Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

 

 

 

 

 

En 2016, nous avons un peu délaissé les premiers romans. Profitons donc de cette nouvelle petite rentrée littéraire de janvier pour chroniquer celui de Catherine Gucher, aux éditions Gaïa, Transcolorado. Un court roman prometteur qui ne laissera pas le lecteur indifférent.

 

 

On pourrait dire que c'est l'histoire d'une fille et d'un bus, le Transcolorado. Une fille pas vraiment bien dans sa tête. Une tête où il y a pas mal d'araignées. Donc on dirait que c'est l'histoire d'une fille, une fille qui chasse...les mauvais souvenirs, qui les chasse à coups de cafés-whiskys dès le matin. Une fille qui vit dans un endroit nommé Colorado, grands espaces et ciel bleu, quatre montagnes et des bars un peu pourris. C'est l'histoire d'une fille qui prend le bus et qui revient ensuite. Une fille qui va chercher sa pension, une fille qui glane, une glaneuse, et depuis Agnès Varda, on sait que les glaneuses, c'est beau.

 

On pourrait dire aussi... que c'est l'histoire d'une fille qui n'aime pas voir pleurer les gens et qui a pourtant souvent des hoquets-sanglots, une fille qui un jour rencontre un chien de prairie. Une fille qui, un autre jour, rencontre Tommy, avec sa balafre, dans un bar entre deux cafés-whiskys. Parfois une rencontre change une vie, c'est pas du Lelouch, c'est juste la vie... Sinon parmi les personnages secondaires de ce roman si touchant, il y a aussi au générique, les Amish, les sapins... Douglas les sapins, et des chevaux... Appaloosa les chevaux... Et toujours et encore les grands espaces et bien entendu la route. On the road, disaient Kerouac et Jim Harrison.

 

Née à Chambéry, Catherine Gucher qui a consacré de nombreuses années de sa vie au travail social est ensuite devenue enseignant chercheur en sociologie à l'université de Grenoble. Elle a réussi son premier roman, avec une écriture fluide à la première personne du singulier. Une écriture qui dès les premières pages nous embarque dans la vie chaotique et poétique de la narratrice. Superbe portrait de femme. On sent une chaleur envers tous les personnages, une chaleur communicative qui se diffuse dans toute cette histoire émouvante que le lecteur ne peut oublier une fois le livre achevé. Un nom à retenir, Catherine Gucher.

 

Dan29000

 

Transcolorado

Catherine Gucher

Éditions Gaïa

2017 / 176 p / 17 euros

 

Le premier chapitre

Le site de l'éditeur

=============================================

La presse et les libraires en parlent 
 

Librairie Jakin (Bayonne) «  L'histoire est très belle, les sentiments aussi. […] Un livre qui fait du bien, qui apaise.  »

À vos marques… Tapage ! «  Ce roman sonne juste et clair et a le souffle d’un “nature writing” de grande qualité. […] Un premier roman magistral.  »

Librairie Hirigoyen (Bayonne) «  Des pins douglas, des pick-up déglingués, des Amish, des chevaux Appaloosa… Mais surtout le filtre singulier d’une fille étrange, abîmée par l’enfance et errant sur les routes. Un premier roman insolite et attachant.  »

La Provence «  Roman sur la part d’ombre qui existe en chaque être, mais aussi sur la force de résilience, Transcolorado est un livre émouvant, dont il est difficile de tourner la dernière page, tant le combat de Mary, pour accéder au bonheur, est captivant.  »

Le Soir «  Elle a perdu l’idée d’un but dans son existence misérable, bien qu’elle rêve à des chevaux. Il faudra le passage d’un homme décidé à réhabiliter une forêt malade, un billet de la chance et une communauté amish comme modèle à ne pas suivre pour tracer une route nouvelle à travers des montagnes ouvertes sur le ciel.  »

 

Tag(s) : #lectures

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :