OnVautMieuxQueCa... Mais c'est qui ?

Publié le par dan29000

Qui sommes-nous ?

 

« OnVautMieuxQueCa » est un collectif de citoyens et citoyennes créatifs, initié dans le but de libérer la parole sur des problèmes de société, tel que le travail. Nous œuvrons bénévolement.

Nous pensons que la prise de parole, condition première à toute tentative de construction collective, est fondamentale. Pour cela, le collectif vise à donner des outils afin que chacun et chacune puissent réinvestir l’espace public de sa parole et de son expérience.

Pour ce faire, nous mettons à disposition de ceux et celles qui souhaitent faire entendre leur voix, nos compétences et notre temps.

Nous ne sommes pas des porte-paroles, mais des déclencheurs de parole, simples relais et récolteurs de paroles authentiques et légitimes.

Le collectif se définit comme un relais multimédia critique et populaire.

En cela, nous visons à créer de nouvelles structures et passerelles afin de libérer la parole, que ce soit sur Internet ou dans les villes.

Légitimer cette parole est notre mission principale, nous n’avons pas à prétendre à une soi-disant neutralité, notre credo est le suivant : soutenir ceux et celles qui « ont mal au travail ».

Le projet de loi sur le travail a été le déclencheur de cette présente initiative. Les problématiques liées au travail sont centrales pour chaque membre du collectif, c’est cette sensibilité commune qui nous a rassemblée, et ce sont ces problèmes que nous voulons faire remonter en partant du concret : du quotidien de chacun.

Le collectif #OnVautMieuxQueCa ne considère pas la violence économique comme seule source des dérives actuelles, mais entend adopter une perspective globale des oppressions qui se conjuguent dans la société et qui se reproduisent de fait dans le monde du travail, telles que les violences sexistes, racistes, homophobes, transphobes, validistes, classistes etc. Il nous paraît à tou.te.s capital de ne pas minorer ou hiérarchiser ces vécus qui sont en eux-mêmes les conséquences de logiques systémiques.

En ceci, nous ne diffusons pas les témoignages ou commentaires qui présenteraient des considérations racistes/sexistes/discriminantes ou qui seraient irrespectueuses d’autrui.

En cela, sont invité·e·s à témoigner:

  • Les personnes de toute nationalité

Nous sommes dans une économie mondialisée, avec un travail de plus en plus standardisé, ainsi, les souffrances au travail se mondialisent elles aussi. Et c’est pourquoi un témoignage ghanéen nous semble tout autant légitime qu’un témoignage français.

  • les salarié·e·s

Sur ce qu’ils ont vécu, sur des situations où n’importe qui valait mieux que ça. Les témoignages ne sont pas réservés aux situations dramatiques, certaines scènes quotidiennes sont parfois éloquentes sur les dysfonctionnements du monde et du marché du travail.

  • les cadres

Le statut supérieur n’est pas gage de bonheur au travail. Ils subissent également des injustices, travaillent dans des conditions parfois très aliénantes, avec une cadence horaire effarante, et leurs droits sont parfois bafoués.

  • les chômeurs/chomeuses

Parce qu’ils sont culpabilisés par une situation sur laquelle ils n’ont aucune prise, parce qu’ils le sont à cause de problématiques liées au travail (licenciement massif « restructuration », harcèlement, incitation à la démission, discrimination à l’embauche, sexisme à l’embauche…).

  • les travailleurs/travailleuses non déclaré·e·s

L’acceptation d’être rémunéré·e « au black », c’est-à-dire perdre des droits pour la retraite, le chômage est mû par la précarité : les personnes acceptent parce qu’elles n’ont pas le choix, elles ont besoin d’argent, sont forcées de penser à court terme pour subvenir à leur besoin élémentaire. Parfois la nature illégale de ces non-contrats est masqué aux travailleur·e·s .

  • les entrepreneurs, les autoentrepreneurs, les indépendants, les patrons de petite/moyenne entreprise

Ils sont parfois soumis à des obligations encore plus contraignantes que des multinationales, les lois sont aberrantes ; la pression des actionnaires est également énorme. Pour ces travailleurs fragilisés par leurs revenus aléatoires, et parce que leur statut ne leur permet parfois aucune protection sociale, notre soutien semble évident.

  • les travailleur·se·s du sexe

Les prostitué·e·s sont des personnes précarisées, ne disposant d’aucun droit (chômage, retraite, sécurité sociale) et qui subissent des violences plurielles et spécifiques (violences sociales, violences d’état, violences des clients). Il s’agit de relayer leur parole et leurs conditions de travail, parce qu’il s’agit de professions marginalisées et susceptibles de subir des violences multiples et sexo-spécifiques en lien avec le travail, le chômage et la précarité.

  • les étudiant·e·s

La société est toute tournée vers le travail. Dès l’école, l’enfant est dressé dans l’esprit de productivité, de compétitivité, et plus tard, les enseignements et études supérieures ne sont présentés que comme offrant on non un travail, dédaignant au passage toutes les disciplines tournées vers la recherche, les sciences humaines, ou les cursus artistiques. Leur témoignage, quant à leurs inquiétudes du chômage, à leurs inquiétudes sur le travail ou toutes ces questions, sont légitimes.

  • les hors-statuts : artistes, créateurs, bénévoles

L’activité artistique n’est pas reconnue par la société, tout comme l’activité non salariée, au point où certains abandonnent l’idée de se définir selon leur activité, pour garder l’étiquette de chômeur, plus simple à gérer malgré les préjugés qu’elle porte. Cette non-reconnaissance s’explique par la difficulté d’obtenir un statut clair et des droits liés ; cette non-reconnaissance s’exprime par le dédain d’autrui à leur égard, comme si le salarié, le travailleur étaient au-dessus de tout et que l’art, la création, la culture, l’élan vers autrui sans rien demander en retour étaient inférieurs.

