Festival Bobines sociales 2017, 14e édition

Publié le par dan29000

Certains récupèrent, partagent, font du plein avec des riens.

D’autres traversent les océans pour fuir un monde invivable et échouent dans des camps qui ne le sont pas moins.

Quelques irréductibles font le choix de rester quand d’autres quittent leur univers sinistré.

Les uns saisissant les armes, d’autres empoignent les mots.

Du 19 au 26 février, à travers des projections « hors les murs » gratuites en semaine et à prix Bobines le week-end à La Bellevilloise, cette édition du Festival Bobines Sociales est une mosaïque de regards portés sur ces luttes qui sont aussi les nôtres.

 

Combien ça coûte ?
Les 19, 20, 21,23, 24 février, le festival « hors les murs » : entrée libre
Les 25 et 26 février, le festival « week-end à La Bellevilloise » :
1 séance : 5 €
1 journée : 10 €
2 jours, le Pass : 16 €

 

SUR PLACE, À LA BELLEVILLOISE, BOISSONS ET RESTAURATION À PRIX BOBINES

Téléchargez le programme en PDF

 

Séances « hors les murs »


Dimanche  19 février à 17h
Bar restaurant Le Lieu-Dit
6, rue Sorbier 75020 Paris (voir le plan)


Vincennes aff

 

 

Vincennes, l’université perdue

Virginie Linhart
 Agat films & Cie, Arte France – 2016 – France – 95′
De 1968 à 1980 a existé, au bois de Vincennes, une université révolutionnaire. De tout ce foisonnement, il ne reste rien. Ce film rappelle qu’une autre façon d’enseigner, moins compétitive et discriminante a existé et interroge les faits à travers témoignages et archives.

Rencontre-débat avec Virginie Linhart, réalisatrice du film.


Lundi 20 février à 19h30
Centre socio-culturel Archipélia
17, rue des Envierges 75020 Paris (voir le plan)


affiche tribus2

 

 

Les Tribus de la recup

Laurence Doumic et Emmanuelle Zelez
France THM Productions – 2016 – France – 52’
De tout temps, les hommes ont pratiqué la récupération en détournant les objets de leur usage premier. Depuis les années 1970, elle est aussi le fait de militants qui remettent en cause la société de consommation pour des raisons d’autonomie écologique et intellectuelle.

Rencontre-débat avec Laurence Doumic et Emmanuelle Zelez, réalisatrices du film, Samuel Lecoeur,  président d’AMELIOR et des biffins de Montreuil.


Mardi 21 février à 19h30
Médiathèque Marguerite Duras
115, rue de Bagnolet, 75020 Paris (voir le plan)


Data Fukshima   

 

 

Fukushima mon amour #datagueule 32

Julien Goetz et Henri Poulain
2015 – France – 3’51
Haut en chiffres et sans détour, replace l’événement de la catastrophe nucléaire dans ce qu’il a de plus chronologique.

La Terre abandonnée

Gilles Laurent
Centre Vidéo de Bruxelles – 2016 – Belgique – 73’
Dans la zone évacuée autour de la centrale nucléaire de Fukushima, 5 ans après la « catastrophe », quelques rares individus vivent encore sur cette terre brûlante de radiations.
Nous les suivons dans leur quotidien. Un quotidien rythmé par les travaux de « décontamination » orchestrés par le gouvernement nippon. Ceux-ci semblent bien dérisoires face à l’étendue du séisme tant humain qu’écologique.
L’existence apparemment déraisonnable mais paisible de ces irréductibles nous rappelle qu’un bout de terre est, en dernier recours, notre lien le plus sûr au monde.

Rencontre-débat avec les invités


Mercredi 22 février à 20h15

Khiasma
15 rue Chassagnolle, 93260 Les Lilas (voir le plan)


Affiche corps interdits   

 

 

Corps interdits

Jérémie Reichenbach
Quilombo Films – 2016 – France – 12′
Le film dénonce la violence de l’Etat dans les brumes et le froid du campement de Calais. Avec poésie et douceur, il évoque les solidarités existantes, et les voix des migrants se mêlent aux images de la « jungle ». Le camp mis en place témoigne de la barbarie étatique qui fonctionne non pas « aux portes de l’Europe » mais dans un pays européen. 80 ans après les camps de réfugiés espagnols, les gouvernants français continuent d’accueillir les immigrés avec la même brutalité.

