Silence assourdissant de la CES sur la Loi travail

Publié le par dan29000

Le silence assourdissant de la Confédération Européenne des Syndicats (CES)

 

Publié le par FSC

 

Beaucoup de militants se sont alarmés du silence de la CES durant notre long et durable mouvement contre la loi travail !

Cette préoccupation a trouvé un écho à la réunion CGT des fédérations le 1er juillet dernier.

 

En effet :

 

" Plusieurs fédérations interpellent fortement concernant la CES, son inaction, son manque d’expression concernant la situation et le conflit en France mais aussi en Belgique. De plus, c’est de partout que l’austérité fait ses dégâts. Il est demandé que la CGT pèse de tout son poids pour qu’a minima il y ait une expression claire de la CES, l’idéal aurait été une initiative européenne."


 

Dans l'esprit des auteurs de ces réflexions il suffirait donc que de l'intérieur la CGT hausse le ton pour que la CES ait une claire expression et organise la lutte à l'échelle européenne.

On retrouve une analyse parallèle dans l'idée que les divergences de la CGT (ainsi que de FO) et de la CFDT appartenant toutes à la CES auraient également contraint cette dernière au silence.

En quelque sorte pour ne fâcher personne !

Mais les raisons fondamentales de ce silence et de cette inaction résident-elles dans ces explications avancées pour en fait contourner les motivations essentielles du comportement de la CES ?

Et ne pas s'avouer que le problème est bien plus profond ?

Car il y a une donnée qui a été largement été ignorée durant tout le conflit : c'est que le cœur de la loi concernant l'inversion de la hiérarchie des normes correspond aux recommandations du Conseil européen qui spécifie dans ses recommandations concernant la France le 18 mai 2016 :

" Les réformes menées récemment n'ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche. Cela concerne tous les aspects des conditions d'emploi, notamment les salaires, le temps de travail et les conditions de travail, et limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins …".

La loi El Khomri trouve donc incontestablement sa source dans les orientations européennes au nom de la compétitivité des entreprises, de la concurrence internationale, des "exigences" de la flexibilité du marché du travail ...


 

Or la CES est avant tout une institution dépendante financièrement et politiquement des institutions européennes.

Elle n'a donc ni l'indépendance organisationnelle, ni financière, ni politique et idéologique de s'opposer de front à des recommandations et directives européennes.

Et les divergences entre organisations de la CES ne l'ont pas empêché de prendre position ouvertement contre les dirigeants grecs au moment du referendum contre la politique d'austérité de la Troïka.

Mais là bien sûr il s'agissait d'agir en faveur de l'Union européenne, de ses dirigeants et de la banque Centrale européenne contre les choix du peuple grec.

C'est là que résident les vrais raisons du silence de la CES à propos de notre mouvement !

La CES est une instance de l''UE et c'est pour cela que la CES a toujours été du mauvais côté de la barricade. Les précédents sont légions comme en 2003 lors du conflit sur les retraites en France et en Italie pour laquelle la CES ne fit pas la moindre déclaration, préférant en pleine lutte inviter à son congrès Giscard d’Estaing venu vendre la constitution européenne sous les hourras, constitution pour laquelle la CES appellera à voter oui en 2005…

Continuer de prétendre qu'en élevant le niveau d'intervention de la CGT dans la CES on va pouvoir réorienter cette organisation dans le sens des luttes et de l'intérêt des travailleurs, c'est ne pas faire le bilan de près de 20 ans d'adhésion.

C'est ignorer que parmi les principaux motifs évoqués à l'époque pour justifier l'adhésion figurait en bonne place l'idée que la seule présence de la CGT dans la CES allait en quelque sorte "gauchir" ses orientations et la transformer en structure de combat.

Et c'est ignorer qu'il n'en n'a rien été !

Cette illusion entretenue pour justifier le maintien dans une organisation totalement dépendante des objectifs et des intérêts de l'oligarchie est de la même nature que l'illusion de "l'Europe sociale "invoquée depuis des décades sans le moindre commencement d'amorce de début de réalisation !

Et pour cause : la construction européenne et ses traités sont les instruments de la domination sans partage de l'oligarchie et de la mise en œuvre des ses projets !