  • les travailleurs/ travailleuses domestiques

Ce qui est désigné comme le travail domestique, c’est-à-dire s’occuper des enfants, de l’espace de vie, et de la satisfaction de besoins fonctionnels (cuisine, ménage), est considéré comme une activité inférieure à celle du salarié : non seulement elle n’ouvre aucun droit, mais elle est moquée par la société qui a placé le travail salarial comme le seul choix de vie rationnel. Le passage entre foyer en travail salarié augure de nombreuses remarques genrées (tant les femmes que les hommes) qui font barrage au fait de retrouver un emploi ou de le vivre sans être considéré comme un poids. Il est intolérable que cette activité soit si moquée et si dédaignée et que s’y cristallisent encore de vieux préjugés.

  • les parents et leurs enfants ainsi que les aidants

Au-delà du fait d’être au foyer, le statut de parent aidant ses enfants dure beaucoup plus longtemps à cause du chômage. La précarité de l’enfant impacte la précarité des parents. En cela, même s’ils peuvent avoir une situation plus profitable, l’état de la société, via leur enfant qui le subit de plein fouet, les touche directement également. Le statut d’aidant (enfants s’occupant de leurs parents), au même titre que celui décrit du travail domestique, est dédaigné. Il nous semble important que les personnes puissent en parler.

  • les retraité·e·s

Les retraité·e·s ont également été usé.es par le travail. Leurs retraites et donc leur niveau de vie se structurent en fonction de la place qu’ils ont occupée sur le marché du travail, leur voix est donc importante pour souligner à quel point le travail détermine toute notre vie.

Les retraité·e·s voient aussi leurs droits être régulièrement attaqués sans que des espaces de parole propre ne leur soient accordés, leur parole compte.

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Il touche à des problématiques telles que :

  • le chômage
  • le harcèlement
  • les discriminations
  • le sexisme
  • la souffrance
  • la santé mentale et physique
  • le pouvoir et ses problématiques
  • l’insensé
  • la précarité
  • les peurs, les angoisses
  • le droit, ses problèmes
  • (…)

En cela, #OnVautMieuxQueCa n’est pas seulement lié au projet de loi El Khomri. Le Code du travail est déjà bafoué en l’état, les problématiques vont bien au-delà des présentes mesures. Autrement dit, le changement de nom de la loi, des modifications légères dans ses mesures ne disloqueront pas le collectif, nous ne sommes pas un élan ponctuel buzzant sur l’actu.

En cohérence avec notre démarche, nous nous engageons à ne jamais tirer profit pécuniaire de cette activité via des revenus publicitaires. Nous faisons cette activité parce que ces problématiques nous préoccupent.

Le collectif #OnVautMieuxQueCa est un projet que nous menons collectivement, les activités personnelles des membres de ce collectif (sur nos chaînes, blog, site etc.) en sont d’autres. En cela, nos activités personnelles peuvent venir compléter les problématiques soulevées par le collectif, comme absolument pas. Cette complémentarité est signalée lorsqu’elle a lieu, quant aux autres travaux personnels, ils ne doivent pas être liés au collectif qui a sa propre structure.

Chaque membre est vigilant lorsqu’il exprime une opinion sur la place publique et précise lorsqu’il parle en son nom ou lorsqu’il parle au nom du collectif. Toute prise de parole au nom du collectif a été décidée à plusieurs en amont.

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À noter que le hashtag « onvautmieuxqueça » ainsi que ces visuels sont libres de droits. Vous pouvez vous rallier à ce hashtag et user des graphismes sans nécessairement être « dans » le collectif.

Le collectif s’occupe d’administrer les structures telles que :

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Ce site www.onvautmieux.fr

La page Facebook ( https://www.facebook.com/OnVautMieux/ )

Le Twitter ( http://www.twitter.com/OnVautMieux )

La page YouTube ( https://www.youtube.com/channel/UCKUG4Vx53w7NyB2xpxKCOig )

Diaspora ( https://framasphere.org/u/onvautmieuxqueca )

Soundcloud ( https://soundcloud.com/onvautmieuxqueca/ )

 

 

 

Les membres du collectif sont:

  • Ali B. (Ali Benbihi)
  • Baptist (de la chaine Parlons Y-stoire)
  • Big Brother (animateur des lives Hacking Social)
  • Buffy Mars ( de la chaîne Buffy Mars)
  • Charles Salmacis (Mes chers contemporains)
  • Cordélia (des chaînes Cordélia Aime/Princ(ess)e LGBT)
  • Dany Caligula (Doxa)
  • Fanny (pas de chaîne mais plein d’internets)
  • Histony (de la chaîne Histony)
  • Gull hackso (du site Hacking social et de la chaîne Horizon Gull)
  • Gryfen Cortala
  • Xubdy
  • Loic (des Thaumatropes)
  • Margot (de la chaîne Vivre Avec)
  • Marie (de la chaîne Ce que tu mates)
  • Monplaisir (de la chaîne Mr Biip KronikMusik & Guitare et chez Monplaisir)
  • Nicolas (de la chaîne Pilote)
  • Nota Bene (de la chaîne éponyme)
  • Romain (de la chaîne Linguisticae)
  • Seriously (de la chaîne Topovaure)
  • Viciss Hakso (du site Hacking social et de la chaîne Horizon Gull)
  • Usul (Mes chers contemporains)

 

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