Lettre d'un putain d'assisté !

Publié le par dan29000

Lettre d’un putain d’assisté

 

Par où commencer ? J’ai mis du temps avant de me décider, mais j’ai tellement de choses à dire, et y mettre un semblant d’ordre et de cohérence semble impossible. Je souhaite pourtant contribuer au mouvement #OnVautMieuxQueCa, parce qu’il n’y a pas que les salariés qui souffrent. Les exclus, les laissés pour compte ont aussi un mot à dire sur ce projet de loi, et sur la vie qu’ils mènent en général, afin que d’autres ne subissent pas la torture que nous vivons chaque jour. La rancœur qui aujourd’hui m’habite, cette même frustration que partage bon nombre de gens dans ma situation, est en train de nous détruire tous. Cette lettre, c’est mon exutoire, je déballe tout. J’en peux plus, mais ça aura le mérite de soulager quelque peu mon mal-être.

Comment vivre sachant qu’on est un parasite à cette société qui nous marginalise et qui, en plus, nous fait culpabiliser sans scrupule. « T’as pas de boulot, t’es un putain d’assisté ». Oui peut-être, mais c’est ta société qui m’y a contraint. La seule chose qui m’empêche de véritablement franchir le pas, c’est mon fils. Je ne veux pas qu’il grandisse sans son père. Ma vie, d’ailleurs, est un enchevêtrement d’échecs, de mauvais choix, de malchance, mais surtout, ma vie aurait pu être différente si l’État nous reconnaissait véritablement comme individus humains nés en son sein, et pas comme de simples machines à faire du fric. Elle aurait pu être différente si vraiment on se préoccupait de moi, savoir si je vais bien (non), ou si j’ai besoin d’aide (oui), tout le monde se fout de tout le monde aujourd’hui, chacun sa merde comme on dit…

Je vais vous en faire un « bref » condensé. J’habite dans le Tarn, j’ai 33 ans, de mère pied noire et de père naturalisé, portugais de naissance, décédé en 2014 du cancer. Il a travaillé toute sa vie, et a fait faire, de ce fait, de bonnes économies à la caisse de retraite en décédant avant l’ouverture de ses droits. Seule ma mère, le temps de leur mariage, a droit à un petit quelque chose, encore heureux… Comme c’est pratique ce cancer qui tue énormément de gens tous les ans… J’ai d’ailleurs pas souvenir qu’un seul membre de ma famille ne soit mort de vieillesse, à la seule exception peut-être de mon grand-père paternel, qui s’est éteint dans son sommeil, mais qui était malade…

J’ai eu une enfance que je considère plutôt heureuse, et j’ai été élevé dans le respect de mon prochain. Mes parents ont divorcé quand j’avais 10 ans, à l’entrée du collège donc. Je l’ai mal vécu, comme tout enfant de divorcés je suppose, et ma motivation à commencer à diminuer à ce moment-là, sans compter les quelques brimades que je subissais du fait de mon embonpoint, ou de mes origines, qui y ont peut-être plus contribuées que la séparation de mes parents.

J’ai donc passé mes années de scolarité en étant l’élève le plus moyen de la planète, jusqu’au bac, obtenu sans difficulté aucune, sans même avoir travaillé, j’étais même juste à un tout petit point de la mention. J’avais des facilités, que je n’ai pas exploitées, et on ne m’a d’ailleurs jamais encouragé pour.
Je passe rapidement sur mon désastreux semestre de BTS comptabilité en 2001, où on m’a gentiment mis de côté, du fait que je venais d’un cursus informatique ( c’est ma grande passion ça, l’informatique ), alors que je souhaitais ardemment récupérer mon retard, en vain car personne ne m’y a aidé, et internet n’était pas encore ce qu’il est aujourd’hui. S’en sont suivis absentéisme et, fatalement, passage chez la conseillère d’éducation (lol) qui m’avait expressément demandé de consulter… Un comble, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et ce fut ma première démission.
Et là, la joie de l’entrée dans la « vie active ». La joie… Je n’ai jamais pris une claque aussi grosse de toute ma vie. La réalité qui te tombe en plein dans la gueule quand tu cherches dans l’informatique et que tu n’as qu’un bac qui, déjà à cette époque, était bien insuffisant… Le BTS informatique me direz-vous ? A Toulouse, 70km de là où j’habite, et surtout une peur panique des grandes villes. C’est la raison pour laquelle j’ai jamais pu trouver de travail durable dans l’informatique d’ailleurs, parce que dans le Tarn, c’est bien bouché, même si ça tend de plus en plus à se restreindre. C’est déjà trop tard de toute façon, j’ai plus de trous dans mon cv que dans le jardin du père de ma compagne qui est infesté de taupes, et ça, c’est fatal dans un entretien…

