines, nous aussi nous devons bloquer les flux économiques ! A Pau même si les enjeux sont moindres nous devons occuper la rue et soutenir le mouvement. Assez des discours creux autour d’une soi-disante unité syndicale, ou de convergence de luttes, nous ne pouvons pas attendre, la lutte est maintenant avec les gens qui luttent ! Nous appelons toutes et tous à continuer à lutter jusqu’au retrait totale de cette infamie ! Nous vous exhortons à rester mobiliser, malgré la fatigue, la tentation à la déprime et malgré la réalité des consciences actuellement ! Nos luttes aujourd’hui créent les conditions pour d’autres demain ! Nos luttes sont des graines qui feront jaillir une forêt qui écrasera le vieux monde. Nous sommes peu nombreux encore aujourd’hui, mais nous sommes tous, en ce sens que c’est les gens qui luttent qui font l’histoire. Maintenir notre haut niveau de combativité malgré un environnement difficile, c’est leur montrer que nous ne sommes pas des esclaves et c’est mettre les meilleurs chances de notre côté !

Dans quelques années quand nous leur aurons arraché leur pouvoir on pourra lire dans les livres d’Histoire que ce mouvement a été une rupture. On s’en souviendra comme du premier mouvement vers notre conquête du pouvoir. Rien ne pourra arrêter notre marche vers notre libération totale, ni la prison, ni la violence, ni la mort. Ne baissons jamais les bras !

VIVE LA LUTTE ! VIVA LA LUTA ! Liberté pour tous les prisonniers politiques ! Vive la liberté d’expression et de manifester !

 

SOURCE/ BC

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