Les structures syndicales mises en place dans les années 1970-1980 correspondent non pas à la nécessité d'organiser et de coordonner les luttes des travailleurs européens mais à celle de les contrôler, de les subordonner aux intérêts de l'oligarchie et des grandes entreprises, d'accompagner la crise du capitalisme sans risques pour la domination patronale par la "concertation," le "dialogue social" …, la collaboration de classe quoi !

Dans les années 90, les forces réactionnaires et social-démocrates ont mis à profit le désarroi dans le monde ouvrier et salarial qui a résulté à la fois de la désindustrialisation et du chômage massif et de l'effondrement des pays socialistes.

Pour présenter le marché capitaliste comme la seule réalité crédible et efficace face à toute visée de changement de société.

Pour tenter d'intégrer à leur vision … et à leurs intérêts jusque et y compris les forces et les organisations qui jusque là s'étaient opposé à leurs prétentions.

Pour eux c'était la fin de l'Histoire et des projets transformateurs des forces révolutionnaires, de la classe ouvrière.

Dans le mouvement syndical européen c'est à ce projet que la CES a servi et continue de servir !

 

La réalité de la lutte des classes plus forte que jamais

 

Sauf que les réalités de la crise systémique du capitalisme, les réalités de l'exploitation, de la misère et de l'aggravation des inégalités, celles de la crise de l'Union européenne elle-même ont balayé et ringardisé ce discours.

Ce qui existe en profondeur ce n'est pas l'entente cordiale avec le patronat, mais le rapport de forces, la lutte des classes pour le salaire, pour l'emploi, pour les garanties sociales, pour le respect du Code du travail et des conquis historiques.

Et dans ce combat, les travailleurs, la classe ouvrière doivent conforter les organisations réellement indépendantes des structures patronales et des institutions sous leur contrôle ou en phase avec leurs intérêts de classe.

Il est donc plus que temps de tirer un véritable bilan de près de 20 ans d'appartenance de la CGT à la CES.

En se dégageant des illusions de l'Europe sociale et de la possibilité d'une réorientation positive de la CES.

La nécessaire coordination, entente de lutte entre les travailleurs du continent européen ne passe pas par la CES mais par celle de leurs organisations nationales.

Cela est si vrai que dans le mouvement actuel contre la loi travail qui frappe tous les travailleurs européens les seuls démarches de solidarité proprement européennes ont bel et bien émanés de syndicats eux-mêmes engagés dans cette lutte comme c'est le cas du syndicat belge FGTB.

 

L'alternative Fédération Syndicale Mondiale

 

Images intégrées 2

L'existence de la FSM est une réalité forte : plusieurs dizaines de millions d'adhérents.


Déjà d'importantes fédérations CGT y ont leur place comme l'agro-alimentaire et la fédération de la chimie, ainsi que des dizaines de syndicats.

Le prochain congrès se déroule à Durban (Afrique du Sud) du 5 au 8 octobre.

Rien n'empêche donc la confédération en tant que telle de prendre langue dans un premier temps par exemple justement à l'occasion de ce congrès.

A moins que la CES et Confédération Syndicale Internationale (CSI) issue de la lutte anti-communiste durant la guerre froide n'y oppose leur veto et/ou prétendent à l'appartenance exclusive.

Ce qui renvoie au choix confédéral et à l'affirmation de son indépendance à l'égard de toute force extérieure à l'organisation elle-même !

D'autant que la FSM elle, a manifesté sa solidarité à l''égard de notre mouvement à plusieurs reprises et que son secrétaire général, le grec, Georges Mavrikos est intervenu en personne à Marseille devant plusieurs dizaines de milliers de manifestants, comme l'indique la Marseillaise qui a retranscrit son discours dans son édition du 2 juin dernier.

Dans le combat contre la loi travail la CGT et ses bases combatives ont su montrer le chemin de l'issue pour le monde du travail. La cohérence exige d'aller au bout de cette démarche et de renouer radicalement avec la critique du rôle de l'Union européenne et du marché commun et de ses conséquences prévisibles formulées avec prescience par un Benoît Frachon dès 1957 *.

En en tirant toutes les conséquences !

Car c'est de cohérence d'une orientation et d'une stratégie qu'il s'agit !