Parlons dans un premier temps d’expériences professionnelles. Mon premier job, en salaison via un contrat intérimaire. J’étais déjà pas sportif à l’école, donc pendre des jambons sur des râteliers en chaine de froid, pendant 8 heures, ça m’a vacciné contre le travail à la chaine. J’ai fait ma journée, ait démissionné, puis j’ai dormi pendant deux jours, littéralement. Premier job, déjà black listé de la boite d’intérim…
Sur les autres années se sont suivis jobs sans lendemain, du saisonnier dans le tabac jusqu’au magasinage dans une société de pièces automobiles. Je n’ai pas le souvenir d’un job où je m’entendais avec les supérieurs, ça a été chaque fois à la limite du catastrophique. On m’en demandait toujours plus, ou me faisait faire des tâches qui n’avaient rien à voir avec ce qui était prévu dans mes contrats, comme de la peinture en plein contrat de livreur magasinier par exemple, j’avais jamais fait de peinture, j’ai pris un soufflon pour avoir tout foiré, pas faute de le leur avoir dit…
J’ai même bossé 15 jours dans la célèbre chaine de restauration américaine en tant qu’employé polyvalent de caisse. Quelle expérience… 15 jours à vider toutes les poubelles, réapprovisionner les étals, balayer la salle et la terrasse et servir les clients, bien entendu. 15 jours à suer sang et eau, à effectuer toutes les tâches ingrates parce que les autres ne voulaient pas les faire (c’est le boulot des nouveaux d’après eux), et trouver quand même le temps de servir les clients.

Quelle joie ça a été d’avoir le gérant qui m’a pris à part, m’a engueulé parce qu’en une demi-heure la veille je n’avais servi que deux clients, alors que je courais partout pour nettoyer son restaurant, parce que les autres ne le faisaient pas… La lettre de démission a été salée, j’ai tout déballé sur la feignasserie des autres, j’avais la rage. Elle a fait le tour des équipiers d’ailleurs, beaucoup ont fait la gueule, mais je m’en foutais, j’étais libéré.

J’ai même essayé la maçonnerie, 9 mois dans l’entreprise de mon beau père, en contrat CNE… A la fin, il ne pouvait plus me payer, pas assez de boulot, dommage. Mais la maçonnerie, c’était pas non plus pour moi, j’ai bien constaté que je ne n’étais pas assez physique pour ce genre de boulot, et que j’étais une charge supplémentaire pour lui plutôt qu’un atout.
Mon dernier job en date, dans l’informatique. ENFIN ! Bon, quand le patron m’a regardé de bas en haut pour me dire que c’était un boulot ou fallait activer, j’avais bien compris que serait pas facile de décrocher le job, il a quand même cédé à mes suppliques, parce que j’ai été jusqu’à le supplier pour bosser…

J’étais donc chargé du déploiement des nouveaux matériels dans une grande banque privée nationale pendant 4 mois dans les départements du Tarn (81) et Tarn-et-Garonne (82), soient environ 100 agences, et 1000 postes ( en 4 mois… ), de la manutention donc, parce que la partie informatique du boulot était très succincte…

Mes journées ? Levé 4h30 le matin, afin de faire le trajet en camionnette avec mon collègue pour être à 8h en agence, pour les plus éloignées, sinon levé à 5 heures, trajets non payés, heures supplémentaires non plus, du moins jusqu’à ce qu’on s’en rende compte à la première paye, mais j’y reviendrai après.
Nous devions alors remplacer toutes les tours, écrans, claviers, souris, imprimantes, scanners de TOUS les postes de travail ainsi que le serveur, je vous laisse imaginer la charge de travail en manutention, sachant que certaines des plus grosses agences comptaient une 40aine de postes sur 2 ou 3 étages…
Nous devions aussi configurer chaque poste et serveur en vue de la migration de Windows XP à 7 et ce, à raison d’une à deux agences par jour, en fonction de la taille de celles-ci, et, le cas échéant, nous devions aussi jouer les techniciens de maintenance (je m’en foutais , j’adore ça ) en cas de panne ou de bug.
Puis, ceci fait, nous devions récupérer l’ancien matériel (double charge de manutention donc) et rentrer au siège pour stocker ce fameux vieux matériel dans un entrepôt (écrans cathodiques, tours et imprimantes qui pèsent un âne mort…).
Pour finir, nous devions préparer les agences du lendemain en chargeant le camion… Tant et si bien qu’il nous arrivait de rentrer à 19 h le soir assez régulièrement, pour repartir à 5 h le lendemain… Je vous laisse imaginer le degré de fatigue, sans parler des conditions de travail avec les employés de banque, que nous devions aussi former, pour les quelques réfractaires à l’informatique (un comble dans le monde bancaire) et sachant que certains se sont montrés irritables au possible, heureusement qu’ils n’étaient qu’une minorité dans ce cas-là. Même la maçonnerie m’a été moins pénible, c’est vous dire…
Première fiche de paye, smic, pas d’heure supp payée… Mon collègue a explosé, et heureusement, sinon on aurait subi ça jusqu’au bout, je n’aime pas le conflit, et j’aurais fermé ma gueule… Sous la menace de notre démission, et sachant que former d’autres personnes leur aurait surement coûté plus, ils ont accepté de comptabiliser le trajet en camion dans les heures de travail, ainsi que toutes les heures supplémentaires, et de rattraper ce qu’ils avaient « oublié » sur la prochaine paye, on avait gagné !

