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Il est facile pour les gouvernements quels qu’ils soient de dire « oh combien les territoires d’Outre-Mer sont français » lorsque la métropole profite de leurs produits et s’en fait de l’argent. Mais ils leur est pourtant si difficile d’admettre pourquoi ces territoires là sont moins urbanisés que la métropole. Pourquoi lors des manifestations comme c’est le cas en Guyane, la ministre « des outre-mer » est incapable d’effectuer le déplacement sous-prétexte que la délégation interministérielle est apte à prendre des décisions de façon autonome. Mais alors, à quoi sert-elle ? Pourquoi le retard de développement, l’illettrisme, l’analphabétisation, le chômage de masse, quand en métropole les réformes pleuvent ?. Pour Élie Domota, la réponse à cette question est pourtant simple : c’est la domination coloniale.

Fer de lance de la mobilisation syndicale lors de la grève générale en Guadeloupe en 2009, Elie Domota fait très largement le lien entre les manifestations de Guadeloupe et celles de la Guyane aujourd’hui. Pour lui, « les racines du mal sont les mêmes ». Il fera une analyse juste du lien qui unit la France aux territoires d’outre-mer, ce lien se résume à une sorte d’exploitation pour servir les intérêts de la métropole. « On peut nous dire que la Guadeloupe, la Martinique ou la Guyane sont des régions françaises, des départements d’outre-mer, ce sont en réalité toujours des colonies » déclare-t-il au cours d’une interview.

Comme un appel à la résistance lancé aux guyanais, Elie Domota rappelle l’issue des manifestations qu’a connu la Guadeloupe en 2009 et la situation actuelle. « En 2009, il y a des questions fondamentales qui ont été posée (…) Mais aucune de ces questions n’a jamais connu de réponses concrètes. Les accords n’ont jamais été respectés aussi bien par le gouvernement Sarkozy que par le gouvernement Hollande. Les textes adoptés pour lutter soi-disant contre sur la vie chère ont justement fait la part belle aux multinationales et aux importateurs distributeurs, pas aux Guadeloupéens. (…) Toutes les politiques publiques mises en œuvre depuis toujours en Guadeloupe n’ont qu’un seul objectif: nous maintenir dans la domination et la soumission pour nourrir et entretenir les intérêts de la métropole »

Révolté, mais tout de même conscient de leur histoire, du contexte actuel, et de la capacité du gouvernement français à feindre une prise conscience à coup de millions, pour Elie Domota il n’existe qu’une seule issue aux problèmes des territoires d’Outre-Mer : « Quelle que soit l’issue de ce combat là, les Guyanais ont entamé un combat qui doit mener, selon nous, un jour, vers la décolonisation qui est la seule alternative possible. (…) Ils ont raison de lutter. Ils ont raison de contester l’ordre établi, de demander que leurs enfants aient la chance d’accéder à l’excellence, à un travail. Ils ont raison de demander à être maître de leur pays, de prendre, en tant que Guyanais, les manettes de leur pays.

 

SOURCE/ NEGRONEWS.FR

Tag(s) : #actualités

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