 

Le Front syndical de Classe

9 juillet 2016

 

SOURCE/ FRONTSYNDICAL-CLASSE.ORG

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chapes 20/07/2016 18:43

La loi dite travail : application juridique de la loi Macron
Il s’agit là d’un aspect important de l’adaptation du capitalisme, à sa malfaisance, à la société sans cesse dégradée par lui dans tous les domaines, société qu’il est parvenu à imposer jusqu’à maintenant aux populations.
Comment peut-on évoquer le travail et l’emploi, cette loi scélérate appelée malignement loi travail, sans se rendre compte que le travail, sous la botte capitalisme, est accompli dans le monde, exclusivement, pour et par la recherche forcenée du profit maximal, obtenu le plus rapidement, là où son coût est le moins cher, à tel moment à tel endroit dans le monde, soit là où les populations, sont parmi les plus exploitées, et donc les plus pauvres et malheureuses. Ce qui ne profite en rien, au contraire, où que ce soit, ailleurs aux populations**. Dans ce contexte, les peuples du monde, victimes directes ou non du terrorisme, lequel n’étant autre que de source et pratique capitaliste*. En conséquence, nous sommes tous, potentiellement victimes du capitalisme. En finir avec le terrorisme, implique donc obligatoirement, d’en finir conjointement avec le capitalisme. Je me sens proche et encouragé par le trio Marx, Engels et Lénine, qui doivent bondir dans leurs tombes au vu du désastre en cours.
La production agricole de la France ? Désertifiée et bétonnée en accélération, foin les cultures naturelles, normales, les terres sont, depuis les années 1960, soumises aux engrais chimiques, aux pesticides, aux OGM de Monsanto et Cie, ils nous annoncent, toujours largement accompagnés, pour bientôt en France, leurs extractions de gaz de schiste,…, auxquels s’ajoute le grand gâchis de la recherche des produits agricoles aux moindres coûts dans le monde entier, un coup à devenir révolutionnaire ! Pratique issue de leur compétitivité pourrie sus-indiquée.
Un aspect du travail ? Par exemple, les produits en plastique et sous plastique, qui sont utilisés de + en + à tout va, participent dans leurs domaines, comme tant d’autres polluants, aux détériorations-pollutions des terres, des eaux, de l’atmosphère terrestre, à l’encontre de chaque être vivant sur terre, de moi, de toi, de vous, d’eux, de nos frères les animaux, des plantes…
Mais ce qui n’est autre qu’un génocide à l’échelle mondiale, n’étant pas jugé assez radical par la racaille, le capitalisme, ses tenants, font pulvériser dans l’atmosphère terrestre depuis les années 1995, des particules porteuses de maladies et de mort. On peut mettre chemtrails et morgellons, dans le moteur de recherche du vilain décrié Google.
Les capitalistes, leurs nombreux sbires, veulent, cherchent et parviennent dans le contexte, à aller encore plus profond, plus vite et plus grave encore, avec ce qu’ils font appeler le transhumanisme, lequel annonce de leur part, une volonté liquidatrice massive des populations sur ce qu’était notre si belle planète***. La loi dite travail, ambiguïté du terme, voir ci-dessus, est combattue selon les apparences, fermement par la CGT, laissons de côté les autres dont FO, qui est et une création reconnue de la CIA ! La CGT, de dérives en dérives, qui auraient dû depuis longtemps, conduire les travailleurs à la réflexion et à faire le ménage, est devenue depuis belle lurette, comme les autres, complice permissive du pire, ici par la pratique du gauchiste : Le gauchisme, cette maladie infantile qui existe et perdure, est reconnue depuis plus d’un siècle, pour conduire les travailleurs à l’impasse et à l’échec ! La CGT a donc choisi ici cette méthode. Elle apparaît ferme et jusqu’au-boutiste, alors que comme Pierre Laurent pour le dit PCF, les uns et les autres ne dépassant le contenu de la loi, cela évite évidemment de prendre l’ensemble des données qui concernent le travail, soit celui de l’activité humaine. Le piège est grossier ! Et le résultat recherché par les pantins, c’est que la mobilisation populaire, bien en-dessous de ce qu’elle devrait et pourrait-être, s’essouffle !