Il est à noter d’ailleurs, qu’en un mois de travail, on faisait 35h supplémentaires, une semaine de travail en plus chaque mois, en somme. Du coup, la paye s’en est ressentie, du smic sans heure supp (1 200€ bruts environ si mes souvenirs sont bons), on est passé à plus de 2 200€ nets par mois, c’est dire s’il a bien fait. On en a bavé aussi faut dire, j’ai perdu 15 kg en bossant à cette période (j’ai repris le double depuis), et mon collègue a été arrêté 15 jours avant la fin, dos bloqué, il en pouvait plus le pauvre…

Outre ces quelques contrats, j’ai aussi effectué des formations. Formations… La première, formation AGIR, où il était question de découpages, collages, coloriages, tu parles d’une remise à niveau… J’étais revenu en maternelle. Je ne m’étais jamais senti aussi mal à l’aise, pris pour un demeuré, humilié… J’ai eu beau dire, j’ai dû me plier sous peine de perdre le seul revenu que cela m’apportait à l’époque. J’avais 23 ans, ça m’apportait 330€ / mois, j’étais locataire d’un T2 à 400€ le mois (c’étaient les seuls qui nous avaient acceptés), et ma compagne et moi vivions tous les deux dessus. Heureusement que nous avions les APL, mais même avec ça, nous finissions les mois à manger des biscottes, nature (je déconne pas). Pas 25 ans, donc on ne pouvait prétendre au RMI (ex RSA), c’était très dur… Et personne de mon entourage n’était au courant, j’avais trop de fierté… ou de honte. Cette soi-disant formation m’a quand même apporté 3 stages en vente, de 15 jours chaque, mes meilleures expériences dans le monde du travail, peut-être parce que ça n’était que des stages justement. Ca n’a malheureusement débouché sur rien.
Ma deuxième formation, à l’AFPA ! En tant que Technicien Supérieur en Support Informatique, spécialité réseaux, en 2011. Une formation qui normalement t’amène à être administrateur de réseau informatique, pour moi, c’était la classe.
11 mois de glandouille rémunérée, on ne vit ça qu’une fois. Bien sûr que nous bossions, juste le minimum syndical. Le niveau n’était pas franchement élevé, le niveau de motivation des formateurs non plus d’ailleurs. Le nôtre était très gentil, il doit être retraité à l’heure qu’il est, mais venait presque systématiquement ivre au centre. Il en a bien profité (il n’était pas le seul) quand on faisait des apéros / barbecues dans l’enceinte même du centre, pour vous dire le niveau de « je-m’en-foutisme » de l’AFPA.
Le diplôme ? Reçu haut la main. Presque tout le monde l’a eu, sauf un, je ne sais pas comment il a fait, moi, le jury me soufflait toutes les réponses que je n’avais pas… La politique du chiffre, un taux de réussite exceptionnel, on se demandera pas pourquoi… Surtout qu’au final, je vous le donne en mille, ça n’a débouché sur rien dans ce domaine. Heureusement que l’AFPA est censé suivre et aider ses nouveaux diplômés dans l’obtention d’un emploi. Moi, j’attends toujours.

