Pétition Le peuple des dunes : sauver l'eco système du Tregor

Publié le par dan29000

avant qu'il ne soit trop tard : sauver l'eco systeme du Tregor (Bretagne)

 

il s'agit pour , d' extraire 400 000 m3 de sable coquillier par an sur une période de 20 ans, soit au total 8 millions de m3, par la Compagnie Armoricaine de Navigation (CAN) filiale du groupe Roullier (nutrition animale, et humaine) A PARTIR d’une dune sous marine située à la « pointe de Lannion » à moins d’un kilomètre de deux zones classées Natura 2000 dont celle de la réserve des sept iles, sanctuaire d’oiseaux marins.

Ce sable coquillier est censé servir à l’amendement des sols pour la culture maraîchère. La demande de la CAN fait suite à l’interdiction faite par l’Europe de l’extraction du maerl afin d’éviter la destruction d’habitats marins.

or, La zone que convoite la CAN est un endroit où vivent et se développent notamment les lançons qui sont à la base de la nourriture de nombreux oiseaux marins, de poissons tels le lieu jaune et le bar et des poissons plats tels la barbue et le turbot.

Cette zone est critique pour les pêcheurs professionnels qui y passent plus de la moitié de leur temps de pêche et y placent leurs casiers. Elle est également une zone fréquentée par les pêcheurs plaisanciers et les plongeurs soient plus de 10 000 personnes par an.

Fin 2014, la CAN a modifié les paramètres de sa demande. Les conditions d’exploitation retenues par le ministère sont :

- un volume d’extraction de 50 000 Tonnes la première année et ne dépassant pas 250 000 Tonnes
- pas d’extraction pendant les mois de Mai à Septembre
- une autorisation d’extraction renouvelable annuellement
Le projet, comme le prévoit la loi, a fait l’objet d’un décret ministériel et d’une autorisation d’ouverture des travaux signé par le Préfet du Finistère à la fin de l’année 2015 (voir rubrique références). Le décret a en outre instauré un comité de suivi.

pour info : voir le site du peuple des dunes :

http://peupledesdunesentregor.com/spip.php?article7

////   le peuple des dunes estime que ce projet est dangereux pour l’environnement, et que le  dossier est biaisé et méprise l’avis des citoyens riverains...

Il est dangereux pour l’environnement  :
La dune hydraulique sur laquelle est envisagée l’extraction de sable est en effet un habitat privilégié de vie marine et en particulier du lançon. C’est d’après les pêcheurs professionnels le principal site de la région dans lequel ils se reproduisent et vivent. Or ces lançons sont l’alimentation de base de nombreux prédateurs(oiseaux, poissons, mammifères marins). Modifier leur habitat en prélevant du sable et en rejetant des eaux turbides (il faut aspirer et rejeter douze mètres cubes d’eau pour un mètre cube de sable…) est dangereux à plusieurs titres !!!

Il est dangereux pour la faune et notamment les oiseaux (macareux, cormorans, fous de Bassan..) qui se nourrissent de lançons et mais aussi pour des espèces moins connues telles le puffin des Baléares qui séjourne en été en baie de Lannion. Compte tenu des courants, le nuage turbide s’échappera en outre vers les zones Natura 2000 proches et vers les zones où se nourrissent les oiseaux de la réserve des Sept Iles.


il est dangereux pour la pêche. Le lançon est aussi la base de la chaine alimentaire de bien d’autres poissons : le bar, le lieu jaune... La dune est également une zone ou l’on trouve des poissons plats (raies, barbues…). Verra t’on ces poissons disparaitre de nos eaux ? Les pêcheurs professionnels de la région estiment passer 50% de leur temps de pêche sur cette zone et certains ont déjà indiqué que, si ce projet se faisait, ils abandonneraient la pêche ou devrait déménager hors baie de Lannion. Veut on vraiment remplacer des emplois locaux de professionnels de la pêche qui font partie de la tradition de la Bretagne par quelques emplois non qualifiés de marchand de sable ?