Mais pourquoi tout ce cirque, par la voie de casseurs sus ? Dont on connaît les causes et l’origine ! Tout simplement afin de permettre au capitalisme de remporter une bataille de plus, en dépit des enjeux graves et importants, pour notre peuple, notre pays et les autres.
Voyons-le, la guerre fait rage sur tous les fronts, à l’encontre des peuples, terrorisme inclus de la part nul autre que du capitalisme. Iil nous faut revoir de fond en comble le dispositif, lequel fut un temps trop lointain, adapté et porteur des meilleures valeurs, avec d’excellents résultats.
La guerre, qui est la lutte entre deux classes antagonistes, irréductible, incontournable et permanente, entre le capitalisme et les peuples, elle doit obligatoirement être remporter par les peuples !
Le capitalisme pratiquement partout, sauf à de rares exceptions, dispose largement des institutions présidences, parlements… des instruments, armées polices, justice…, de l’essentiel des partis, syndicats, églises, associations… Il possède et conduit de même les institutions mondiales, comme le FMI, les banques, l’OMC, les bourses, les paradis fiscaux, ses planches à billet…
Que représentent face à aux fausses valeurs parasitées et trichées par le capitalisme, les vraies valeurs qui sont à déterminer et à défendre, celles du travail, de l’activité humaine, respectueuses de l’intérêt général, c’est-à-dire de la vie et de l’intérêt de chacun, hormis les parasites recnnus ; criminels exploiteurs destructeurs, qui ayant outrepassé leur temps au-delà ! Leur système, le capitalisme doit donc être expliqué, reconnu, combattu, battu, pour disparaître à jamais ! Pour y parvenir, les peuples doivent murir pour parvenir à trouver et à mettre en selle, leurs enfin propres leaders et organisations politiques.
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* Le terrorisme n’ayant jamais eu, et il n’aura jamais eu en aucun cas, la moindre validité, dans les combats que les peuples ont à mener à l’encontre de leurs exploiteurs destructeurs, de leur système le capitalisme. Ce qui désigne sans conteste, la source et les praticiens du terrorisme.
** Si le nombre de milliardaire a doublé en 9 années, par contre les salaires arrachés, quand les populations le peuvent, sont vite repris dans le contexte, on en a vu quelques causes ci-dessus ! Les activités, ce dit travail, sont à revoir de fond en comble, comme le reste.
*** Le capitalisme ne peut cacher, qu’il a été, nul autre que lui en tant que système et catégorie asociale et criminelle, la source du nazisme, comme il est la sources des différentes familles fascistes et du terrorisme à grande échelle dans le monde. En France, la racaille, pratiquement tous partis confondus, dispose dans le Front qui en toute démagogie se prétend national, d’un parti fasciste. remarquons-le largement banalisé, qui lui sert non seulement de repoussoir, mais diaboliquement aussi de roue de secours !
Le capitalisme par les pires moyens ? Dont la guerre et le terrorisme dans toutes leurs variantes, partout où il l’estime profitable pour lui, s’empare et accapare, exploite et détruit les ressources et la vie. En conséquence, ce système criminel, anachronique et obsolète, est irrémédiablement, condamnée et destiné à disparaître, sans retour, sous certaines conditions, certaines étant abordées ci-dessus !
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Le sport, comme la plupart des domaines, est dévoyé par des nuisibles.
Pour qui le Président Hollande* nous prend-il, pour avoir dit qu’une victoire française en football, remonterait le moral des Français. Alors que comme tous ses prédécesseurs*, il n’a participé, comme ailleurs ses homologues, qu’à l’altération de la situation de notre pays et du monde, à celle accélérée des conditions de vie de sa population, et à leur pendant, l’enrichissement croissant faramineux, d’une minorité d’exploiteurs destructeurs parasites !
Cet envahissement de cocoricos nationalistes limités à un sport, dont on sait combien il est vicié, comme la plupart des domaines par d’énormes scandales, visait à endormir la population, à tenter de lui faire oublier la gravissime dégradation de la situation.

* Rien de bon est à attendre de son successeur, si le contexte est maintenu,

UN AUTRE MONDE EXISTE, ALLONS-Y, RETROUSSONS NOS MANCHES ET SECOUONS NOS NEURONES !