Je suis tellement résigné. J’ai 33 ans aujourd’hui, et je n’ai que deux ans de cotisation pour la retraite… Autant vous dire que c’est mort à ce stade-là, quand on sait qu’il en faut 40 dans le privé, 30 dans le public. Je pourrais tenter des concours de la fonction publique à la rigueur, il n’est pas encore trop tard, d’ici là, on aura la retraite à 65 ans… Mais j’ai plus de force… Pour quoi faire de toute façon ? J’ai entendu mon voisin râler contre ces putains d’assistés (encore et toujours de notre faute), parce qu’on nous paye tout, alors que sa femme, qui a travaillé toute sa vie, touche 700€ de retraite… Sans déconner… Je comprends mieux sa colère. Le minimum vieillesse, ce que tu touches quand tu cotises pas assez, c’est 600€ par mois. De quoi nous motiver à trimer toute notre vie… Pour info, le seuil de pauvreté, c’est 800€ par personne, ici, en France.

Je pourrais bien vous parler de pôle-emploi, mais ça fait deux ans que les ai pas vus. Même eux n’en ont rien à foutre… De toute façon, chaque fois que je les vois, ils veulent m’envoyer à Toulouse, Montpellier, Paris, ou alors ils me refilent des contrats de chauffeur super poids lourd, alors que je n’ai pas le permis, ou des emplois auxquels je n’ai pas la formation requise… Je les comprends, y’a rien ici, et ils sont de moins en moins nombreux pour toujours plus de chômeurs, et ils ont de plus en plus de mal à convaincre les entreprises aussi…

Je pourrais vous parler des offres auxquelles je tente de postuler, où certains réclament des ingénieurs informaticiens pour le boulot d’un technicien, payé comme un technicien, moins même dans certains cas. Ou de ces offres qui demandent un programmeur pour faire le boulot d’une équipe complète… Ils n’ont, soit aucune notion de l’emploi qu’ils proposent, soit aucun scrupule à essayer de recruter des esclaves, tout ça dans un souci de restreindre un maximum les charges… au détriment de l’employé, pour la gloire du profit…

Bien entendu, pour toutes ces offres, c’est MINIMUM de 2 à 5 ans d’expérience. Jeunes diplômés, passez votre chemin. Je cite : « Mais vous savez, on demande des gens avec expérience ». Ok, TOUT LE MONDE demande des gens avec expérience, mais faut bien commencer quelque part… Ou bien encore la voiture systématiquement réclamée par les intérims, même si tu peux partir bosser en vélo ou en transport en commun… Le serpent se mord la queue.

Où est-ce qu’on va comme ça ? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir léguer à mon fils ? De son vivant, mon père était assez réfractaire au fait que j’ai d’autres enfants, il craignait pour l’avenir du pays, pour l’avenir du travail. Mais comme je le comprends… J’ai envie d’avoir d’autres enfants, peut être un ou deux de plus, mais quel genre de pauvre type je serais de procréer de nouveau alors que l’on court à la catastrophe ? Vous voyez où j’en suis en ce moment ? Je vais jusqu’à m’interroger sur le fait d’avoir d’autres enfants… Quelle aliénation, même pour nous, les assistés. Je pourrais en faire d’autres, pour avoir une vie un tantinet plus confortable, comme le font certains, je pourrais toucher les allocs familiales (je n’ai qu’un enfant, je n’y ai donc pas droit), mais je n’ai pas envie de m’abaisser à ça.

Oh, je pourrais tout aussi bien aller voir mon médecin, ça fait longtemps que je l’ai pas vu d’ailleurs, peut-être 3 ou 4 ans, il a même dit à ma compagne « mais il est jamais malade Julien dites donc !» Si, souvent même, mais je ne veux juste pas te voir, peut-être parce que j’ai peur qu’on me trouve une saloperie, alors je préfère faire la sourde oreille. J’ai au moins la joie de dire que je ne contribue pas au trou de la sécu.

Faire constater ma dépression donc, parce que je suis en dépression, mais à quoi bon ? J’ai déjà été médicalisé pour ça. Des dérivés d’héroïne ils m’ont donné, j’ai vérifié, sur la boite, même pas ils se cachent du fait qu’ils nous droguent… J’ai été malade plus encore avec ces médocs que sans en prendre… Complètement shooté toute la journée (période AFPA, c’était pas trop grave encore), et je ne parlerais pas de la libido, avec ou sans médicament, de toute façon, c’est presque le point mort…
La dépression est soi-disant reconnue comme un handicap, et ce serait ouvert à allocations, mais on ne m’en a jamais touché mot, et je n’ai pas envie non plus qu’on me reproche de profiter du système, j’en ai déjà assez avec le fait qu’on me taxe de branleur… J’ai plus goût à rien de toute manière. Je ne vois presque plus personne, je ne ris presque plus, tout est vide de sens…
Voilà où nous en sommes, nous, les assistés. 3 ans que je suis au chômage. Non, je ne peux pas parler de chômage quand je ne touche pas d’allocation chômage. 3 ans d’inactivité donc, et je n’ai même plus envie de chercher un emploi, plus le courage. J’ai juste envie de vivre moi, pourtant… Pas de survivre. Je veux être acteur, pas spectateur. Je n’ai pas besoin de grand-chose pourtant…
Ne croyez pas que nous avons souhaité notre situation, l’Etat nous y a contraint. Il faut que ça change. Laissez-nous travailler, bordel… Laissez-nous avoir une reconnaissance sociale pour ce que nous pourrions, nous aussi, apporter à la société. Je ne veux pas me lancer dans l’entreprenariat sachant que le RSI va tuer mon projet dans l’œuf, y’a qu’à voir le nombre d’autoentrepreneurs dans la maintenance informatique sur Albi aujourd’hui, il reste peut-être un irréductible sur une dizaine l’an dernier, ou alors ils se sont tous mis au black.
ARRETEZ DE SAIGNER LES PETITS ! Ce ne sont pas les petits qui ont de l’argent…
On parle de dette, de cette dette abyssale de la France qui se chiffrerait à hauteur du PIB du pays, soient 2 000 Milliards d’euros. Comment vous, politiciens, avez fait pour en arriver là ? Vous rendez-vous compte que vous remboursez cette somme à ces mêmes idiots que vous avez sauvés de la banqueroute, il y a quelques années ? Non seulement ils ont profité de nous tous jusqu’à la presque faillite de leurs folles entreprises et arnaques, et vous les avez sauvés, mais en plus, ILS NOUS FONT ENCORE PAYER LEURS ERREURS ??? Le beurre, l’argent du beurre, la crémière… Autant distribuer un tube de lubrifiant à toute la population… Et vous voulez en plus faire passer cette loi absurde qui atomiserait à celle seule bon nombre des acquis sociaux du siècle dernier ??? Au bout d’un moment, faudra pas vous étonner de prendre des pavés dans la gueule, ça commence déjà, d’ailleurs… Je ne cautionne pas les casseurs, mais je comprends le ras le bol général.
Vous ne pouvez plus, chers messieurs du gouvernement, continuer impunément à nous entuber, vous ne pouvez plus continuer à faire des courbettes aux plus riches au détriment des plus faibles.
On est dans une société aujourd’hui, où il faut privilégier le partage, où il faut revaloriser le travail, où il faut être juste avec chacun selon sa situation. Il est normal que ceux qui ont un patrimoine indécent en cèdent une partie à ceux qui n’ont rien, ça n’est pas de la charité, rien que du bon sens. Ils en font quoi de leurs milliards de toute façon, à part essayer d’en grappiller de plus en plus, quel est l’intérêt de posséder autant ? L’argent appelle l’argent comme on dit, mais il n’est pas illimité, et ceux qui le prennent, c’est malheureusement dans la poche des autres. IL FAUT QUE CELA CESSE !
J’en appelle à votre bon sens, à votre conscience. Souhaitez-vous réellement continuer comme ça sachant les risques que cela implique ? Ne souhaitez-vous pas leur dire merde une bonne fois pour toutes à ces financiers sans scrupules ? Ne craignez-vous donc pas la colère du peuple ? Ce peuple, qui dispose d’une incroyable patience, mais pas illimitée pour autant. Il est encore temps de sauver les meubles, de sauver ce pays qui souffre, oui parce que tout le monde souffre. Prenez de meilleures décisions, choisissez le juste camp dans ce conflit des classes.
Quant à nous, les assistés, faites en sorte que l’on ait enfin une place dans votre société, il pourrait exister des solutions, elles sont débattues et étudiées tous les jours par des gens ordinaires, mais pas seulement. Des économistes, des hauts placés aussi réfléchissent à des alternatives. Du travail, je pense qu’il n’y en a déjà plus pour tout le monde, faute aux délocalisations, aux avancées technologiques, au capitalisme abusif… Je ne dis pas que s’enrichir est mauvais en soi, mais trop s’enrichir ne mène à rien. Il faut donc penser à une économie de partage, plutôt qu’à une économie assassine, celle qui est la nôtre aujourd’hui, et qui s’essouffle de plus en plus vite.
Merci à vous de m’avoir lu. Milles merci à celui qui m’aura entendu et ma gratitude éternelle à celui ou celle qui changera ce monde de fous.

> image via flickr

 

 

SOURCE / ONVAUTMIEUX.FR

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