Les New Fabris brûlent une machine dans leur usine, premier avertissement

Publié le par dan29000

Les salariés de l'entreprise New Fabris ont brûlé une machine de 1,2 tonne dans la cour de leur usine de Chatellerault.
"On a décidé de cette action pour montrer notre détermination et notre mécontentement, on ira jusqu'au bout." déclare Guy Eyermann, délégué CGT et secrétaire du CE. Les salariés en lutte demandent une table ronde avec Renault et Peugeot, avec des représentants de l'état.
Pendant ce temps-là, les salariés de JLG à Tonneins, après trois semaines de conflits et l'installation de bonbonnes de gaz sur le site, viennent de gagner. Les 53 licenciés sur 166,auront une indemnité de 30 000 euros sans condition d'ancienneté. Une nacelle avait été sortie dans la cour de l'usine et entourée de bouteilles de gaz. 
Une nouvelle fois on voit que  les luttes dures paient. Lorsque les salariés, transformés en licenciés, pour le plus grand profit patronal, se radicalisent, les entreprises cèdent car elles peuvent toujours payer.
Avant hier sur une chaîne privée de la TNT, un journaliste parlait de terrorisme, anticipant sans doute une future déclaration du Medef. Du même côté, le délégué CFDT de JLG reconnaissait que sa centrale l'a averti qu'elle ne cautionnait pas ce mode d'action.
On s'en doutait un peu, mais les syndiqués peuvent toujours changer de syndicat, heureusement. Aujourd'hui le temps n'est plus au charmant "dialogue social" entre partenaires sociaux, dans les salons ministériels. La crise et les patrons durcissent sans cesse leurs actions, les licenciés ne peuvent que faire de même, nous sommes là dans un cadre de légitime défense. Si Parisot, Fillon et Chérèque ne le comprennent pas, ils devront s'habituer aux nouvelles formes de luttes car elles ne font sans doute que commencer.

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