Connemara black, de Gérard Coquet, éditions Jigal

Publié le par dan29000

 

 

 

 

 

 

Si je vous dis : Connemara Black. Cela vous inspire quoi ? Si vous êtes pêcheur, pour vous c'est une mouche artificielle presque miraculeuse. Si vous êtes connaisseur de l'histoire de l'Irlande, pour vous c'est le nom d'un ancien groupe armé de l'IRA. Si vous avez voyagé un peu en Irlande de l'ouest, c'est le nom donné aux filles vivant dans cette baie. Mais surtout si vous êtes, comme nous, lecteur de bons polars, c'est le titre du nouveau roman noir de Gérard Coquet, aux éditions Jigal.

 

Au cœur de cette sombre histoire, deux héroïnes, l'Irlande, omniprésente, et Ciara McMurphy, une fille du coin, qui s'est tirée du coin, et qui va devoir revenir dans le coin, alors qu'elle s'est engagée dans la Garda, la police locale. Elle avait fui après un mariage raté et laissé derrière elle pas mal de mauvais souvenirs. Mais quand son chef veut résoudre une série de meurtres ensanglantant la ville de Galway, elle doit se résoudre à se confronter de nouveau à son passé. Dans une région où le passé ne passe pas trop, le feu couve encore sous les cendres de l'insurrection. Les armes demeurent à portée de la main. Son enquête ne sera pas vraiment simple, d'autant plus qu'elle est affligée d'un partenaire, pas trop subtil, et que pas mal de gens ne sont pas heureux de la voir de retour.

 

Dès les premières pages, nous sommes embarqués : une scène d'obsèques, et quelques paroles de Gilles Servat... Très vite la magie va opérer. Enfilez vos bottes, prenez votre canne et vos mouches, bravez la pluie et l'hiver qui semblent interminables, laissez vous aller aux légendes, urbaines ou campagnardes, et parfois indépendantistes... Cela sent la tourbe et la mort qui rôde un peu partout quand les tueurs n'hésitent même plus à se faire un flic. Diverses haines ont macéré, et la vengeance est vivace. Vivace comme une armée de saumons, vivace comme la musique irlandaise dans tous les coins et recoins. Les survivants des combats perdus ont toujours en mémoire les disparus d'hier. La mémoire s'entremêle avec les légendes, surtout le soir dans les pubs en compagnie de la voix de Sharon Shannon... Gérard Coquet installe avec talent un cocktail d'intrigues et d'anecdotes historiques où les manœuvres des politiciens locaux, la magie, et l'obsession sans fin du fric, donnent un putsch étonnant à son roman. A lire séance tenante avec deux doigts de Paddy,sans glace, et en fond sonore un album des Pogues. Satisfaction garantie.

 

Dan29000

 

Connemara Black

Gérard Coquet

Éditions Jigal

2017 / 344 p / 19 euros

 

Le site de l'éditeur

 

Connemara Black de Gérard Coquet lu par Nyctalopes
« La dent est carnassière, la pensée noire, mais le cœur est ouvert attiré par la lumière chaleureuse de l’âtre où la tourbe se consume. Gérard Coquet possède un don du dialogue et impose, sans forceps, son atmosphère conjuguant le verbe et maîtrisant le second degré dans un style propre. Sa plume est fine, tantôt empreinte d’un raffinement marquant, tantôt, donc, sous l’égide d’un ton virevoltant et désarmant d’un burlesque évoquant des situations cocasses dans une effusion d’hémoglobine. »


Connemara Black de Gérard Coquet lu par Quatre Sans Quatre
« Connemara Black est empli de détails passionnants… Des hommes qui trahissent, des femmes qui perdent la tête ou prennent du plomb…
Connemara black est un enchantement… »

Connemara Black de Gérard Coquet lu par The Big Blowdown
« Une balade dans une Irlande âpre et sauvage… Un polar tortueux, sombre et noir… »
 

Connemara Black de Gérard Coquet lu par Goliath
« Avec Gérard Coquet, le lecteur visite l’âme Irlandaise dans ce qu’elle a de plus cher : le sentiment national. Un roman comme on les aime, noir de chez noir. Gérard Coquet monte en puissance, il augmente la pression en tissant une intrigue complexe et sombre. Un roman que les amateurs de polars noirs dont l’intrigue sort des sentiers battus apprécieront. »

Connemara Black de Gérard Coquet lu par Cassiopée pour Un Polar
« Râpeux comme une Guinness, rythmés comme une tempête en mer d’Erin, et envoûtants comme une ballade irlandaise »

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