Mbëek mi, le souffle de l’océan

Sophie Bachelier
2012 – France – 52’
Dans des entretiens filmés en noir et blanc, en plan fixe, des femmes sénégalaises parlent avec sobriété de leur mari, leur frère, leur fils. Ils ont pris le bateau pour l’Europe, et elles les attendent… elles évoquent la dernière fois qu’elles les ont vus, le dernier soir sur la plage au moment de courir vers les barques. On comprend la volonté et le courage de partir qui animent ces hommes. La vie de leur famille au Sénégal continue, avec les difficultés et les peines, et surtout, l’incertitude.  C’est le monde que chaque migrant anonyme transporte avec lui qui nous apparaît alors clairement. C’est sa vie laissée derrière lui qui se rappelle à nous.

Rencontre-débat avec les invités


Jeudi 23 février à 19h30
Bibliothèque Couronnes
66 Rue des Couronnes, 75020 Paris (voir le plan)


Affiche AuNomDuPere

 

 

Au nom du Père, de tous, du ciel

Marie-Violaine Brincard
Les Films du Sud – 2010 – France – 50’

D’avril à juillet 1994, au Rwanda, quelques Hutu résistent à la terreur génocidaire et décident d’accueillir et de sauver des Tutsi. Quinze ans plus tard, malgré des tentatives symboliques de reconnaissance, ils sont toujours marginalisés : traîtres pour certains et tueurs potentiels pour d’autres. Joseph, Joséphine, Léonard, Augustin et Marguerite racontent comment, au péril de leur vie, ils ont caché des Tutsi et les ont aidés à s’enfuir. Leurs paroles résonnent alors dans les lieux où ils ont résisté, des collines de Nyanza aux rives du lac Kivu, rendant ainsi sensible l’humanité dont ils ont fait preuve.

Rencontre-débat avec Marie-Violaine Brincard, réalisatrice du film.


Vendredi 24 février à 20h15
Permanence RCI – La Cimade
25 rue Fessart, 75019 Paris (voir le plan)


© Point du Jour - Les migrants ne savent pas nager_3 

 

 

Couverture   © Point du Jour - Les migrants ne savent pas nager_2

 

 

 Les Migrants ne savent pas nager

Jean-Paul Mari, Franck Dhelens
Point du jour – 2016 – France – 55’
Le 8 juin 2016, l’ONU annonce que plus de 10 000 migrants sont morts en Méditerranée depuis 2014.
« L’Aquarius », navire pour 300 passagers, affrété par l’organisation « SOS Méditerranée » a passé deux mois en Méditerranée. Cette ONG, créé par un groupe de citoyens européens autour du capitaine Klaus Vogel, se consacre exclusivement au sauvetage des naufragés entre les côtes de la Sicile et celles de l’Afrique – la partie la plus meurtrière – où des milliers de migrants ont péri noyés ces dernières années.
Deux journalistes sont montés à bord pour 3 semaines pour témoigner des efforts d’une poignée de bénévoles. Ce film raconte l’engagement des uns face à la détresse des autres…

Rencontre-débat avec Jean-Paul Mari, réalisateur


Week-end à La Bellevilloise
19-21 Rue Boyer, 75020 Paris (voir le plan)


Les tables de presse

Lors du week-end à la Bellevilloise, nous aurons le plaisir d’accueillir aux tables de presse :
L’Envolée : lenvolee.net/
La revue Cassandre/Hors champs : www.horschamp.org
La revue Jef Klak : jefklak.org
La revue Silence : www.revuesilence.net
Et… des livres, des DVD à acheter pour soutenir les causes qu’ils représentent.

Samedi 25 Fevrier de 11h à 22H

BOISSONS ET RESTAURATION À PRIX BOBINES

11h // Au pays des hommes intègres //

 AFFICHE CAPITAINE TH SANKARA

 

Capitaine Thomas Sankara

Christophe Cupelin
Laïka Film, Akka Films – 2014 – Suisse- 90’
Ce documentaire captivant dépeint avec humour la révolution conduite par Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso.
De 1983 à 1987, Sankara se bat en faveur de l’indépendance politique du pays, de son désendettement, mais aussi de l’éducation des jeunes, de l’émancipation des femmes et de l’éradication de la corruption. Cette politique intransigeante et les frasques de ce jeune, beau et brillant dirigeant font trembler le monde des puissants et s’achèvent en 1987, année de son assassinat.

Depuis plus de 25 ans, Christophe Cupelin collecte inlassablement les archives écrites, sonores et audiovisuelles et réussit à travers un montage méticuleux à brosser un portrait exceptionnel de cette icône révolutionnaire.

Rencontre-débat avec les invités

Pour en savoir plus :
Capitaine Thomas Sankara – Le film

flèche13h30 // Ces murs que l’on érige //

 

 

 

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