Les ondes boosteraient le taux de cancer chez les rats

Publié le par dan29000

Les ondes « boosteraient » le taux de cancer chez les rats

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Source : « Cell Phone Radiation Boosts Cancer Rates in Animals, $25 Million NTP Study Finds Brain Tumors » – microwavenews.com – 25 mai 2016

 

U.S. Government Expected To Advise Public of Health Risk

La controverse concernant la question du téléphone portable et du cancer ne sera plus jamais la même.

 

Le Programme National de Toxicology U.S. (NTP) s’apprête à émettre une annonce publique comme quoi les radiations du téléphone portable présentent un risque de cancer pour les humains. Cette annonce fait suite à la récente finalisation d’une étude scientifique qui démontre une augmentation statistique significative du cancer chez les rats qui ont été exposés à un signal GSM ou CDMA pendant 2 ans.

Des discussions sont en cours avec les agences fédérales sur la manière dont la nouvelle sera annoncée au public à propos de ces récentes constatations. Un des hauts responsables du NTP pense que ces résultats devraient être publiés aussi vite que possible car tout le monde est exposé à ces technologies sans fil à longueur de temps et donc que tout le monde encourt potentiellement un risque.

Ces nouveaux résultats contredisent les connaissances actuelles qui sont avancées jusqu’à maintenant par les docteurs, biologistes, physiciens, épidémiologistes, ingénieurs, journalistes, les officiels, et autres spécialistes, que ce type d’effet est impossible. cette position est en partie liée au fait qu’aucun mécanisme entre les radiofréquences du portable et le cancer avait été identifié. Illustration la semaine dernière (22 mai), un docteur qui officie au Michigan avait écrit une note pour le Wall Street Journal indiquant que, « Il n’y a aucun mécanisme par lequel le téléphone portable pourrait causer des tumeurs au cerveau ». Il statue plus loin qu’il n’est pas nécessaire d’informer le public au sujet de ce risque sanitaire.

Les conclusions du NTP démontrent que plus l’intensité des radiations augmente, plus l’incidence des cancers sur les rats faisait de même. « Il y a une relation dose-effet significative, » déclara une source fiable qui a été briefé sur ces résultats et qui les a communiqués à MicroWave News. En revanche, pas d’effet constaté sur les souris. La source à l’origine de ces révélations souhaite garder l’anonymat tant que le NTP n’a pas annoncé officiellement les résultats de l’étude. Les rats ont été exposés à 3 niveaux d’exposition (1,5; 3 et 6W/Kg, exposition intégrale)(Ndlr : portable = 2W/Kg max) et à deux types de radiations, le GSM et le CDMA (Ndlr : Norme Américaine).

Quelle curieuse coïncidence ?

Le plus notable, c’est que les rats exposés ont eu un taux de cancer plus important de deux types : Le gliome, tumeur des cellules gliales dans le cerveau, et schwannome malin du cœur, une tumeur très rare. Aucun des rats du groupe contrôle n’a développé ces genres de tumeurs.

Un certain nombre d’études épidémiologiques ont déjà trouvé un lien entre les portables et les gliomes, mais aussi des tumeurs de la gaine nerveuse (Ndlr : cellules de Schwann) . L’étude interphone, par exemple, a identifié une association entre l’utilisation du portable et les gliomes.

Les gaines qui entourent les nerfs crâniens, comme celui qui connecte l’oreille interne au cerveau, est fait de cellules de Schwann. Les tumeurs de ces cellules sont appelées neurinome acoustique. ce type de tumeur est un genre de Schwannome. Au moins quatre études épidémiologiques(en) démontrent une association entre l’utilisation du portable et les neurinomes acoustiques.

Ron Melnick(en), la personne qui a managé l’équipe conceptrice de l’étude, qui depuis n’est plus en fonction, a confirmé la plupart des informations détaillées de la source anonyme. « Le NTP a testé l’hypothèse que les radiations issues du téléphone portable ne pouvaient pas causer d’effet sur la santé, cette hypothèse ne s’est pas vérifié, » indiqua M. Melnick au cours d’une interview téléphonique. « L’expérience a été menée, et après une analyse approfondie des résultats, le consensus est qu’il y a un effet cancérogène ».

« Ces données redéfinissent la controverse au sujet des radiations du portable, » indiqua M. Melnick. La sécurité sanitaire autour de ce sujet a été débattue depuis plus de 20 ans, spécialement après que l’agence internationale de la recherche sur le cancer (CIRC) a classifié les radiofréquences comme possiblement cancérogène pour l’homme en 2011.

« C’est un problème de santé publique majeure car les cellules qui sont devenues cancéreuses chez les rats sont du même type que celles qui ont été mentionnées comme se développant dans les tumeurs des études épidémiologiques, » M. Melnick ajouta, « Que cela soit une pure coïncidence serait vraiment surprenant. »

Le projet sur les radiations du NTP, qui était en cours depuis plus d’une dizaine d’années, est le plus chère jamais entrepris par un programme toxicologique. Plus de 25 Millions de dollars ont été dépensés (Ndlr : un peu plus de 22 millions d’€).

Une autre coïncidence intéressante, c’est que l’étude italienne de Ramazzini sur les Rats exposés a des extrêmes basses fréquences (50 Hz)(Ndlr : Courant alternatif) ont aussi développé une augmentation significative des schwannomes malins du cœur.

Le NTP en attente des résultats finaux de l’étude

A cause de l’importance de ces résultats au niveau de la santé publique, le NTP a alerté les plus hauts échelon de l’institut nationale de la santé (NIH), qui ont fait preuve d’une certaine résistance aux études précédentes. Cependant, pas de biais, ni de problème méthodologique ont été identifiés dans cette étude.

Des hauts cadre, dont la directrice de l’institut national des sciences de santé environnementale (NIEHS),Linda Birnbaum(en) , qui a aussi été directeur du NTP, et John Bucher(en), le directeur-adjoint du NTP, qui est en charge de cette étude, sont en attente des résultats de l’étude. Ils y voient la nécessité de publier ces résultats comme un impératif de santé publique, selon la source anonyme.

Chris Portier(en), qui a occupé le même poste que M. Bucher, est d’accord pour dire que le NTP est dans une bonne démarche. »Je suis convaincu qu’il faille partagé cet information avec le public aussi vite que possible », a-t-il indiqué dans une interview. Cette étude sur le portable a été lancé alors que M. Portier était le directeur associé du NTP. Lui aussi n’occupe plus son poste à l’heure actuelle, il continu néanmoins de travailler en tant que consultant.

Après des discussions approfondies, les deux agences fédérales qui s’occupent de la régulation des expositions aux radiations issues de la téléphonie mobile, La Food and Drug Administration (FDA) et la Commission Fédérale des Communications (FCC), ont été informées de ces résultats la semaine dernière. Aucun plan de communication n’a encore été avancé par ces deux agences.

Toutes ces agences sont en cours de planification concernant la publication des résultats de la NTP. Ni M. Neither, ni M. Bucher ont souhaité communiquer sur la façon dont ça allait se concrétiser.

Des résultats inattendus

Peu de personnes extérieures à l’étude du NTP sont au courant de ces Résultats. Quand Microwave News les a évoqués avec ceux qui s’y intéressaient depuis plusieurs année, tous ont exprimé leur étonnement.

En effet, dans une interview publiée il y a 1 an, M. Butch qui était encore au NTP s’attendait(en) à ce que les résultats ne montrent aucune association entre les rayonnements des radiofréquences et des cancers.

« Tout le monde s’attendait à ce que l’étude ait un résultat négatif, » expliqua un officiel qui s’occupe du sujet des radiations, qui lui aussi a demandé de garder l’anonymat. « En supposant que ces expositions soient bien menées afin que l’effet thermique soit écarté, ceux qui disent que les effets (cancérogènes) trouvés sont impossibles, se trompent ». (L’étude a été conçue pour que la température corporelle des rats exposés n’augmentent pas de plus de 1°C.)

« C’est un tournant, c’est indéniable, » indique David Carpenter(en), le directeur de l’Institut pour la santé et l’environnement de l’université d’Albany. « Cela confirme ce que l’on a constaté depuis plusieurs années, maintenant on a des preuves chez l’animal tout comme chez l’homme. » M. Carpenter ajouta, « le NTP a la crédibilité du gouvernement fédéral. Ce sera difficile pour les détracteurs de ces effets de les dénier plus longtemps ». L’instit de M. Carpenter est un centre de collaboration(en) en lien avec l’organisation mondial de la santé (OMS).

Le président national du conseil sur la protection des radiations et des mesures (NCRP) (Ndlr : équivalent de l’ICNIRP en Europe), John Boice(en), est l’un des meneurs du scepticisme sur ces effets. « Pour la plupart d’entre nous, la question du cancer du cerveau et du portable n’a plus cours. Il n’y a aucun risque. Il n’y a pas de mécanisme biologique et pas d’étude animale qui ont trouvé des preuves reproductibles de ce type d’effet, » a-t-il indiqué(en) un mois plus tôt dans le journal Medscap Medical News.

Cette opinion est tellement encrée que durant l’été 2014, le NCRP a fait pression(en) pour que le centre de contrôle des maladies (CDC) supprime les conseils de précaution sur certaine de ses pages sur le téléphone portable.

M. Boice a remis en cause la rapport du scientifique allemand Alex Lerchl qui confirmait dans une étude animale précédente que les radiations des portables pouvaient avoir un rôle de promotion des tumeurs chez la souris, Un produit chimique toxique avait été utilisé pour initié l’effet cancérogène. Dans le cas de l’expérimentation du NTP, aucun agent chimique n’a été utilisé pour amorcer l’effet cancérogène chez les animaux.

Concernant les mécanismes responsables de ces effets cancérogènes, Franc Barnes(en) et Ben Greenebaum(en), deux cadres de la communauté de recherche sur les radiofréquences ont annoncé(en) qu’ils pouvaient expliquer le lien entre les radiations de type radiofréquence de basse intensité et la modification du taux d’augmentation des cellules cancéreuses.

@+ Jay

Maj 27/05/2016 : Je vous mets à disposition la première mouture de l’étude avec les commentaires de certains relecteurs. La conclusion non-définitive de l’étude serait : Durant les deux années de recherche et selon les conditions d’expérimentations, des lésions de type hyperplasiques et néoplasmes des cellules gliales ont été observées chez les rats mâles, et seraient considérés comme probablement la résultante de l’exposition du corps entier des cobayes aux radiofréquences de type GSM et CDMA. La relation cause-effet est plus probante entre les lésions hyperplasiques du cœur que celles du cerveau. Aucun effet biologique n’a été constaté chez les femelles au niveau du cœur ou du cerveau et quelque-soit l’intensité de l’exposition.(P.15) source

 

SOURCE / ELECTROSENSIBLE.INFO

Publié dans environnement

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