il est dangereux pour le tourisme et le nautisme. La plage, la plaisance et la pêche amateur, l’exploration sous marine seront desservies par une activité industrielle à quelques kilomètres des côtes et qui fonctionnera 24/24 heures, créera une pollution lumineuse et sonore capable de dérouter pas seulement des oiseaux migrateurs... La modification des courants marins et l’impact sur l’ensablement des plages que pourrait entrainer ce projet sont aussi des risques bien peu évalués dans ce projet et dont l’expérience passée a montré qu’ils n’étaient pas négligeables.
le nuage turbide de particules en suspension après l’extraction sera continu et, à cause des courants, aura un impact sur une zone étendue incluant la réserve ornithologique des Sept Iles. Le bruit généré par les activités d’extraction se répandra très vite et perturbera la faune jusqu’à plusieurs kilomètres

 

Le dossier est biaisé....Ce projet a fait l’objet d’une enquête publique en 2010 dont les recommandations ont été remises au préfet du Finistère dont dépend le site. Contre toute vraisemblance, à la lecture des commentaires du rapport, celui-ci a donné un avis favorable. Pas d’étude de l’état initial lors de l’enquête publique alors qu’une telle étude est partie intégrante de l’Enquête préalable

Le document s’appuie sur des données bibliographiques anciennes (ex. CNEXO 1972), sur des modèles et des modèles basés eux-mêmes sur des modèles, qui sont contredits par des observations. Aucune étude sérieuse et récente de l’état actuel de la dune tant en termes de faune, de flore ,de courants n’a été effectuée. Ce point est d’ailleurs reconnu par le commissaire enquêteur qui recommande « l’établissement d’un état initial scientifiquement pertinent (état zéro du site). Quelles valeurs auront les mesures des incidences du projet, elles aussi recommandées par le commissaire enquêteur, (ce qui indique au passage qu’il reconnait qu’il y aura des « incidences »…) si l’on ne part pas d’un état initial rigoureux. Faute de cet état initial les autres recommandations sont inapplicables et semblent destinées plus à se donner bonne conscience qu’à réellement démontrer une préoccupation sérieuse pour l’environnement.
Des études d’impact peu sérieuses Les études d’impact présentées au dossier ont été financées par le futur exploitant lui-même et bien qu’ elles présentent de beaux graphiques sont peu convaincantes. Le commissaire enquêteur reconnait lui-même qu’elles ne sont pas consensuelles et minimisent les incidences négatives du projet.

EN RESUME : Ce projet qui a été validé par monsieur Macron méprise l’avis des citoyens riverains : avis défavorable de tous les élus de municipalités riveraines du site envisagé et d’un avis défavorable de la communautés d’agglomération Lannion trégor Communauté qui souhaitent tous que toute la baie de Lannion soit classée Natura 2000
Toutes les associations de défense de l’environnement et le comité des pêches sont également opposées au projet
Dans les avis recueillis directement auprès de la population (1403 avis) par le commissaire enquêteur , parmi les seuls avis favorables (moins de 20%) celui ides marins de la CAN !!!
Mépris des préoccupations des riverains qui ont déjà manifesté publiquement leur opposition au projet alors que de façon systématique les intérêts du futur exploitant sont privilégiés.


===> D’autres solutions sont pourtant possibles :

Dragage plus loin en mer à plus grande profondeur là ou les impacts environnementaux seront négligeables...

Un site plus au large a d’ailleurs été identifié par les experts missionnés par le Ministère de l’Economie et le Ministère de l’Ecologie
Utilisation d’autres sources d’amendement (tangue, crépidule….)


Enfin les péripéties de ce projet laissent une drôle d’impression : rapports commandés par le préfet auquel on n’a pas accès, revirement des avis de certaines agences de l’Etat initialement défavorables au projet et qui changent soudainement d’avis, évocation de « compensations » promises par l’Etat suite à l’arrêt de l’exploitation du maerl, « dent creuse » opportunément située entre deux zones Natura 2000… comme si l’on avait déjà décidé à l’avance et que toutes ces études n’étaient faites que pour amuser la galerie....

Si des engagements ont été pris par les pouvoirs publics envers la CAN ou d’autres, le minimum de respect des citoyens serait que ceux-ci soient rendus publics.
 

Elus et Associations se retrouvent tous d’accord pour combattre un projet nuisible à l’environnement, qui détruira au moins autant d’emplois locaux dans la pêche et le tourisme qu’il n’en conservera chez l’exploitant, au mépris des populations et de leurs représentant élus.

Ce projet vise encore une fois une baie de Lannion qui a déjà beaucoup donné en pollutions diverses, marées noires et marées (algues) vertes....

Cette pétition sera remise à:

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